Dieu que la vie
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Dieu que la vie
n'est pas facile. Par quelques mots naissants, un gouffre orthomnastique me prend et les touches de mon clavier reconnaissent le son de mes doigts qui les poussent comme une main effleure un sein, délicatement, elles jouissent ; plutôt croire qu'elles m'aiment au point de jouir les mots qui sortent comme une ligne majuscule pleine de cellules à naître. Mais elles restent simples et se laissent faire, les lignes sont offertes, elles racontent ma peur en mineur et en minuscule...
J'aime la difficulté mais tout autant que l'efficacité pour y résoudre. Par moment, par les instantanés de mon esprit - ces visions qui m'entraînent dans un enfer bleu - se déchaînent les forces que mon corps sait si bien neutraliser, seul, comme un grand. Mais c'est trop, tant tout est anéanti avant même que de naître au monde. C'est trop que de vivre cette vie. Ce n'est pas assez que de ne pas vivre vraiment. N'être vrai c'est après tout être humain. Se voiler, me voiler une face pour avancer dans le tout océan d'une vie qui houle.
L'univers coule sur la joue d'un gamin.
Tu l'entends ? Moi aussi. Surtout moi, j'entends ce môme qui m'invite à le rejoindre dans la marée, qui m'invite à lire ce qui se passe dans ses larmes, qui me dit qu'elles scintillent de toutes leurs étoiles, qu'elles ruissellent la vie. Pleines d'humanités, comme si notre humanité n'était pas si unique que cela... dans ses larmes qui naissent comme des univers qui percent l'éternité pour quelques temps. Jusqu'à sécher...
"Salut, t'a pas un cleanex ?" me dit-il... sans même se présenter.
Assis sur un trottoir, en face de moi et séparé par le passage incessant de véhicules silencieux. Puis de l'herbe pousse et le voilà sur le tranché d'un tronc. "Je n'ai pas ça" lui répondis-je. Alors sa main vient écraser ces bulles qui débordent de son corps, qui s'enfuient de son temps.
"Ce n'est rien" me rajoute-t-il "ce n'étaient que des souvenirs"...
Le voilà sur une pierre maintenant. Les herbes roussissent jusqu'à noircir pour devenir des ronces. J'ignore ce qui se passe. La mort peut-être, Dieu peut-être...
"Je ne sais pas qui je suis, ni d'où je viens, ni même où je vais", poursuit-il.
Je ne sais pas autant que toi. Tu me fais penser à Dieu, mais tu n'es qu'un enfant.
"Un enfant qui pleure", précise-t-il.
Et pourquoi ?
"Je ne sais pas... je suis perdu... mais plus maintenant puisque tu es là."
Puisque je suis là. La tristesse est avec nous aussi. Serait-ce uniquement cela, l'univers ?
"Je ne suis qu'un enfant..."
On dirait bien que nous sommes libres, libérés de toutes circonstances, de toutes certitudes, d'une condition qui nous enchaînait avant dans notre humanité.
"Le prix à payer est fort aussi... je suis libre mais triste. Je pleure parce qu'il n'y a plus rien que moi et tout ce que je créée. Il me suffit d'imaginer ce que je serai plus tard pour que tu apparaisses. Et lorsque moi, l'enfant, je te vois, toi, l'adulte... je pleure et je préfère rester là où je suis, assis sur ma pierre."
Moi, j'attends autre chose, mais ça n'ira jamais. Tu croyais que la vie d'adulte aurait été plus facile que la tienne, tu te trompes. L'Amour te foudroiera et tu mourras bien plus vite que ton corps ne pourra s'en apercevoir.
"Tu l'es déjà, mort. Laisse-moi pleurer, mes larmes sont vraies, elles, contrairement à toi."
J'aime la difficulté mais tout autant que l'efficacité pour y résoudre. Par moment, par les instantanés de mon esprit - ces visions qui m'entraînent dans un enfer bleu - se déchaînent les forces que mon corps sait si bien neutraliser, seul, comme un grand. Mais c'est trop, tant tout est anéanti avant même que de naître au monde. C'est trop que de vivre cette vie. Ce n'est pas assez que de ne pas vivre vraiment. N'être vrai c'est après tout être humain. Se voiler, me voiler une face pour avancer dans le tout océan d'une vie qui houle.
L'univers coule sur la joue d'un gamin.
Tu l'entends ? Moi aussi. Surtout moi, j'entends ce môme qui m'invite à le rejoindre dans la marée, qui m'invite à lire ce qui se passe dans ses larmes, qui me dit qu'elles scintillent de toutes leurs étoiles, qu'elles ruissellent la vie. Pleines d'humanités, comme si notre humanité n'était pas si unique que cela... dans ses larmes qui naissent comme des univers qui percent l'éternité pour quelques temps. Jusqu'à sécher...
"Salut, t'a pas un cleanex ?" me dit-il... sans même se présenter.
Assis sur un trottoir, en face de moi et séparé par le passage incessant de véhicules silencieux. Puis de l'herbe pousse et le voilà sur le tranché d'un tronc. "Je n'ai pas ça" lui répondis-je. Alors sa main vient écraser ces bulles qui débordent de son corps, qui s'enfuient de son temps.
"Ce n'est rien" me rajoute-t-il "ce n'étaient que des souvenirs"...
Le voilà sur une pierre maintenant. Les herbes roussissent jusqu'à noircir pour devenir des ronces. J'ignore ce qui se passe. La mort peut-être, Dieu peut-être...
"Je ne sais pas qui je suis, ni d'où je viens, ni même où je vais", poursuit-il.
Je ne sais pas autant que toi. Tu me fais penser à Dieu, mais tu n'es qu'un enfant.
"Un enfant qui pleure", précise-t-il.
Et pourquoi ?
"Je ne sais pas... je suis perdu... mais plus maintenant puisque tu es là."
Puisque je suis là. La tristesse est avec nous aussi. Serait-ce uniquement cela, l'univers ?
"Je ne suis qu'un enfant..."
On dirait bien que nous sommes libres, libérés de toutes circonstances, de toutes certitudes, d'une condition qui nous enchaînait avant dans notre humanité.
"Le prix à payer est fort aussi... je suis libre mais triste. Je pleure parce qu'il n'y a plus rien que moi et tout ce que je créée. Il me suffit d'imaginer ce que je serai plus tard pour que tu apparaisses. Et lorsque moi, l'enfant, je te vois, toi, l'adulte... je pleure et je préfère rester là où je suis, assis sur ma pierre."
Moi, j'attends autre chose, mais ça n'ira jamais. Tu croyais que la vie d'adulte aurait été plus facile que la tienne, tu te trompes. L'Amour te foudroiera et tu mourras bien plus vite que ton corps ne pourra s'en apercevoir.
"Tu l'es déjà, mort. Laisse-moi pleurer, mes larmes sont vraies, elles, contrairement à toi."

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: Dieu que la vie
MOI JE N'AIME PAS LES POEMES OU LES BELLES HISTOIRES...
MON COTé INSENSIBLE SUREMENT
MAIS PAR CONTRE THY'D :
J'AIME LES PHOTOS QUE JE T'AI DEMANDé!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
JE SAIS C'EST DU HARCELEMENT MAIS TU REFLECHIRAS AVANT DE DIRE "ACTION"
QUAND MÊME 
MON COTé INSENSIBLE SUREMENT
MAIS PAR CONTRE THY'D :
J'AIME LES PHOTOS QUE JE T'AI DEMANDé!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
JE SAIS C'EST DU HARCELEMENT MAIS TU REFLECHIRAS AVANT DE DIRE "ACTION"
QUAND MÊME 

CALIE-
Age: 33
Date d'inscription: 18/03/2006
Re: Dieu que la vie
Bah perso j'aime bien les poèmes et les histoires pas forcément belles... comment dire... c'est comme mettre au monde une grande part de soi mais j'en suis à peine au commencement du grand travail, c'est-à-dire débrouissailler tout ce qui parasite mon être, parce que l'écriture en soi est un corps qui autant reflète ce qui n'est pas écrit que ce qui l'est... je ne suis pas arrivé à une parfaite honnêteté existencielle parce que je ne suis pas en phase avec mes aspirations profondes dans la vie et que je suis dépendant d'un vide qui n'a pas de fond...
Quand j'écris un poème à quelqu'un, à la limite le poème je m'en fou... contrairement à l'autre pour qui il est adressé.
Mais tu n'es pas tenue d'aimer ce que j'écris pour aimer les photos ou même me détester
Quand j'écris un poème à quelqu'un, à la limite le poème je m'en fou... contrairement à l'autre pour qui il est adressé.
Mais tu n'es pas tenue d'aimer ce que j'écris pour aimer les photos ou même me détester


ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: Dieu que la vie
Tu ne m'as pas compris ...
C'était pour plaisanter...
C'était pour plaisanter...

CALIE-
Age: 33
Date d'inscription: 18/03/2006
Re: Dieu que la vie
Ce n'est pas grave mais t'as le droit de dire ce que tu penses moi je pose souvent mes états d'âme comme en ce moment mais heureusement il y a toujours un brin de soleil qui passe.

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
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