Glozel..... Faux canular
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Glozel..... Faux canular
Accrochez vous et prenez votre souffle c''est assez long expres pour rebuter les inconstants....
Le premier mars 1924, en défrichant un champ, un jeune agriculteur de dix sept ans Emile Fradin met à jour un site préhistorique de première importance, de façon bien peu académique, puisque c'est une des vaches tirant sa charrue qui tombe dans un trou! Au fond, il y a des ossements humains. Pensant avoir découvert un trésor, Emile et son grand père creusent partout à coups de pelle et de pioche. Ils ne trouvent que des vases contenant de la terre, des haches et des tablettes gravées. Déçus, ils rebouchent le trou et plantent tranquillement leurs céréales. Mais les Fradin racontent leur aventure à leurs proches. Du moment qu'il n'y a pas de trésor... Alerté par l'instituteur, une société savante de Vichy se déplace, emporte des échantillons et les transmet au docteur Capitan, un des pontes les plus célèbres de la préhistoire. Peu après, un archéologue amateur, le docteur Morlet obtient des Fradin, pas plus juristes que préhistoriens, un droit exclusif de publication sur les objets de Glozel.
Les fouilles sont rouvertes.
Au cours de l'été 1925, Capitan vient se rendre compte sur place, reconnait publiquement la valeur exceptionnelle du gisement et demande à Morlet d'être son correspondant local. Morlet accepte, mais n'étant pas le subordonné hiérarchique de Capitan, il publie à l'automne de cette même année 1925, sans en parler au maître, un texte intitulé: "Nouvelle station néolithique".
Capitan, furieux, ne réfute pas les termes du rapport, bien au contraire... Il met seulement Morlet en demeure de retirer sa signature et de remplacer son nom par le sien! Témoignant ainsi d'usages détestables qui perdurent encore au XXI ème siècle et permettent d'apprécier l'éthique élastique de certains savants reconnus... Morlet refuse d'être dépouillé de son travail et c'est le point de départ d'une machine infernale bien éloignée de la recherche de la vérité historique. Le premier à tirer dans le tas sera l'abbé Breuil, un autre incontournable mandarin de la paléo-archéologie d'alors, enthousiasmé par Glozel au départ, mais avec lequel Morlet entrera aussi en conflit pour d'obscures questions de préséance.
Dès lors, tous le moyens sont bons pour démolir Glozel. Une commission d'enquête est nommée sous la direction de Capitan, juge et partie. Quand on a des relations, pourquoi se gêner? Au cours de cette enquête, Breuil qui déteste Capitan parce qu'il lui fait de l'ombre, vient néammoins à son aide, en faisant introduire par sa secrétaire des artefacts frauduleux dans les fouilles. La coupable est prise en flagrant délit! Néammoins, une campagne de désinformation sans précédent dans les milieux scientifiques et journalistiques de l'époque est entreprise, faisant passer les Fradin, tantôt pour des
farceurs, tantôt pour des escrocs.
La communauté prétendue scientifique a la dent dure et la rancune tenace contre ceux qui ne se soumettent pas à ses oukazes. Le coup d'estoc final viendra du président de la société préhistorique de France. Les Fradin ayant vu leur vie bouleversée par leur découverte, et les rendements de la ferme familiale s'en étant ressentis, ils ont ouvert un petit musée (sans l'aval de l'Académie, évidemment!) où ils exposent quelques unes de leurs rouvailles. Le prix d'entrée est de 4 francs. Le président de la société préhistorique, mandaté par les pontes qui ont décidément une propension naturelle à envoyer des larbins faire leurs sales coups, paye sans barguigner ses 4 francs. Puis il dépose une plainte en escroquerie, au prétexte qu'on lui aurait soutiré de l'argent pour lui montrer des faux!
Le 25 février 1928, la police fait une descente en force chez les Fradin. Le type même de la perquisition musclée préfigurant les méthodes futures de la gestapo française. Les sbires retournent la maison de fond en comble, démolissent les vitrines, saccagent des oeuvres exposées qui avaient si bien résisté à des millénaires, tabassent le pauvre Emile Fradin pour le faire avouer qu'il est un faussaire, et s'emparent de tout ce qu'ils n'ont pas brisé.
Le site est déconsidéré et la terreur règne. Le courrier des Fradin est détourné, leurs derniers visiteurs fichés par les R.G. Les rares historiens qui ont osé défendre les Fradin craignent désormais de sérieux ennuis et préfèrent se taire. Pour ceux qui n'auraient pas compris le message, une mise en garde par leur chef d'établissement, et une convocation à la police "pour simple témoignage. Pour le moment..." entretiennent l'ambiance.
Finalement, en juin 1929, un juge d'instruction inculpe Emile Fradin d'escroquerie et le fait cuisiner pendant trois jours pour qu'il avoue où est caché l'atelier secret où il fabrique ses pièces, et qui sont ses complices. Mais il n'y a rien à avouer, des enquêtes approfondies ne trouvent rien,
et en 1931, l'affaire se conclue par un discret non-lieu.
Le docteur Morlet reprend alors ses fouilles et déterre environ trois mille objets. Parmi ceux-ci, des idoles phalliques, des statuettes, des galets superbement gravés de rennes, des ossements humains et d'animaux, certains transformés en outils ou en bijoux et portant des écritures mystérieuses. Certains signes présentent des analogies troublantes avec les marques retouvés sur des centaines de mégalithes partout en Europe. Des courbes serpentiformes, verticales, horizontales, inclinées, avec une ou plusieurs circonvolutions telle des arabesques, mais très peu de figurations représentatives, ce qui permet de déduire un stade de phonétisation voire d'abstraction. S'y ajoutent des vases, des urnes, des stèles décorées avec des lettres ressemblant à l'alphabet phénicien le plus archaïque, et des tablettes d'argile cuite reproduisant une écriture proche de l'alphabet pré-hellénique. Cette fois, trop c'est trop!
En 1941 Glozel ferme, une loi de Vichy interdisant les fouilles privées en France. Une loi sur mesure contre Glozel dont les découvertes ne vont pas dans le "bon sens": Celui d'un monde sorti des ténèbres par les Aryens! Très curieusement, les législateurs de la Libération et des républiques suivantes conserveront tel quel ce texte. Pendant trente ans désormais, plus personne ne parlera de Glozel, et Emile Fradin ménera la vie tranquille d'un paysan français ordinaire.
Dans les années 1970, des physiciens se souviennent de Glozel et tentent une dâtation au carbone 14 des os, et à la thermoluminescence des faïences et des céramiques. Cela donnera des résultats contrastés s'étalant entre deux mille cinq cents et quinze mille ans! A moins de supposer que le site ait été déjà un véritable musée préhistorique, ce qui laisserait entrevoir une culture impensable, si lointaine dans le temps de la nôtre et néammoins si proche par sa préoccupation de sauvegarde de la mémoire... Ou à moins d'imaginer Glozel et ses environs occupés quasiment en permanence pendant plus de dix millénaires... Auquel cas, on devrait trouver davantage de témoignages du passé.
Mais il est une donnée qui fausse tout: La radioactivité naturelle des terrains alentour, fortement chargés en uranium natif. Néammoins, en 1975, le congrés d'archéométrie d'Oxford valide l'authenticité du site et l'Etat admet, enfin, l'existence de Glozel. Quinze ans plus tard, Fradin sera décoré des palmes académiques. Mieux vaut tard que jamais!
Aujourd'hui, une frange d'historiens reconnait du bout des lèvres la possible authenticité de Glozel. Donc, implicitement, de ses écritures vieilles de dix mille ans et plus. Leur audace ne va quand même pas jusqu'à renier les théories faisant commencer la civilisation à Sumer.
Le premier mars 1924, en défrichant un champ, un jeune agriculteur de dix sept ans Emile Fradin met à jour un site préhistorique de première importance, de façon bien peu académique, puisque c'est une des vaches tirant sa charrue qui tombe dans un trou! Au fond, il y a des ossements humains. Pensant avoir découvert un trésor, Emile et son grand père creusent partout à coups de pelle et de pioche. Ils ne trouvent que des vases contenant de la terre, des haches et des tablettes gravées. Déçus, ils rebouchent le trou et plantent tranquillement leurs céréales. Mais les Fradin racontent leur aventure à leurs proches. Du moment qu'il n'y a pas de trésor... Alerté par l'instituteur, une société savante de Vichy se déplace, emporte des échantillons et les transmet au docteur Capitan, un des pontes les plus célèbres de la préhistoire. Peu après, un archéologue amateur, le docteur Morlet obtient des Fradin, pas plus juristes que préhistoriens, un droit exclusif de publication sur les objets de Glozel.
Les fouilles sont rouvertes.
Au cours de l'été 1925, Capitan vient se rendre compte sur place, reconnait publiquement la valeur exceptionnelle du gisement et demande à Morlet d'être son correspondant local. Morlet accepte, mais n'étant pas le subordonné hiérarchique de Capitan, il publie à l'automne de cette même année 1925, sans en parler au maître, un texte intitulé: "Nouvelle station néolithique".
Capitan, furieux, ne réfute pas les termes du rapport, bien au contraire... Il met seulement Morlet en demeure de retirer sa signature et de remplacer son nom par le sien! Témoignant ainsi d'usages détestables qui perdurent encore au XXI ème siècle et permettent d'apprécier l'éthique élastique de certains savants reconnus... Morlet refuse d'être dépouillé de son travail et c'est le point de départ d'une machine infernale bien éloignée de la recherche de la vérité historique. Le premier à tirer dans le tas sera l'abbé Breuil, un autre incontournable mandarin de la paléo-archéologie d'alors, enthousiasmé par Glozel au départ, mais avec lequel Morlet entrera aussi en conflit pour d'obscures questions de préséance.
Dès lors, tous le moyens sont bons pour démolir Glozel. Une commission d'enquête est nommée sous la direction de Capitan, juge et partie. Quand on a des relations, pourquoi se gêner? Au cours de cette enquête, Breuil qui déteste Capitan parce qu'il lui fait de l'ombre, vient néammoins à son aide, en faisant introduire par sa secrétaire des artefacts frauduleux dans les fouilles. La coupable est prise en flagrant délit! Néammoins, une campagne de désinformation sans précédent dans les milieux scientifiques et journalistiques de l'époque est entreprise, faisant passer les Fradin, tantôt pour des
farceurs, tantôt pour des escrocs.
La communauté prétendue scientifique a la dent dure et la rancune tenace contre ceux qui ne se soumettent pas à ses oukazes. Le coup d'estoc final viendra du président de la société préhistorique de France. Les Fradin ayant vu leur vie bouleversée par leur découverte, et les rendements de la ferme familiale s'en étant ressentis, ils ont ouvert un petit musée (sans l'aval de l'Académie, évidemment!) où ils exposent quelques unes de leurs rouvailles. Le prix d'entrée est de 4 francs. Le président de la société préhistorique, mandaté par les pontes qui ont décidément une propension naturelle à envoyer des larbins faire leurs sales coups, paye sans barguigner ses 4 francs. Puis il dépose une plainte en escroquerie, au prétexte qu'on lui aurait soutiré de l'argent pour lui montrer des faux!
Le 25 février 1928, la police fait une descente en force chez les Fradin. Le type même de la perquisition musclée préfigurant les méthodes futures de la gestapo française. Les sbires retournent la maison de fond en comble, démolissent les vitrines, saccagent des oeuvres exposées qui avaient si bien résisté à des millénaires, tabassent le pauvre Emile Fradin pour le faire avouer qu'il est un faussaire, et s'emparent de tout ce qu'ils n'ont pas brisé.
Le site est déconsidéré et la terreur règne. Le courrier des Fradin est détourné, leurs derniers visiteurs fichés par les R.G. Les rares historiens qui ont osé défendre les Fradin craignent désormais de sérieux ennuis et préfèrent se taire. Pour ceux qui n'auraient pas compris le message, une mise en garde par leur chef d'établissement, et une convocation à la police "pour simple témoignage. Pour le moment..." entretiennent l'ambiance.
Finalement, en juin 1929, un juge d'instruction inculpe Emile Fradin d'escroquerie et le fait cuisiner pendant trois jours pour qu'il avoue où est caché l'atelier secret où il fabrique ses pièces, et qui sont ses complices. Mais il n'y a rien à avouer, des enquêtes approfondies ne trouvent rien,
et en 1931, l'affaire se conclue par un discret non-lieu.
Le docteur Morlet reprend alors ses fouilles et déterre environ trois mille objets. Parmi ceux-ci, des idoles phalliques, des statuettes, des galets superbement gravés de rennes, des ossements humains et d'animaux, certains transformés en outils ou en bijoux et portant des écritures mystérieuses. Certains signes présentent des analogies troublantes avec les marques retouvés sur des centaines de mégalithes partout en Europe. Des courbes serpentiformes, verticales, horizontales, inclinées, avec une ou plusieurs circonvolutions telle des arabesques, mais très peu de figurations représentatives, ce qui permet de déduire un stade de phonétisation voire d'abstraction. S'y ajoutent des vases, des urnes, des stèles décorées avec des lettres ressemblant à l'alphabet phénicien le plus archaïque, et des tablettes d'argile cuite reproduisant une écriture proche de l'alphabet pré-hellénique. Cette fois, trop c'est trop!
En 1941 Glozel ferme, une loi de Vichy interdisant les fouilles privées en France. Une loi sur mesure contre Glozel dont les découvertes ne vont pas dans le "bon sens": Celui d'un monde sorti des ténèbres par les Aryens! Très curieusement, les législateurs de la Libération et des républiques suivantes conserveront tel quel ce texte. Pendant trente ans désormais, plus personne ne parlera de Glozel, et Emile Fradin ménera la vie tranquille d'un paysan français ordinaire.
Dans les années 1970, des physiciens se souviennent de Glozel et tentent une dâtation au carbone 14 des os, et à la thermoluminescence des faïences et des céramiques. Cela donnera des résultats contrastés s'étalant entre deux mille cinq cents et quinze mille ans! A moins de supposer que le site ait été déjà un véritable musée préhistorique, ce qui laisserait entrevoir une culture impensable, si lointaine dans le temps de la nôtre et néammoins si proche par sa préoccupation de sauvegarde de la mémoire... Ou à moins d'imaginer Glozel et ses environs occupés quasiment en permanence pendant plus de dix millénaires... Auquel cas, on devrait trouver davantage de témoignages du passé.
Mais il est une donnée qui fausse tout: La radioactivité naturelle des terrains alentour, fortement chargés en uranium natif. Néammoins, en 1975, le congrés d'archéométrie d'Oxford valide l'authenticité du site et l'Etat admet, enfin, l'existence de Glozel. Quinze ans plus tard, Fradin sera décoré des palmes académiques. Mieux vaut tard que jamais!
Aujourd'hui, une frange d'historiens reconnait du bout des lèvres la possible authenticité de Glozel. Donc, implicitement, de ses écritures vieilles de dix mille ans et plus. Leur audace ne va quand même pas jusqu'à renier les théories faisant commencer la civilisation à Sumer.

solanar- Maitre du Moaï
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Age: 70
Date d'inscription: 28/09/2004

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