Ervin Goffman "Stigmate, les usages sociaux des handica
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Ervin Goffman "Stigmate, les usages sociaux des handica
Ce sociologue américain montre comme la différence physique (que l'on peut élargir aux différences sociales, intellectuelles,...) peut être vécue par la personne handicapée, telle un stigmate, un attribut qui jette sur lui un dicrédit.
L'attitude des "normaux" est d'interpréter cette différence comme l'expresison d'une anormalité, et par conséquent de faire toutes sortes de discriminations par lesquelles ils réduisent inconsciemment les chances de la personne.
Afin d'expliquer son infériorité et de justifier qu'elle représente un danger, les normaux bâtissent une théorie du stigmate qui sert à rationaliser une animosité fondée sur les différences. La personne handicapée intériorise alors ce regard et estime que sa différence est bien le fondement de sa déficience que lui attribut le "normal". Il cherche à le corriger.
Même si l'individu stigmatisé se définit comme n'étant en rien différent d'un quelconque être humain, il se conçoit comme quelqu'un à part qui provoque, par sa différence, le malaise du normal.
Pour gérer ce malaise dont on le rend responsable, le stigmatisé adopte alors les stratégies nécessaires pour conforter l'autre dans son regard et adopte les comportements qu'on attend de lui.
Comprennez alors l'angoisse d'affronter les relations: se confronter à ssa différence et angoisser de mettre l'autre en situation délicate.
On conseille en outre au stigmatisé de s'accepter comme s'il était normal, de faire preuve de savoir vivre et de ne pas profiter de sa chance. Il ne convient pas que les normaux éprouvent les limites de l'acceptation qu'on lui accorde.
Le caractère réel d'une bonne adaptation est de faire en sorte que le stigmaisé s'accepte joyeusement comme identique aux normaux, tout en se tenant à l'écart des situations où ces derniers risqueraient de voir la tolérance qu'ils lui manifestent d'ordinaire, leur rester en travers de la gorge.
La personne handicapée a besoin de se conforter dans son identité et parvient parfois à se caricaturer lui même. Une réelle ambivalence des esntiments s'installe entre le désir et la répression d'être , au regard de celui dont il dépend pour se construire.
Le stigmatisé ne choisit donc pas sa place, il prend celle qu'on lui accorde...
L'attitude des "normaux" est d'interpréter cette différence comme l'expresison d'une anormalité, et par conséquent de faire toutes sortes de discriminations par lesquelles ils réduisent inconsciemment les chances de la personne.
Afin d'expliquer son infériorité et de justifier qu'elle représente un danger, les normaux bâtissent une théorie du stigmate qui sert à rationaliser une animosité fondée sur les différences. La personne handicapée intériorise alors ce regard et estime que sa différence est bien le fondement de sa déficience que lui attribut le "normal". Il cherche à le corriger.
Même si l'individu stigmatisé se définit comme n'étant en rien différent d'un quelconque être humain, il se conçoit comme quelqu'un à part qui provoque, par sa différence, le malaise du normal.
Pour gérer ce malaise dont on le rend responsable, le stigmatisé adopte alors les stratégies nécessaires pour conforter l'autre dans son regard et adopte les comportements qu'on attend de lui.
Comprennez alors l'angoisse d'affronter les relations: se confronter à ssa différence et angoisser de mettre l'autre en situation délicate.
On conseille en outre au stigmatisé de s'accepter comme s'il était normal, de faire preuve de savoir vivre et de ne pas profiter de sa chance. Il ne convient pas que les normaux éprouvent les limites de l'acceptation qu'on lui accorde.
Le caractère réel d'une bonne adaptation est de faire en sorte que le stigmaisé s'accepte joyeusement comme identique aux normaux, tout en se tenant à l'écart des situations où ces derniers risqueraient de voir la tolérance qu'ils lui manifestent d'ordinaire, leur rester en travers de la gorge.
La personne handicapée a besoin de se conforter dans son identité et parvient parfois à se caricaturer lui même. Une réelle ambivalence des esntiments s'installe entre le désir et la répression d'être , au regard de celui dont il dépend pour se construire.
Le stigmatisé ne choisit donc pas sa place, il prend celle qu'on lui accorde...

david-
Age: 37
Date d'inscription: 03/09/2006
Re: Ervin Goffman "Stigmate, les usages sociaux des handica
Dans le même courant de pensée, Merton parle de la déviance (à l'image du stigmate) et montre aussi que le déviant se défini par le fait que les autres le déclarent comme tel (plus que par la caractéristique qui le pose objectivement comme a-normal).
Ainsi, il décompose plusieurs types de déviants :
1) Etre objectivement déviant + être perçu comme tel = le "pleinement déviant"
2) Etre objectivement déviant + ne pas être perçu comme tel = le "secretement déviant"
3) Ne pas être objectivement déviant + être perçu comme déviant = l' "accusé à tort"
Ainsi, il décompose plusieurs types de déviants :
1) Etre objectivement déviant + être perçu comme tel = le "pleinement déviant"
2) Etre objectivement déviant + ne pas être perçu comme tel = le "secretement déviant"
3) Ne pas être objectivement déviant + être perçu comme déviant = l' "accusé à tort"

casimir- Age: 34
Date d'inscription: 05/06/2005

Re: Ervin Goffman "Stigmate, les usages sociaux des handica
T'as bouquiné tout ça dans quel cadre?

david-
Age: 37
Date d'inscription: 03/09/2006
Re: Ervin Goffman "Stigmate, les usages sociaux des handica
david a écrit:T'as bouquiné tout ça dans quel cadre?
J'ai fait des études de sociologie. Après, j'ai passé le Capes de Sciences économiques et sociales ... Voilà voili ...
Et toi ?

casimir- Age: 34
Date d'inscription: 05/06/2005

Re: Ervin Goffman "Stigmate, les usages sociaux des handica
Sympa la socio, j'ai découvert ça durant ma formation d'éduc. spé.
On a juste approfondi quelques thèmes mais fait surtout un grand survolage des sciences humaines en général.
Et donc que fais tu de beau maintenant?
On a juste approfondi quelques thèmes mais fait surtout un grand survolage des sciences humaines en général.
Et donc que fais tu de beau maintenant?

david-
Age: 37
Date d'inscription: 03/09/2006
Re: Ervin Goffman "Stigmate, les usages sociaux des handica
Je cherche à détruire des tas de générations d'élèves en leur enseignant les Sciences économiques et sociales (SES), et en cherchant à leur faire rater leur bac ES ! gniarf gniarf gniarf

casimir- Age: 34
Date d'inscription: 05/06/2005

Re: Ervin Goffman "Stigmate, les usages sociaux des handica
Magré tout, pas mal...
En effet la stigmatisation à elle seule est un sacré handicap. Et en effet celui qui est perçu comme "tel" peut finir par s'y identifier à tort, adopter un comportement qui n'est pas forcément le sien. Même si je ne donne pas forcément raison de par ma propre attitude, la façon dont on fait entrer un handicapé dans le système soignant/soigné est dégueulasse. Si bien que personnellement je ne veux pas du moins le moins possible remettre les pieds au CMP et à tout ce qui me rappelle de prêt ou de loin à cette hospit sous contraintes. Qu'on le veuille ou non ça ne fait pas que du bien et heureusement encore qu'on m'a laissé une certaine part de liberté. Et encore, aujourd'hui c'est la psychiatrie de secteur en France. Ce qui "me sauve" car avec le diagnostic qu'on m'a posé dans les années cinquante à soixante dix j'aurais tout bonnement fini allité et attaché (je n'exagère pas...) et aujourd'hui dans les unités d'urgence c'est encore très hard et ça dépasse très largement les limites du respect des droits de l'homme mais ça : personne n'en parle.
En effet la stigmatisation à elle seule est un sacré handicap. Et en effet celui qui est perçu comme "tel" peut finir par s'y identifier à tort, adopter un comportement qui n'est pas forcément le sien. Même si je ne donne pas forcément raison de par ma propre attitude, la façon dont on fait entrer un handicapé dans le système soignant/soigné est dégueulasse. Si bien que personnellement je ne veux pas du moins le moins possible remettre les pieds au CMP et à tout ce qui me rappelle de prêt ou de loin à cette hospit sous contraintes. Qu'on le veuille ou non ça ne fait pas que du bien et heureusement encore qu'on m'a laissé une certaine part de liberté. Et encore, aujourd'hui c'est la psychiatrie de secteur en France. Ce qui "me sauve" car avec le diagnostic qu'on m'a posé dans les années cinquante à soixante dix j'aurais tout bonnement fini allité et attaché (je n'exagère pas...) et aujourd'hui dans les unités d'urgence c'est encore très hard et ça dépasse très largement les limites du respect des droits de l'homme mais ça : personne n'en parle.

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
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