De graves absurdités, à l'encontre de ma légèreté.
ZBANG :: Archives 2004 à 2011 :: Le comptoir :: Scribe
Page 1 sur 1 • Partager •
De graves absurdités, à l'encontre de ma légèreté.
Une société aliéniste peut parfois tromper le regard d'un médecin psychiatre se disant être praticien d'une psychiatrie désaliéniste. A croire alors qu'il doit voir en chaque patient un aliéné à sauver. Est-ce grave ?
Les matinées ne dorment pas. Les journées se ressemblent trop. Les semaines sont identiques. Avec des onces d'évolution. Des éclats de conscience. Rares. Avec cette impression de ne pas avoir été du tout compris, il y a déjà plus d'une année. Les écrits ici ne servent plus à rien. D'ailleurs, aucune personne que j'ai croisé de visu dans ma quête de revenir au monde ne m'a jamais écrit. Ni Karen, ni les autres. De ce point de vue, j'ai échoué. Il est terrible véritablement que de ne pas arriver à se faire comprendre, à transmettre la justesse de ses pensées. Je me souviens encore de tout, et de chaque pensée qui étaient miennes. Je me souviens surtout du regard erméthique qui était porté sur moi, et de la surprise de ces personnes qui se demandaient bien comment j'ai pu traverser les années ainsi. Je me souviens surtout que les questions qui m'étaient adressées visaient juste à savoir si j'étais schizo et/ou parano. Je me souviens alors que j'ai répondu dans le sens de ces questions (posées par le dr T. en présence de la responsable de circo, qui visaient en une poignée de minutes à me ranger schizo ou parano, peut être même les deux). Oui, bien sur que nous sommes tous manipulés. Oui, bien sûr que nous sommes tous des manipulateurs. Je me souviens de ça... un peu comme l'on force un innocent à dévoiler le crime qu'il n'a pas commis.
Je me souviens de ça. De la première rencontre avec le dr T, médecin psychiatre, que Karen elle même me conseillait, puisque de toute façon il n'y a pas d'autre choix dans la psychiatrie de sectorisation que de ne pas avoir le choix si l'on y souscrit. En bref, dès les premières minutes, le médecin psychiatre exprimait son observation, il me parlait de "barrages" qu'il constatait à mon propos. Certes. Ensuite il me demanda si je pensais que l'on me manipulait, que si je pensais que l'on avait un plan contre moi, qui visait à me nuire.
Je n'y croyais pas. Je n'arrivais pas à croire ce que j'entendais, et pourtant c'était vrai, cela se passait réellement ! Et je tiens à l'écrire maintenant pour que Karen puisse notamment (peut être) en prendre connaissance et voir que je me rendais compte (durant cette "consultation" hâtive) de la situation et de l'empressement certain de ces gens à me ranger dans tel ou tel casier. Je me disais alors que ce n'était "pas la peine", avec ce médecin, d'entreprendre un quelconque travail. Qu'il a du d'ailleurs avoir pris connaissance de certaines informations via la circo et qu'il ne servait à rien d'aller plus loin. J'ai alors répondu "oui" à sa question "pensez vous que l'on vous manipule ?" d'une certaine façon, mais si subtilement en citant le titre du livre de "Jean-Marie Abgrall" (Tous manipulés, tous manipulateurs) sans bien sûr citer l'auteur, juste dis "bah oui, nous sommes tous manipulés et tous manipulateurs", que le médecin n'a même pas perçu mon jeu d'esprit. Ma réponse qui semblait être sans niveau de gris en miroir à sa question pour le moins basse, était une ouverture sur une réponse en réalité beaucoup plus large et pointue, beaucoup plus... libre... dans un monde où chaque corps en relation à l'autre est une zone d'influences.
J'étais dans un moment de faiblesse, et je n'ai pas pu donner à comprendre que chez moi, cela signifiait "autre chose", ces réponses. Un univers beaucoup plus teinté qu'il n'en paraissait. J'ai répondu en miroir de son monde sans nuance, comme pour m'en moquer ouvertement. Mais ça, ça n'a pas été compris, et je le voyais. J'étais bien "là", présent, en toute conscience et bien dans la réalité. Mais trop de choses m'ont conditionné à faire défaut de ma parole. Aujourd'hui encore, lorsqu'une personne représente une instance qui doit porter un réel jugement sur ma personne, pour être "choisi" ou "mesuré", je n'arrive pas à être moi même, à user correctement de ma parole. Ca donne l'impression de barrages. Les "barrages" sont significatifs entre autres signes de la schizophrénie. Un arrêt brutal de la parole. Cependant, j'imagine bien que cela n'est pas un symptôme exclusivement propre à cette maladie.
Les matinées ne dorment pas. Les journées se ressemblent trop. Les semaines sont identiques. Avec des onces d'évolution. Des éclats de conscience. Rares. Avec cette impression de ne pas avoir été du tout compris, il y a déjà plus d'une année. Les écrits ici ne servent plus à rien. D'ailleurs, aucune personne que j'ai croisé de visu dans ma quête de revenir au monde ne m'a jamais écrit. Ni Karen, ni les autres. De ce point de vue, j'ai échoué. Il est terrible véritablement que de ne pas arriver à se faire comprendre, à transmettre la justesse de ses pensées. Je me souviens encore de tout, et de chaque pensée qui étaient miennes. Je me souviens surtout du regard erméthique qui était porté sur moi, et de la surprise de ces personnes qui se demandaient bien comment j'ai pu traverser les années ainsi. Je me souviens surtout que les questions qui m'étaient adressées visaient juste à savoir si j'étais schizo et/ou parano. Je me souviens alors que j'ai répondu dans le sens de ces questions (posées par le dr T. en présence de la responsable de circo, qui visaient en une poignée de minutes à me ranger schizo ou parano, peut être même les deux). Oui, bien sur que nous sommes tous manipulés. Oui, bien sûr que nous sommes tous des manipulateurs. Je me souviens de ça... un peu comme l'on force un innocent à dévoiler le crime qu'il n'a pas commis.
Je me souviens de ça. De la première rencontre avec le dr T, médecin psychiatre, que Karen elle même me conseillait, puisque de toute façon il n'y a pas d'autre choix dans la psychiatrie de sectorisation que de ne pas avoir le choix si l'on y souscrit. En bref, dès les premières minutes, le médecin psychiatre exprimait son observation, il me parlait de "barrages" qu'il constatait à mon propos. Certes. Ensuite il me demanda si je pensais que l'on me manipulait, que si je pensais que l'on avait un plan contre moi, qui visait à me nuire.
Je n'y croyais pas. Je n'arrivais pas à croire ce que j'entendais, et pourtant c'était vrai, cela se passait réellement ! Et je tiens à l'écrire maintenant pour que Karen puisse notamment (peut être) en prendre connaissance et voir que je me rendais compte (durant cette "consultation" hâtive) de la situation et de l'empressement certain de ces gens à me ranger dans tel ou tel casier. Je me disais alors que ce n'était "pas la peine", avec ce médecin, d'entreprendre un quelconque travail. Qu'il a du d'ailleurs avoir pris connaissance de certaines informations via la circo et qu'il ne servait à rien d'aller plus loin. J'ai alors répondu "oui" à sa question "pensez vous que l'on vous manipule ?" d'une certaine façon, mais si subtilement en citant le titre du livre de "Jean-Marie Abgrall" (Tous manipulés, tous manipulateurs) sans bien sûr citer l'auteur, juste dis "bah oui, nous sommes tous manipulés et tous manipulateurs", que le médecin n'a même pas perçu mon jeu d'esprit. Ma réponse qui semblait être sans niveau de gris en miroir à sa question pour le moins basse, était une ouverture sur une réponse en réalité beaucoup plus large et pointue, beaucoup plus... libre... dans un monde où chaque corps en relation à l'autre est une zone d'influences.
J'étais dans un moment de faiblesse, et je n'ai pas pu donner à comprendre que chez moi, cela signifiait "autre chose", ces réponses. Un univers beaucoup plus teinté qu'il n'en paraissait. J'ai répondu en miroir de son monde sans nuance, comme pour m'en moquer ouvertement. Mais ça, ça n'a pas été compris, et je le voyais. J'étais bien "là", présent, en toute conscience et bien dans la réalité. Mais trop de choses m'ont conditionné à faire défaut de ma parole. Aujourd'hui encore, lorsqu'une personne représente une instance qui doit porter un réel jugement sur ma personne, pour être "choisi" ou "mesuré", je n'arrive pas à être moi même, à user correctement de ma parole. Ca donne l'impression de barrages. Les "barrages" sont significatifs entre autres signes de la schizophrénie. Un arrêt brutal de la parole. Cependant, j'imagine bien que cela n'est pas un symptôme exclusivement propre à cette maladie.

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
ZBANG :: Archives 2004 à 2011 :: Le comptoir :: Scribe
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
» Mots coeur
» Le grand soir (06 juin 2012)
» Les jeux olympiques de la honte
» Le septième continent
» Salonnard Filoche
» 166 centimètres
» Vertige
» Régime Dukan 2ème partie : la phase de croisière
» Le pire est à venir même avec le gentil François au pouvoir
» 2012: Le jeu des décès!
» Sur la piste du Marsupilami (04 avril 2012)
» Je me remplume !
» Un grand moment de solitude
» Ma bite est une plume...