La vie rémoise (1865-1880)
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La vie rémoise (1865-1880)
Des réformes évidemment s’imposent : c’est l’avis de tous les cœurs justes et sensibles. Le petit déjeuner s’accomplit entre 9 heures 1/4 et 10 heures. Le dîner, de 2 à 3 heures de l’après-midi. La sortie a lieu à 7 heures du soir. Le temps pour rentrer chez soi, y souper, et voici que la cloche de 8 heures sonne aux paroisses, du moins en hiver.
Peu de travailleurs sortent pour le petit déjeuner. Comme il n’y a pas de réfectoire dans l’usine, on reste à la chaleur de l’atelier ; ou, l’été, on s’installe dans les cours, au petit bonheur d’une ombre de porte ou d’auvent.
Le manger est froid généralement. D’aucuns ont apporté leur bouilleur, marmite en fer blanc étamé, et par tolérance, pour chauffer leur pitance sur les dalles des chaudières, ou les tuyaux de vapeur des métiers.
Par les grandes chaleurs, la température des ateliers, dans les peignages notamment, s’élève jusqu’à 40, 50 et 55°. Ce climat malsain n’excite pas l’appétit ; on verra le personnel, surtout parmi les jeunes, se gaver de salade, concombres, radis gris, pommes, en un mot toutes crudités de saison. Étonnons-nous alors de ces visages pâles et de ces corps rachitiques !

AMSTRAMGRAM- Gourou
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Date d'inscription: 28/09/2004

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