On peut vivre autrement?
ZBANG :: ENTREES :: Le comptoir
Page 1 sur 2 • Partager •
Page 1 sur 2 • 1, 2 
On peut vivre autrement?
Source:AGORA VOX
Un emploi ? Non merci !
« Emploi », ils n’ont que ce mot-là à la bouche. Trouver un emploi… Droit à l’emploi… Sans-emploi… A la longue, ça devient franchement injurieux. Qu’ils se les gardent leurs emplois de malheur ! J’ai autre chose à faire, moi, messieurs, je travaille ! Et ça devient de plus en plus difficile dans une société où tous ses congénères sont devenus des larves.
Il y a encore quelques dizaines d’années, la majorité des individus ne se traînaient pas, la larme à l’œil, en recherche incessante d’« emploi ». Ils possédaient un métier ou un savoir-faire, quelquefois même transmis de père en fils. Ils étaient bergers, ébénistes, dentellières, ramasseurs de pommes, éleveurs, couturières, commerçants. Longue était la liste des métiers. Bizarrement, ils ont presque tous disparu….
Il n’y a plus que des employés. Certains résistent encore mais payent le prix fort[1]. Et ils ne tiendront pas longtemps. Tôt ou tard, ils y passeront et sans même qu’ils ne s’en rendent compte. Le train est en marche, le but est de faire à terme de tout « citoyen » un salarié ou un franchisé. C’est-à-dire un serf, voire un esclave. Un individu qui ne possède ni son outil de travail, ni ce qu’il produit et surtout qui a perdu tout savoir-faire spécifique. Bien obéissant. Corvéable à merci. Remplaçable au pied levé.
Exercer un métier est devenu pratiquement impossible. Par toutes une série de lois, de réformes insidieuses, on a restreint les libertés d’activité, d’échange et de commerce. Très souvent, la soi-disant sécurité du consommateur et/ou du travailleur a servi de prétexte. Des interdictions, des homologations (maraîchers), des normes de sécurité impossibles à remplir par un indépendant (ébénisterie par exemple), des normes d’hygiène et bien sûr des taxes innombrables ont fini par écœurer le peuple de travailler à son propre compte. Dans la grande esbroufe de la dérégulation et le tam-tam du libéralisme à gogo, on a purement et simplement enlevé à chaque être humain la capacité à s’auto-suffire.
Travailler est dorénavant interdit. Il faut faire de la plus-value. Nuance. C’est le nouveau mot d’ordre. Malheur à ceux qui n’en font pas !
Même la Nature a été mise au pas. Elle qui osait oeuvrer à l’œil… On l’a franchisée et brevetée. Ceux qui travaillaient sous ses ordres ont été évincés. Les cultivateurs, les fermiers n’existent plus. Chaque année, de nouvelles normes d’exploitation les empêchent d’exercer leur métier... Les agriculteurs d’aujourd’hui sont des franchisés, ils n’ont plus aucun savoir-faire. On leur livre tout en kit. Les méthodes de travail sont encadrées ; les fournisseurs et revendeurs imposés. Ils exploitent la matière vivante comme on gère une unité de production. Ils font du porc en série, de la volaille version camp de concentration, du blé, du lait exactement comme on fabrique en masse une pièce d’usine. Tout se nomme « produit ». Tout est abject, informe, dénaturé mais plus personne ne connaît aujourd’hui le goût du lait naturel, celui du pain ou du vrai poulet…
Tous ces franchisés sont endettés jusqu’au cou et ils le resteront à vie. En bons serfs, ils ne doivent survivre qu’à crédit. Chaque année, le franchiseur leur impose une nouvelle dépense et ils suivent. Ces imbéciles ont toujours « besoin » d’un nouveau tracteur ou d’un nouvel hangar, persuadés que grâce aux prouesses technologiques ils s’en sortiront enfin ; ce qui, bien sûr, n’arrive jamais.[2]
Les femmes aussi y sont passées. Elles qui, il fut un temps, travaillaient sans salaire…On a réussi à les salarier en leur laissant croire que ça les libérerait. Ç’a surtout libéré la place qu’elles occupaient. Le foyer laissé vacant, le capitalisme s’est alors ouvert un vaste marché ! Préparation des repas, ménage, couture, garde des enfants… du jour au lendemain, absolument toute la vie quotidienne est devenu payante. Et vivre est devenu hors de prix.
Les femmes n’y ont vu que du feu. Empêtrées dans leurs complexes d’infériorité elles se sont jetées dans la gueule du loup. Plutôt que d’être « asservies » à leur famille elles ont opté pour la chaîne de travail ou le travail de bureau abrutissant.[3] Quelle libération ! Oui, aujourd’hui il est plus glorieux de trimer pour Generali ou la BNP que pour sa progéniture. Vendre des saletés d’assurances est plus épanouissant que de veiller au bien-être de la chair de sa chair. La majeure partie trouvent cela dégradant d’être femme au foyer... On a réussi à le leur faire croire. Certaines préfèrent même s’occuper des enfants des autres au lieu des leurs. Pourquoi ? Elles sont pa-yées ! rétribuées ! Indemnisées ! salariées comme il se doit ! Elles existent donc…
C’est le but d’une vie aujourd’hui : Avoir UN emploi.
On a persuadé un peuple de moutons que le servage était le nec plus ultra d’une vie réussie. Qu’il n’y avait pas d’autre issue que de mettre son existence au service de ces hydres qu’on appelle « entreprises »[4]. Près de 500 000 bêtes de somme employées chez Carrefour. 325 000 chez Sodexho. Tout cela pour nous usiner de la nourriture en kit. 300 000 chez Veolia qui, entre autres, a l’amabilité de nous vendre l’eau de nos nappes phréatiques.
Ces monstres sont des « machines à cash » comme l’avouait, lui-même, Didier Lombard, président d’Orange[5]. Elles fonctionnent sur un modèle totalitaire et se nourrissent de chair humaine. La majeure partie des employés sont des esclaves, des robots-humains qui souvent n’ont même plus de nom mais simplement un identifiant (du type ASBEN8589 chez Orange). Coupés du monde réel, ils reçoivent les ordres directement des ordinateurs, leurs nouveaux contremaîtres. Traqués par les machines ou des supérieurs invisibles ils sont mis sous pression et doivent suivre le protocole à la lettre sous peine de destitution immédiate.[6]
On y souffre le martyre, oui, mais pas parce que le travail est difficile (il y en a de très difficiles qui rendent heureux) simplement parce qu’il est dénué de tout sens.
La névrose est telle que certains employés préfèrent mourir plutôt que de perdre leur place maudite. Dépressions, tentatives de suicide, suicides… Chaque jour ce sont des désespérés malades de leur emploi qui s’accrochent à leur bulletin de salaire. Il suivent le mot d’ordre général : « il faut tenir ! » Le Ministre du Travail, Xavier Darcos , l’a bien dit : « il y a pire que le stress au travail, il y a le stress au chômage[7] ! »…
Et pour tenir, chacun à sa méthode. La bouteille de vin blanc à 20 h, quelques joints bien tassés, la dose quotidienne d’antidépresseurs… et bien sûr, le divan…. Les psys veillent au grain. Il en existe des hordes spécialisés dans la gestion du stress au travail. Ils sont devenus de véritables flics de l’ordre établi. Ils ne conseillent jamais à leurs brebis de changer radicalement de vie mais simplement… de service, de suivre une formation, ou de prendre un crédit, histoire de se donner du bon temps.
Quand les salariés ne tiennent plus la cadence imposée ou qu’ils sentent l’heure du licenciement arriver, certains s’accrochent encore malgré tout. Tête baissée, ils se jettent par la fenêtre au lieu de prendre tout simplement la porte, la tête haute. 35 suicides Chez Orange en deux ans. Une dizaine chez Renault. Chaque entreprise traîne son lot de martyrs, morts d’avoir trop idolâtré le Temple de l’Emploi.
En d’autres temps, dans une autre civilisation, c’eut été une victoire de s’affranchir et d’être libre. Imagine-t-on un serf supplier son maître de le reprendre quand celui-ci le met à la porte à du domaine. Non. Et bien c’est aujourd’hui le cas puisque être « sans-emploi », c’est devenir aux yeux des autres un citoyen de second ordre… Seuls les « employés » se sentent libres. Pourquoi ? Parce qu’ils gagnent de l’argent et qu’on leur a fait croire que c’était le vrai nom de la liberté.
Gagner de l’argent est le but suprême du nouveau serf. Le degré de servitude se mesure d’ailleurs toujours au désir d’argent. Les « riches » comme les « pauvres » se plaignent perpétuellement du manque d’argent.Cette litanie on l’entend à tous les étages : « J’ai besoin d’argent ! »
C’est d’ailleurs aussi la seule chose que réclament les « anti-capitalistes » comme le niais Besancenot : de l’argent ! de l’argent ! Des augmentations, des points-retraite, des primes, des emplois pour tout le monde, les femmes, les étrangers, les chiens, les chats…
Aucune inquiétude de ce point de vue ! Des emplois, on va vite vous en trouver puisque vous aimez tant ça. Et pour l’argent, il y aura toujours du rabe… C’est la règle. Les employés n’en font jamais rien de toute façon c’est bien pour ça qu’on leur en donne. De l’argent, en veux-tu, en voilà ! Même dans la poche du serf, l’argent est toujours au Seigneur. C’est fou comme ça resserre même le fil à la patte une bonne prime ou une augmentation.
Qui s’en servirait pour se faire la belle ? Personne. L’évasion consiste à s’installer plus confortablement encore dans son écœurante petite prison : abonnements câble, TV écran-géant, I-pod, I-phone (nouveau bracelet électronique généralisé) et vacances grotesques à l’autre bout du Monde vissé sur une chaise longue…
Dans l’histoire de l’humanité, rarement on aura vu un peuple plus servile que tout cet amas d’Occidentaux. Serviles et d’une pauvreté extrême. Gavés de plats préparés, abêtis, cancérisés, dénués de toute spiritualité, ils vivent, terrorisés par l’avenir, dans un état de dépendance absolue. Si la franchise saute, on finit à la rue. Si le supermarché ferme, on crèvera de faim malgré son joli petit salaire.
La plupart des citoyens ne sont que des outils d’un système, juste bons à être « employés ». Incapables de changer de vie. Incapables de subvenir à leurs propres besoins. On les a dépossédé d’eux-mêmes. Ils ont oublié tout ce que leurs ascendants savaient. Leurs ancêtres travaillaient dur certes mais ne faisaient pas la queue chez LIDL munis de coupons-reduc’ histoire d’acheter ce qui aurait poussé à l’œil dans leurs jardins.
Le jour où tous les « travailleurs » comprendront que l’exploitation ce n’est pas le travail qui, lui, est essentiel à la vie, c’est la paye, ce jour-là signera la mort du capitalisme. C’est le jour de la paye qu’on acquière son ticket pour l’asservissement général.
Chaque « salarié » devrait se regarder dans une glace et se demander pourquoi il travaille. C’est une question essentielle. Avoir besoin d’argent n’est pas une réponse. Il faudrait mieux se demander pourquoi a t-on tant besoin d’argent ?
A-S Benoit
[1] Heures de travail doublant les 35 heures, absence de prise en charge sociale, impôts, charges tout azimuts et problèmes administratifs à rendre fou.
[2] Voir à ce sujet le documentaire « Herbe ». Il démontre, par l’exemple, qu’un « producteur de lait » gagne mieux sa vie en laissant ses vaches au pré à l’année plutôt qu’en s’industrialisant (étables sophistiquées, compléments alimentaires, tourteaux de soja, etc.)
[3] Précision : je n’ai rien contre le travail des femmes en soi, bien au contraire. Je trouve simplement sa généralisation très suspecte.
[4] Les petites entreprises (moins de 10 salariés) n’emploient que 2,3 M de personnes. Une dizaine d’entreprises emploie 2,5 M de salariés en France.
[5] « “On est passé d’une culture de service public à une machine à cash” a déclaré Didier Lombard lors d’un chat avec les lecteurs du Monde.
[6] Il suffit d’avoir en ligne un employé de call-center pour s’en rendre compte. A l’autre bout du fil, ils n‘écoutent pas leur interlocuteur humain mais répètent inlassablement des phrases automatiques : Bonjour madame Dumont. Veuillez appuyer sur la touche F1 de votre ordinateur madame Dumont. Merci madame Dumont.
[7] Déclaration à l’Assemblée Nationale le 20 octobre 2009 suite à la vague de suicides chez France Telecom
Un emploi ? Non merci !
« Emploi », ils n’ont que ce mot-là à la bouche. Trouver un emploi… Droit à l’emploi… Sans-emploi… A la longue, ça devient franchement injurieux. Qu’ils se les gardent leurs emplois de malheur ! J’ai autre chose à faire, moi, messieurs, je travaille ! Et ça devient de plus en plus difficile dans une société où tous ses congénères sont devenus des larves.
Il y a encore quelques dizaines d’années, la majorité des individus ne se traînaient pas, la larme à l’œil, en recherche incessante d’« emploi ». Ils possédaient un métier ou un savoir-faire, quelquefois même transmis de père en fils. Ils étaient bergers, ébénistes, dentellières, ramasseurs de pommes, éleveurs, couturières, commerçants. Longue était la liste des métiers. Bizarrement, ils ont presque tous disparu….
Il n’y a plus que des employés. Certains résistent encore mais payent le prix fort[1]. Et ils ne tiendront pas longtemps. Tôt ou tard, ils y passeront et sans même qu’ils ne s’en rendent compte. Le train est en marche, le but est de faire à terme de tout « citoyen » un salarié ou un franchisé. C’est-à-dire un serf, voire un esclave. Un individu qui ne possède ni son outil de travail, ni ce qu’il produit et surtout qui a perdu tout savoir-faire spécifique. Bien obéissant. Corvéable à merci. Remplaçable au pied levé.
Exercer un métier est devenu pratiquement impossible. Par toutes une série de lois, de réformes insidieuses, on a restreint les libertés d’activité, d’échange et de commerce. Très souvent, la soi-disant sécurité du consommateur et/ou du travailleur a servi de prétexte. Des interdictions, des homologations (maraîchers), des normes de sécurité impossibles à remplir par un indépendant (ébénisterie par exemple), des normes d’hygiène et bien sûr des taxes innombrables ont fini par écœurer le peuple de travailler à son propre compte. Dans la grande esbroufe de la dérégulation et le tam-tam du libéralisme à gogo, on a purement et simplement enlevé à chaque être humain la capacité à s’auto-suffire.
Travailler est dorénavant interdit. Il faut faire de la plus-value. Nuance. C’est le nouveau mot d’ordre. Malheur à ceux qui n’en font pas !
Même la Nature a été mise au pas. Elle qui osait oeuvrer à l’œil… On l’a franchisée et brevetée. Ceux qui travaillaient sous ses ordres ont été évincés. Les cultivateurs, les fermiers n’existent plus. Chaque année, de nouvelles normes d’exploitation les empêchent d’exercer leur métier... Les agriculteurs d’aujourd’hui sont des franchisés, ils n’ont plus aucun savoir-faire. On leur livre tout en kit. Les méthodes de travail sont encadrées ; les fournisseurs et revendeurs imposés. Ils exploitent la matière vivante comme on gère une unité de production. Ils font du porc en série, de la volaille version camp de concentration, du blé, du lait exactement comme on fabrique en masse une pièce d’usine. Tout se nomme « produit ». Tout est abject, informe, dénaturé mais plus personne ne connaît aujourd’hui le goût du lait naturel, celui du pain ou du vrai poulet…
Tous ces franchisés sont endettés jusqu’au cou et ils le resteront à vie. En bons serfs, ils ne doivent survivre qu’à crédit. Chaque année, le franchiseur leur impose une nouvelle dépense et ils suivent. Ces imbéciles ont toujours « besoin » d’un nouveau tracteur ou d’un nouvel hangar, persuadés que grâce aux prouesses technologiques ils s’en sortiront enfin ; ce qui, bien sûr, n’arrive jamais.[2]
Les femmes aussi y sont passées. Elles qui, il fut un temps, travaillaient sans salaire…On a réussi à les salarier en leur laissant croire que ça les libérerait. Ç’a surtout libéré la place qu’elles occupaient. Le foyer laissé vacant, le capitalisme s’est alors ouvert un vaste marché ! Préparation des repas, ménage, couture, garde des enfants… du jour au lendemain, absolument toute la vie quotidienne est devenu payante. Et vivre est devenu hors de prix.
Les femmes n’y ont vu que du feu. Empêtrées dans leurs complexes d’infériorité elles se sont jetées dans la gueule du loup. Plutôt que d’être « asservies » à leur famille elles ont opté pour la chaîne de travail ou le travail de bureau abrutissant.[3] Quelle libération ! Oui, aujourd’hui il est plus glorieux de trimer pour Generali ou la BNP que pour sa progéniture. Vendre des saletés d’assurances est plus épanouissant que de veiller au bien-être de la chair de sa chair. La majeure partie trouvent cela dégradant d’être femme au foyer... On a réussi à le leur faire croire. Certaines préfèrent même s’occuper des enfants des autres au lieu des leurs. Pourquoi ? Elles sont pa-yées ! rétribuées ! Indemnisées ! salariées comme il se doit ! Elles existent donc…
C’est le but d’une vie aujourd’hui : Avoir UN emploi.
On a persuadé un peuple de moutons que le servage était le nec plus ultra d’une vie réussie. Qu’il n’y avait pas d’autre issue que de mettre son existence au service de ces hydres qu’on appelle « entreprises »[4]. Près de 500 000 bêtes de somme employées chez Carrefour. 325 000 chez Sodexho. Tout cela pour nous usiner de la nourriture en kit. 300 000 chez Veolia qui, entre autres, a l’amabilité de nous vendre l’eau de nos nappes phréatiques.
Ces monstres sont des « machines à cash » comme l’avouait, lui-même, Didier Lombard, président d’Orange[5]. Elles fonctionnent sur un modèle totalitaire et se nourrissent de chair humaine. La majeure partie des employés sont des esclaves, des robots-humains qui souvent n’ont même plus de nom mais simplement un identifiant (du type ASBEN8589 chez Orange). Coupés du monde réel, ils reçoivent les ordres directement des ordinateurs, leurs nouveaux contremaîtres. Traqués par les machines ou des supérieurs invisibles ils sont mis sous pression et doivent suivre le protocole à la lettre sous peine de destitution immédiate.[6]
On y souffre le martyre, oui, mais pas parce que le travail est difficile (il y en a de très difficiles qui rendent heureux) simplement parce qu’il est dénué de tout sens.
La névrose est telle que certains employés préfèrent mourir plutôt que de perdre leur place maudite. Dépressions, tentatives de suicide, suicides… Chaque jour ce sont des désespérés malades de leur emploi qui s’accrochent à leur bulletin de salaire. Il suivent le mot d’ordre général : « il faut tenir ! » Le Ministre du Travail, Xavier Darcos , l’a bien dit : « il y a pire que le stress au travail, il y a le stress au chômage[7] ! »…
Et pour tenir, chacun à sa méthode. La bouteille de vin blanc à 20 h, quelques joints bien tassés, la dose quotidienne d’antidépresseurs… et bien sûr, le divan…. Les psys veillent au grain. Il en existe des hordes spécialisés dans la gestion du stress au travail. Ils sont devenus de véritables flics de l’ordre établi. Ils ne conseillent jamais à leurs brebis de changer radicalement de vie mais simplement… de service, de suivre une formation, ou de prendre un crédit, histoire de se donner du bon temps.
Quand les salariés ne tiennent plus la cadence imposée ou qu’ils sentent l’heure du licenciement arriver, certains s’accrochent encore malgré tout. Tête baissée, ils se jettent par la fenêtre au lieu de prendre tout simplement la porte, la tête haute. 35 suicides Chez Orange en deux ans. Une dizaine chez Renault. Chaque entreprise traîne son lot de martyrs, morts d’avoir trop idolâtré le Temple de l’Emploi.
En d’autres temps, dans une autre civilisation, c’eut été une victoire de s’affranchir et d’être libre. Imagine-t-on un serf supplier son maître de le reprendre quand celui-ci le met à la porte à du domaine. Non. Et bien c’est aujourd’hui le cas puisque être « sans-emploi », c’est devenir aux yeux des autres un citoyen de second ordre… Seuls les « employés » se sentent libres. Pourquoi ? Parce qu’ils gagnent de l’argent et qu’on leur a fait croire que c’était le vrai nom de la liberté.
Gagner de l’argent est le but suprême du nouveau serf. Le degré de servitude se mesure d’ailleurs toujours au désir d’argent. Les « riches » comme les « pauvres » se plaignent perpétuellement du manque d’argent.Cette litanie on l’entend à tous les étages : « J’ai besoin d’argent ! »
C’est d’ailleurs aussi la seule chose que réclament les « anti-capitalistes » comme le niais Besancenot : de l’argent ! de l’argent ! Des augmentations, des points-retraite, des primes, des emplois pour tout le monde, les femmes, les étrangers, les chiens, les chats…
Aucune inquiétude de ce point de vue ! Des emplois, on va vite vous en trouver puisque vous aimez tant ça. Et pour l’argent, il y aura toujours du rabe… C’est la règle. Les employés n’en font jamais rien de toute façon c’est bien pour ça qu’on leur en donne. De l’argent, en veux-tu, en voilà ! Même dans la poche du serf, l’argent est toujours au Seigneur. C’est fou comme ça resserre même le fil à la patte une bonne prime ou une augmentation.
Qui s’en servirait pour se faire la belle ? Personne. L’évasion consiste à s’installer plus confortablement encore dans son écœurante petite prison : abonnements câble, TV écran-géant, I-pod, I-phone (nouveau bracelet électronique généralisé) et vacances grotesques à l’autre bout du Monde vissé sur une chaise longue…
Dans l’histoire de l’humanité, rarement on aura vu un peuple plus servile que tout cet amas d’Occidentaux. Serviles et d’une pauvreté extrême. Gavés de plats préparés, abêtis, cancérisés, dénués de toute spiritualité, ils vivent, terrorisés par l’avenir, dans un état de dépendance absolue. Si la franchise saute, on finit à la rue. Si le supermarché ferme, on crèvera de faim malgré son joli petit salaire.
La plupart des citoyens ne sont que des outils d’un système, juste bons à être « employés ». Incapables de changer de vie. Incapables de subvenir à leurs propres besoins. On les a dépossédé d’eux-mêmes. Ils ont oublié tout ce que leurs ascendants savaient. Leurs ancêtres travaillaient dur certes mais ne faisaient pas la queue chez LIDL munis de coupons-reduc’ histoire d’acheter ce qui aurait poussé à l’œil dans leurs jardins.
Le jour où tous les « travailleurs » comprendront que l’exploitation ce n’est pas le travail qui, lui, est essentiel à la vie, c’est la paye, ce jour-là signera la mort du capitalisme. C’est le jour de la paye qu’on acquière son ticket pour l’asservissement général.
Chaque « salarié » devrait se regarder dans une glace et se demander pourquoi il travaille. C’est une question essentielle. Avoir besoin d’argent n’est pas une réponse. Il faudrait mieux se demander pourquoi a t-on tant besoin d’argent ?
A-S Benoit
[1] Heures de travail doublant les 35 heures, absence de prise en charge sociale, impôts, charges tout azimuts et problèmes administratifs à rendre fou.
[2] Voir à ce sujet le documentaire « Herbe ». Il démontre, par l’exemple, qu’un « producteur de lait » gagne mieux sa vie en laissant ses vaches au pré à l’année plutôt qu’en s’industrialisant (étables sophistiquées, compléments alimentaires, tourteaux de soja, etc.)
[3] Précision : je n’ai rien contre le travail des femmes en soi, bien au contraire. Je trouve simplement sa généralisation très suspecte.
[4] Les petites entreprises (moins de 10 salariés) n’emploient que 2,3 M de personnes. Une dizaine d’entreprises emploie 2,5 M de salariés en France.
[5] « “On est passé d’une culture de service public à une machine à cash” a déclaré Didier Lombard lors d’un chat avec les lecteurs du Monde.
[6] Il suffit d’avoir en ligne un employé de call-center pour s’en rendre compte. A l’autre bout du fil, ils n‘écoutent pas leur interlocuteur humain mais répètent inlassablement des phrases automatiques : Bonjour madame Dumont. Veuillez appuyer sur la touche F1 de votre ordinateur madame Dumont. Merci madame Dumont.
[7] Déclaration à l’Assemblée Nationale le 20 octobre 2009 suite à la vague de suicides chez France Telecom
_________________
Solanar
"Maître du Moaï"

solanar- Maitre du Moaï
-
Age: 68
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: On peut vivre autrement?

En gros il faudrait revenir au modèle de vie de la famille Ingalls pour ne plus être aliéné ?

AMSTRAMGRAM- Gourou
-
Age: 36
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: On peut vivre autrement?
c'est un texte fort intéressant, et je me suis déjà posé la question.
Quand je vois mes collègues avec enfants, qui bossent à temps plein , leur mari aussi, et qui paient une bonne somme (certes en partie prise en charge par l'état, mais juste en partie) pour une nourrice, qui parfois ne voient pas leur enfant le soir car parfois on fini le boulot tardivement... Je me dis, elles ont sûrement calculé le pour et le contre, mais est ce que cela vaut autant le coup que ça? Oui, ok, le salaire moins la nounou, il reste pas mal d'argent, mais pour ne voir ses gosses que le week-end? n'entrevoir son conjoint que le soir entre le dîner et le coucher? ne pas voir le temlps passer, ses enfants grandir, ne plus avoir le courage de cuisiner et sortir un plat cuisiné dégueulasse du micro-ondes?
je dis bof...
Je ne suis pas concernée, mais j'ai le sentiment qu'il est important qu'un des parents (et ça peut très bien être le père) soit au maximum présent, ne serait-ce qu'à mi-temps. si c'est possible. si on n'a pas un remboursement de fou sur le dos.
Je trouve également dommage, effectivement, de ne pas savoir jardiner, coudre, bricoler, etc, comme le faisaient nos aînés. on achète tout fait, on paie quelqu'un pour le faire, ou on s'en passe...
Quand je vois mes collègues avec enfants, qui bossent à temps plein , leur mari aussi, et qui paient une bonne somme (certes en partie prise en charge par l'état, mais juste en partie) pour une nourrice, qui parfois ne voient pas leur enfant le soir car parfois on fini le boulot tardivement... Je me dis, elles ont sûrement calculé le pour et le contre, mais est ce que cela vaut autant le coup que ça? Oui, ok, le salaire moins la nounou, il reste pas mal d'argent, mais pour ne voir ses gosses que le week-end? n'entrevoir son conjoint que le soir entre le dîner et le coucher? ne pas voir le temlps passer, ses enfants grandir, ne plus avoir le courage de cuisiner et sortir un plat cuisiné dégueulasse du micro-ondes?
je dis bof...
Je ne suis pas concernée, mais j'ai le sentiment qu'il est important qu'un des parents (et ça peut très bien être le père) soit au maximum présent, ne serait-ce qu'à mi-temps. si c'est possible. si on n'a pas un remboursement de fou sur le dos.
Je trouve également dommage, effectivement, de ne pas savoir jardiner, coudre, bricoler, etc, comme le faisaient nos aînés. on achète tout fait, on paie quelqu'un pour le faire, ou on s'en passe...
- Spoiler:
- je sens que mon chéri va dire, dis donc elle a écrit plus de deux lignes!

amandine- Fouine
-
Age: 28
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: On peut vivre autrement?
AMSTRAMGRAM a écrit:En gros il faudrait revenir au modèle de vie de la famille Ingalls pour ne plus être aliéné ?
Non faut pas se déguiser en "non aliéné"
Il suffit simplement d'essayer de rompre avec le système qui nous entraine vers des valeurs qui ne correspondent a rien
L'idée du fric qui solutionne tout a été introduite dans nos cerveaux et nous est rabâchée chaque jour.. Le bonheur c'est de pouvoir acquérir tout ce qu'on désire... Désirons
A bien regarder les très riches n'ont pas des gueules épanouies ni des comportement de gens heureux. Pourtant ils peuvent avoir tout ce qui nous manque et qui, a nous, c'est sur, ferait notre bonheur. C'est exactement ce que pensent les parias du monde au fin fond des banlieues africaines en pensant a nos SDF
Je ne crois pas moi qu'il existe un système de société qui rende tous les gens heureux il faut des ensembles, des successions de systeme pour éviter les habitudes et les pièges de ceux qui s'installent
Par contre au niveau individuel, quel que soit le système qui nous est imposé (on ne le choisi jamais) on peut très bien trouver sa place et son équilibre simplement en prenant conscience de ce que sont "nos" vraies valeurs, ce qui, pour nous a vraiment de l'importance.
Ces valeurs ne sont pas forcément les mêmes pour tous d'ou la quasi impossibilité de faire un système qui convienne a tous.
Trouvons notre bonheur dans le monde tel qu'il est, et après, seulement après, quand on est en bon équilibre, essayons d'en faire profiter les autres.
C'est pas à la société de faire ton bonheur, c''est a toi de le trouver, malgré la société
_________________
Solanar
"Maître du Moaï"

solanar- Maitre du Moaï
-
Age: 68
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: On peut vivre autrement?
Dans une rue de 30 maisons, 30 tondeuses, 30 coupe branches, 30 arrosoirs, 30 sécateurs, 30 aspirateurs, la liste est très longue, vous voyez le principe. L'année dernière en voyant un voisin couper les branches de son arbre comme tout bon gars qui se respecte dans notre société de consommation mon premier réflexe a été de me dire "mince il va falloir qu'on en achète un aussi pour nos arbres" Je ne me voyais pas demander à un gars que je ne connais pas si je pouvais lui emprunter son coupe branches deux heures (lui même n'en a besoin que de deux heures par an) ça aurait fait vraiment mesquin, après tout on peut se permettre d'en acheter un aussi...
La voisine d'en face qui ne sait pas se servir d'internet va payer les services d'une société pour qu'un gars vienne la former 4 heures, de mon côté je vais aller chez une couturière pour qu'elle me facture deux ourlets, un autre voisin va emmener sa voiture chez un garagiste pour une simple vidange quand ce même garagiste qui habite deux patés de maison à côté aurait besoin qu'on l'aide à déménager quelques meubles. Alors même que tout le monde aurait pu s'entraider sans que ça ne coute un centime à qui que ce soit et ô horreur même discuter d'autres choses possibles à faire aussi simplement, chacun dans son coin cherche a contacter une entreprise pour un simple service.
En résumé chacun se branle de son côté en payant parfois des putes les jours de fête alors qu'on pourrait baiser tous ensemble et gratuitement.
La voisine d'en face qui ne sait pas se servir d'internet va payer les services d'une société pour qu'un gars vienne la former 4 heures, de mon côté je vais aller chez une couturière pour qu'elle me facture deux ourlets, un autre voisin va emmener sa voiture chez un garagiste pour une simple vidange quand ce même garagiste qui habite deux patés de maison à côté aurait besoin qu'on l'aide à déménager quelques meubles. Alors même que tout le monde aurait pu s'entraider sans que ça ne coute un centime à qui que ce soit et ô horreur même discuter d'autres choses possibles à faire aussi simplement, chacun dans son coin cherche a contacter une entreprise pour un simple service.
En résumé chacun se branle de son côté en payant parfois des putes les jours de fête alors qu'on pourrait baiser tous ensemble et gratuitement.

AMSTRAMGRAM- Gourou
-
Age: 36
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: On peut vivre autrement?
tu mets le doigt sur la chose
Le probleme c'est que ces principes d'entraide se règlent par l'education sur le respect de l'autre alors que la sociétété essaie de le regler par des lois et des procédures (donc avec tout un attirail de gens et de materiel pour comptabiliser, verifier, contrôler, contraindre.
On transforme ainsi la convivialité en devoir, en droit et en obligation
Il n'en reste pas moins (et heureusement) que dans tout système, il y a moyen de vivre un peu en décalé de manière a ne pas subir toutes les contraintes liées au conditionnement qu'une société nous impose forcément
Pas forcement terroriste, révolutionnaire ou rebelle mais simplement autre chose qu'un mouton, quelqu'un qui est capable de juger et savoir ce qui est bien pour pas pour lui
Et bien sur il n'est pas question que ces esprits independants et un peu libres se melent de se grouper pour fabriquer ce que justement ils rejettent: une societe que certains pensent idéale.
La vraie vie est en marge des groupes et des églises, pas dedans, rester libre de butiner ou pas de groupe en groupe... en fonction de ce qui est bien pendant les moments où on est là, apres on va plus loin ou on arrete
C'est mon avis..que je partage
Le probleme c'est que ces principes d'entraide se règlent par l'education sur le respect de l'autre alors que la sociétété essaie de le regler par des lois et des procédures (donc avec tout un attirail de gens et de materiel pour comptabiliser, verifier, contrôler, contraindre.
On transforme ainsi la convivialité en devoir, en droit et en obligation
Il n'en reste pas moins (et heureusement) que dans tout système, il y a moyen de vivre un peu en décalé de manière a ne pas subir toutes les contraintes liées au conditionnement qu'une société nous impose forcément
Pas forcement terroriste, révolutionnaire ou rebelle mais simplement autre chose qu'un mouton, quelqu'un qui est capable de juger et savoir ce qui est bien pour pas pour lui
Et bien sur il n'est pas question que ces esprits independants et un peu libres se melent de se grouper pour fabriquer ce que justement ils rejettent: une societe que certains pensent idéale.
La vraie vie est en marge des groupes et des églises, pas dedans, rester libre de butiner ou pas de groupe en groupe... en fonction de ce qui est bien pendant les moments où on est là, apres on va plus loin ou on arrete
C'est mon avis..que je partage
_________________
Solanar
"Maître du Moaï"

solanar- Maitre du Moaï
-
Age: 68
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: On peut vivre autrement?
Il existe depuis de nombreuses années un système d'échange locale appelé plus communément le "sel", et en Bretagne, le bigorneau et autres régions.
Chacun s'aide, en exemple, quelques heures de ménages contre une tonte ou une coupe de branches.
Ca a démarré il y a au moins une vingtaine d'année dans l'Ariège.
L'ANPE avait alors tenté de s'y opposer en prétextant un travail non légal détourné, mais ils n'ont pas réussi à les déstabiliser.
Démarré par un groupe d'anar moustachu au long cheveux, ce principe a fait des émules et est maintenant connu.
Plus question d'euros mais d'heureux.
A quand le démarrage à Albi?
Chacun s'aide, en exemple, quelques heures de ménages contre une tonte ou une coupe de branches.
Ca a démarré il y a au moins une vingtaine d'année dans l'Ariège.
L'ANPE avait alors tenté de s'y opposer en prétextant un travail non légal détourné, mais ils n'ont pas réussi à les déstabiliser.
Démarré par un groupe d'anar moustachu au long cheveux, ce principe a fait des émules et est maintenant connu.
Plus question d'euros mais d'heureux.
A quand le démarrage à Albi?

aquarelle- Age: 47
Date d'inscription: 24/10/2009
Re: On peut vivre autrement?
Il y en a dans tous les coins de la france pour le 81 c'est ici (il suffit de changer le numéro en fin d'url pour trouver son département) : http://www.selidaire.org/spip/article.php3?id_article=841&id_dept=81 y a même le téléphone de marie-thérèse !

AMSTRAMGRAM- Gourou
-
Age: 36
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: On peut vivre autrement?
Alors plus besoin d'acheter de tondeuse, de coupes-branches, d'arrosoir, de sécateur, d'aspirateur et la liste est longue...
La voisine a un problème d'internet ? C'est ce que tu fais de mieux avec les rouleaux de printemps d'après ce que j'ai vu.
Tu mets une annonce en bas de chez toi et ce débat n'a plus lieu d'être.
Plus besoin de se branler seul ou payer une pute les jours de fête ou encore baiser tout seul.
Une annonce qui s'adresserait bien sûr à tous les voisins et qui s'étendrait rapidement à tout le quartier....effet boule de neige.
Moi je repeint mon appartement avec les peintures que l'on m'a données et je refait du lambris chez elle, et comme c'est une amie, pas de relation d'argent, ça nous permet de continuer à boire des coups ensemble puisque l'on sait que les rapports d'argent sont mauvais pour l'amitié.
La voisine a un problème d'internet ? C'est ce que tu fais de mieux avec les rouleaux de printemps d'après ce que j'ai vu.
Tu mets une annonce en bas de chez toi et ce débat n'a plus lieu d'être.
Plus besoin de se branler seul ou payer une pute les jours de fête ou encore baiser tout seul.
Une annonce qui s'adresserait bien sûr à tous les voisins et qui s'étendrait rapidement à tout le quartier....effet boule de neige.
Moi je repeint mon appartement avec les peintures que l'on m'a données et je refait du lambris chez elle, et comme c'est une amie, pas de relation d'argent, ça nous permet de continuer à boire des coups ensemble puisque l'on sait que les rapports d'argent sont mauvais pour l'amitié.

aquarelle- Age: 47
Date d'inscription: 24/10/2009
Re: On peut vivre autrement?
Tu mets une annonce en bas de chez toi et ce débat n'a plus lieu d'être.
Ha on ferme le sujet sur tes ordres donc ?
Le sel malheureusement à première vue ça donne l'impression de sortir d'un système pour retomber dans le même, on remplace la ferraille par des cailloux, j'imagine que quelqu'un tient une banque de cailloux et note tout bien proprement, peut être un jour contacterais-je quelqu'un issu de ce milieu étrange mais le mieux serait encore de ne pas tenir des comptes.

AMSTRAMGRAM- Gourou
-
Age: 36
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: On peut vivre autrement?
aquarelle a écrit:La voisine a un problème d'internet ? C'est ce que tu fais de mieux avec les rouleaux de printemps d'après ce que j'ai vu.
ah bon, tu le connais bien? qu'est ce que tu en sais? il ne montre et ne dis que ce qu'il a envie de montrer, tout comme moi. ce hors-sujet est clos. continuons le fil de la discussion

amandine- Fouine
-
Age: 28
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: On peut vivre autrement?
Tu as raison Amandine reprenons la discussion
Ce ne sont pas les rapports d'argent qui tuent l'amitié, rien ne tue l'amitié. En fait ces rapports sont des révélateurs qui montrent que si ça se casse c'est que c'était cassable, que tout était basé sur du faux
On ne perd pas ses amis a cause du fric on s'aperçoit simplement que les problèmes nous font voir ce qu'étaient ceux qu'on croyait être des amis
Donc pas de regret quand on perd un ami: ce n'était pas un ami
Un ami, ça ne se perd pas car les amis, ils restent, c'est a ça qu'on les reconnait
Disons même que les problèmes de la vie ne sont la que pour que, justement nous sachions les reconnaitre, ca fait la lessive en quelque sorte
Ce ne sont pas les rapports d'argent qui tuent l'amitié, rien ne tue l'amitié. En fait ces rapports sont des révélateurs qui montrent que si ça se casse c'est que c'était cassable, que tout était basé sur du faux
On ne perd pas ses amis a cause du fric on s'aperçoit simplement que les problèmes nous font voir ce qu'étaient ceux qu'on croyait être des amis
Donc pas de regret quand on perd un ami: ce n'était pas un ami
Un ami, ça ne se perd pas car les amis, ils restent, c'est a ça qu'on les reconnait
Disons même que les problèmes de la vie ne sont la que pour que, justement nous sachions les reconnaitre, ca fait la lessive en quelque sorte
Dernière édition par solanar le Mer 10 Mar - 22:33, édité 1 fois
_________________
Solanar
"Maître du Moaï"

solanar- Maitre du Moaï
-
Age: 68
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: On peut vivre autrement?
c'est ainsi que l'on se reconnait entre "indéboulonables" : une petite bande de sincères toujours prêts à se rendre service et à se remonter le moral en cas de coup de mou !!
_________________
sur le plus beau trône du monde, on est jamais assis que sur son cul (Montaigne)

betty boop-
Age: 60
Date d'inscription: 11/06/2005
Re: On peut vivre autrement?
Comme c'est mignon.
Ca fait un forum très familial tout ça non.
En fait je souhaite être bannie, c'est possible?
Branlez-vous en famille
Ca fait un forum très familial tout ça non.
En fait je souhaite être bannie, c'est possible?
Branlez-vous en famille

aquarelle- Age: 47
Date d'inscription: 24/10/2009
Re: On peut vivre autrement?
Ha oui quand même ! 


AMSTRAMGRAM- Gourou
-
Age: 36
Date d'inscription: 28/09/2004

Page 1 sur 2 • 1, 2 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum





