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René Girard

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René Girard

Message par david le Mar 7 Nov - 23:58

CE TEXTE N'eST PAS ENTIEREMENT DE MOI, C'EST UNE COMPILE ENTRE DES ECRITS DE DROITE ET DE GAUCHE ET MES EXPOSES SUR LE SUJET.
Merci de votre compréhension, suis pas assez calé pour vous proposer un si long exposé lisible et compréhensible.


La théorie de René Girard a jeté, il y a quelques années, un grand trouble dans les milieux universitaires et intellectuels. Et ce n'est pas peu dire puisqu'elle prétend remettre en cause la psychanalyse, le structuralisme, le marxisme etc. et révéler le secret caché de la violence au coeur de toute civilisation. .

On peut distinguer deux points dans sa théorie:

1- le désir mimétique

La mimésis d'appropriation. René Girard note en premier lieu dans le comportement humain (et même animal) une dimension imitative, c'est-à-dire une volonté d'imiter son semblable. Cette mimésis est indispensable à l'homme pour être homme justement. Il apprend à parler, à marcher, à se conformer à des lois, à s'intégrer dans une culture. René Girard fait une distinction entre la mimésis d'apprentissage et la mimésis de rivalité, source de tous nos conflits.

La mimésis de l'antagoniste. L'homme est gouverné principalement par ce que René Girard appelle le désir mimétique. C'est parce que quelqu'un d'autre désire un objet que nous désirons cet objet (primitivement femme, nourriture, territoire).
Shakespeare a cette phrase dans ses Sonnets : " Tu l'aimes, toi, car tu sais que je l'aime. " On voit bien ici qu'un ami va aimer la femme que l'on aime justement parce qu'il nous imite dans notre amour et non parce qu'il l'aime de lui-même, indépendamment de nous. C'est bien parce qu'il nous prend pour son ami, qu'il nous prend pour modèle, qu'il va aimer cette femme car si nous ne l'aimions pas, sans doute ne l'aimerait-il pas non plus. " Seul l'être qui nous empêche de satisfaire un désir qu'il nous a lui-même suggéré est vraiment objet de haine. Celui qui hait se hait d'abord lui-même en raison de l'admiration secrète que recèle sa haine. Afin de cacher aux autres, et de se cacher à lui-même, cette admiration éperdue, il ne veut plus voir qu'un obstacle dans son médiateur. Le rôle secondaire de ce médiateur passe donc au premier plan et dissimule le rôle primordial de modèle religieusement imité. Dans la querelle qui l'oppose à son rival, le sujet intervertit l'ordre logique et chronologique des désirs afin de dissimuler son imitation. Il affirme que son propre désir est antérieur à celui de son rival ; ce n'est donc jamais lui, à l'entendre, qui est responsable de la rivalité : c'est le médiateur. "

Cet aspect du désir mimétique peut prendre une forme réelle ou symbolique comme par exemple une idéologie, une imagerie, un discours véhiculé par la société. Cela peut se jouer aussi entre deux personnes car si la seconde a dans la tête un idéal d'homme ou de femme, elle préférera fuir la première et se réfugier vers une personne qui se conformera à son imagerie (ou l'imagerie en vogue) plutôt que de reconnaître son désir envers la première. Et là, la vanité va jouer un rôle immense dans cette non-reconnaissance du réel, d'autrui pour ce qu'il est, par rapport à la représentation, au modèle que l'on imite à notre insu. C'est en somme le mythe de Narcisse qui préfère rester amoureux de son image sans le savoir plutôt que d'aller vers Echo. Désirant ce même objet, une rivalité, un violent conflit s'instaure, menaçant la cohésion du groupe, ou la société toute entière. Ce conflit sera résolu par le sacrifice d'une victime innocente, un meurtre donc, c'est-à-dire quand deux ou plusieurs individus s'entendront pour désigner un seul et même coupable (personne ou ethnie) responsable de ce conflit. Cette victime passera pour sacrée, car elle est responsable du retour au calme aussi bien que du désordre. "Le sacré, c'est la violence. dit René Girard.

Ce qui pourrait sembler anecdotique éclaire la quasi-totalité des comportements individuels et collectifs (de la simple jalousie jusqu'à l'holocauste) et ceci depuis l'aube de l'humanité jusqu'à nos jours.

2- La crise sacrificielle

Les premières sociétés ont résolu ces crises mimétiques en prenant une victime innocente - un bouc émissaire- et en la chargeant de tous les maux et péchés du groupe puis en la sacrifiant. Progressivement, des simulacres ont remplacé les meurtres réels: ainsi sont nés les rites des religions primitives . Si de nos jours, les hommes n'ont plus recours aux sacrifices rituels, ils se sont toujours entendu pour trouver des boucs émissaires (colonialisme, nazisme, stalinisme, la guerre en Bosnie...) et la violence n'a jamais cessé.2- La crise sacrificielle
Cette crise sacrificielle se produit lorsqu'une organisation sociale est troublée par des formes de rivalité mimétiques; quelquesoient leurs causes véritables, les crises qui déclenchent ce phénomène de violence colelctive sont vécues de la même façon.
L'impression la plus vive ets invariablement celel d'uen perte radicale du social, la fin des règles et des différences qui définissent les ordres culturels. puisque la crise est avant tout sociale, on tente à expliquer par des causes sociales.
Plutôt que de se blâmer eux mêmes, les individus ont tendance à blâmer soit la société dans son ensemble, soit d'autres individus qui leur paraissent nocifs pour des raisons faciles à déceler. Les suspects sont accusés d'un crime particulier. Ils cherchent partout des indices susceptibles de confirmer leur soupçon, ce que René Girard nomme des "stéréotypes persecuteurs"; En voici trois:
1- crimes de violences qui prennet pour objet les êtres qui est le plus criminel de violenter (le roi, le père, symbole de l'autorité suprême). Ce sont des crimes qui s'attaquent au fondement même de l'ordre culturel , différences hiérarchisues et familiales sanslesquelles il n'y a pas d'ordre social
2-le stéréotype des accusations; comment tout le monde s'accorde à trouver uen cohérence entre le crime commis et la crise rencontrée
3- l'appartenance dse victimes à certaines catégories particulièrement exposées à la persécution (minorité, origine, anomalie physique)

LA crise sacrificielle se met en place de façon spontanée, se transfomant ainsi en uen machine à fabriquer des boucs émissaires, lorsque les rivalités cessent de porter sur l'objet du désir pour se concentrer sur des victimes. Le nombre de victimes se réduit jusqu'au moment où il n'en reste qu'une sule. Ainsi bserve t on l eretour à une sérénité, une cohésion (tous unis contre le même) jusqu'au prochain rite.
ce rite permet également la création d'institutions telles que les funérailles, les rites d'initiation, l'éducation, le pouvoir politique, et par sa répétition...son renforcement.

Selon René Girard, la civilisation, la culture humaine repose sur le meurtre, et sur le mensonge, sur la dissimulation de ce meurtre. Sans ce meurtre, l'homme ne se serait pas développé tel qu'il est."On ne veut pas savoir que l'humanité entière est fondée sur l'escamotage mythique de sa propre violence, toujours projetée sur de nouvelles victimes. Toutes les cultures, toutes les religions, s'édifient autour de ce fondement qu'elles dissimulent, de la même façon que le tombeau s'édifie autour du mort qu'il dissimule. Le meurtre appelle le tombeau et le tombeau n'est que le prolongement et la perpétuation du meurtre. La religion- tombeau n'est rien d'autre que le devenir invisible de son propre fondement, de son unique raison d'être. " Autrement dit, l'homme tue pour ne pas savoir qu'il tue. "Les hommes tuent pour mentir aux autres et se mentir à eux-mêmes au sujet de la violence et de la mort"

René Girard voit dans les mythes ce même mécanisme archétypal qui pousse les hommes à dissimuler leur violence.. "La volonté d'effacer les représentations de la violence gouverne l'évolution de la mythologie. " Les textes mythologiques auraient été transformé successivement afin d'effacer leur origine violente, meurtrière. Il s'agit bien d'une censure. " ... derrière le mythe, il n'y a ni de l'imaginaire pur, ni de l'événement pur mais un compte rendu faussé par l'efficacité même du mécanisme victimaire, mécanisme qu'il nous raconte en toute sincérité mais qui est forcément transfiguré par ses conteurs qui sont les persécuteurs. " Les persécuteurs n'étaient pas lucides; ils croyaient les victimes réellement coupables.

René Girard rapproche ensuite les textes de persécution des textes mythologiques. Il s'étonne que la lecture des textes de persécution se fasse sans problèmes, c'est-à-dire que l'on distingue en eux le processus victimaire et l'aveuglement vis-à-vis de ce processus qui ont poussé les auteurs à les écrire, mais que cette même lecture ne s'exerce plus en face d'un mythe. Prenons par exemple, le mythe d'Oedipe. Parce qu'il a tué son père et couché avec sa mère, les hommes rendent Oedipe responsable de la peste qui sévit dans la ville. Faux, écrit René Girard, les hommes ont besoin d'un bouc émissaire pour trouver une explication à cette peste. Oedipe est expulsé.

david

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Re: René Girard

Message par Didier le Mar 5 Fév - 7:19

Ce qu'il y a de nouveau sous le soleil, c'est le service des autres. Votre sujet est intéressant, il est bien dommage que vous ne vous soyez pas donné la peine de vous relire soigneusement avant de poster votre message. Il est parsemé de fautes de frappe.

Didier
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Re: René Girard

Message par david le Mar 5 Fév - 22:59

Mersi je ferait atention la procaine fois

david

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Re: René Girard

Message par AMSTRAMGRAM le Mer 6 Fév - 9:52

mdr

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Re: René Girard

Message par solanar le Mer 6 Fév - 9:58

Didier a écrit:Ce qu'il y a de nouveau sous le soleil, c'est le service des autres. Votre sujet est intéressant, il est bien dommage que vous ne vous soyez pas donné la peine de vous relire soigneusement avant de poster votre message. Il est parsemé de fautes de frappe.


La compréhension du texte de David aurait beaucoup souffert s'il n'y avait eu cette judicieuse et sympathique remarque de Didier
Merci Didier

solanar
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Re: René Girard

Message par betty boop le Jeu 7 Fév - 17:06

jeu çui touts ta faix dakord avaiq vout

betty boop

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Re: René Girard

Message par betty boop le Jeu 7 Fév - 17:13

et pis pendant qu'j'y suis (et pour être la prem's !!) BON ANNIV' DAVIDOFF (non, merde pas çà, c'est défendu maintenant !!!)

betty boop

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