Laissez-moi dormir, je rêve que je bosse
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Laissez-moi dormir, je rêve que je bosse
Je mets ici des textes trouvés au hasard des forum
(c'est pas de moi)
Laissez-moi dormir, je rêve que je bosse
Bosser, c'est fastoche. Sans charres, c'est juste une question d'habitude,
suffit de prendre le pli, de se lever tôt et de décambuter au petit matin
sans réveiller la nichée, pour se téléporter, au radar, jusqu'au chagrin.
Une fois rendu, le caractère immuable des gestes à accomplir permet
d'émerger en douceur. Les deux moments difficiles sont la pause café et le
repas entre collègues. Instants dangereux, s'il en est, car même compétent
et consciencieux, c'est là que l'hérétique se trahit. Il s'agit d'être un
animal social, convivial, participer aux conversations viriles de tires
d'occase, de pastaga pas cher à Andorre et d'Albanaises pas farouches à
Figueras. Pas hurler, rire au bon moment, sinon gare, on est vite retapissé
tafiole, sale con individualiste, vilain prétentieux.
L'important n'est pas tant de bosser correctement, que de faire semblant de
s'intéresser au fonctionnement du machin, avoir l'esprit d"équipe,
d'entreprise. Ne surtout jamais laisser entendre qu'on pourrait ne
considérer le travail que comme un moyen de gagner sa croûte, comme une
simple parenthèse, pas toujours agréable, d'une vraie vie qui se déroulerait
ailleurs. Ce serait aussi incongru, malpoli, que de ne voir dans la voiture
qu'un moyen de transport. On peut râler, dégrainer le petit chef si méchant,
railler son incompétence, mais le travail doit demeurer synonyme
d'accomplissement, une fin en soi, sous peine de mise au ban.
Quand les minutes défilent vraiment trop lentement, on imagine tous les
trucs super intelligents qu'on ferait si on était libre, toutes les
activités vraiment épanouissantes auxquelles on s'adonnerait si on était
maître de son temps. On se promet de commencer dès le prochain week-end,
mais en général, l'intendance bouffe tout.
Le soir on rentre crevé, mais avec le sentiment du devoir accompli. Selon
l'état de fatigue, soit on s'écroule directement, soit on utilise le peu de
temps dont on dispose pour lire trois lignes, jouer trois notes ou trois
minutes avec les gosses. Dans tous les cas, pas trop le temps de gamberger.
Non ,franchement le salariat, c'est juste un coup à prendre, pas de quoi se
poignarder l'oignon avec une saucisse plate !
Chercher du boulot, en revanche, c'est vraiment la tasse !
Ferrer l'employeur éventuel, c'est tout un art. L'ANPE organise moult stages
qui permettent à de gros malins de se la faire crème en nous expliquant
comment s'y prendre. Ils n'y croient pas une seconde, nous non plus. Nous,
les recalés on attend que ça passe, tétanisés de honte et d'ennui, quant à
eux, ils débitent leurs fariboles en essayant d'adopter le ton juste, sans
surjouer la conviction. On a parfois, trop rarement, droit à de beaux
numéros d'acteur. Curieuse communion dans l'hypocrisie et le mensonge, en
ces lieux si laids .
Quand, tout seul comme un grand, on a enfin levé l'oiseau rare, reste
l'ultime combat, l'entretien d'embauche !
Nippé le mieux possible, tout moite dans ma liquette, je souris gentiment au
grand médium des ressources humaines, mais c'est à ce moment-là, malgré mes
bonnes résolutions, que je perds tous mes moyens. Pas foutu de baratiner,
d'expliquer que les trous dans le CV, c'est parce que je suis parti quelques
années organiser des courses de kangourous en Australie. Mes motivations ?
Euh...Gagner des sous ? Ce que je pourrais apporter à l'entreprise ? Chais
pas, moi, mon sérieux ? Ma ponctualité ? Ma bonne volonté ? Désastreux...
Quand au contraire je tiens la forme, que le taf m'intéresse vraiment, j'en
fais trop, j'oublie qu'il ne faut pas répondre d'une façon trop pointue,
mais plutôt savoir faire comprendre avec humilité à son interlocuteur qu'on
est espanté par la finesse de ses questions. Savoir montrer ses aptitudes à
la servilité plutôt que sa personnalité, savoir flatter, ménager les
suceptibilités, deux coqs dans une basse-cour, c'est pas possible...
Il y a quelques jours, j'ai fait trente bornes pour aller voir Volem rien
foutre al païs le film de Pierre Carles. J'ai vraiment été impressionné,
mais quel boulot, l'indépendance énergétique, l'auto-construction,
l'auto-suffisance alimentaire, le «chiotte séchisme», l'autonomie, le refus
du salariat !
Trop dur, tout ça. Je crois que je vais plutôt essayer de me dégotter un bon
vieux «contrat d'avenir».
(c'est pas de moi)
Laissez-moi dormir, je rêve que je bosse
Bosser, c'est fastoche. Sans charres, c'est juste une question d'habitude,
suffit de prendre le pli, de se lever tôt et de décambuter au petit matin
sans réveiller la nichée, pour se téléporter, au radar, jusqu'au chagrin.
Une fois rendu, le caractère immuable des gestes à accomplir permet
d'émerger en douceur. Les deux moments difficiles sont la pause café et le
repas entre collègues. Instants dangereux, s'il en est, car même compétent
et consciencieux, c'est là que l'hérétique se trahit. Il s'agit d'être un
animal social, convivial, participer aux conversations viriles de tires
d'occase, de pastaga pas cher à Andorre et d'Albanaises pas farouches à
Figueras. Pas hurler, rire au bon moment, sinon gare, on est vite retapissé
tafiole, sale con individualiste, vilain prétentieux.
L'important n'est pas tant de bosser correctement, que de faire semblant de
s'intéresser au fonctionnement du machin, avoir l'esprit d"équipe,
d'entreprise. Ne surtout jamais laisser entendre qu'on pourrait ne
considérer le travail que comme un moyen de gagner sa croûte, comme une
simple parenthèse, pas toujours agréable, d'une vraie vie qui se déroulerait
ailleurs. Ce serait aussi incongru, malpoli, que de ne voir dans la voiture
qu'un moyen de transport. On peut râler, dégrainer le petit chef si méchant,
railler son incompétence, mais le travail doit demeurer synonyme
d'accomplissement, une fin en soi, sous peine de mise au ban.
Quand les minutes défilent vraiment trop lentement, on imagine tous les
trucs super intelligents qu'on ferait si on était libre, toutes les
activités vraiment épanouissantes auxquelles on s'adonnerait si on était
maître de son temps. On se promet de commencer dès le prochain week-end,
mais en général, l'intendance bouffe tout.
Le soir on rentre crevé, mais avec le sentiment du devoir accompli. Selon
l'état de fatigue, soit on s'écroule directement, soit on utilise le peu de
temps dont on dispose pour lire trois lignes, jouer trois notes ou trois
minutes avec les gosses. Dans tous les cas, pas trop le temps de gamberger.
Non ,franchement le salariat, c'est juste un coup à prendre, pas de quoi se
poignarder l'oignon avec une saucisse plate !
Chercher du boulot, en revanche, c'est vraiment la tasse !
Ferrer l'employeur éventuel, c'est tout un art. L'ANPE organise moult stages
qui permettent à de gros malins de se la faire crème en nous expliquant
comment s'y prendre. Ils n'y croient pas une seconde, nous non plus. Nous,
les recalés on attend que ça passe, tétanisés de honte et d'ennui, quant à
eux, ils débitent leurs fariboles en essayant d'adopter le ton juste, sans
surjouer la conviction. On a parfois, trop rarement, droit à de beaux
numéros d'acteur. Curieuse communion dans l'hypocrisie et le mensonge, en
ces lieux si laids .
Quand, tout seul comme un grand, on a enfin levé l'oiseau rare, reste
l'ultime combat, l'entretien d'embauche !
Nippé le mieux possible, tout moite dans ma liquette, je souris gentiment au
grand médium des ressources humaines, mais c'est à ce moment-là, malgré mes
bonnes résolutions, que je perds tous mes moyens. Pas foutu de baratiner,
d'expliquer que les trous dans le CV, c'est parce que je suis parti quelques
années organiser des courses de kangourous en Australie. Mes motivations ?
Euh...Gagner des sous ? Ce que je pourrais apporter à l'entreprise ? Chais
pas, moi, mon sérieux ? Ma ponctualité ? Ma bonne volonté ? Désastreux...
Quand au contraire je tiens la forme, que le taf m'intéresse vraiment, j'en
fais trop, j'oublie qu'il ne faut pas répondre d'une façon trop pointue,
mais plutôt savoir faire comprendre avec humilité à son interlocuteur qu'on
est espanté par la finesse de ses questions. Savoir montrer ses aptitudes à
la servilité plutôt que sa personnalité, savoir flatter, ménager les
suceptibilités, deux coqs dans une basse-cour, c'est pas possible...
Il y a quelques jours, j'ai fait trente bornes pour aller voir Volem rien
foutre al païs le film de Pierre Carles. J'ai vraiment été impressionné,
mais quel boulot, l'indépendance énergétique, l'auto-construction,
l'auto-suffisance alimentaire, le «chiotte séchisme», l'autonomie, le refus
du salariat !
Trop dur, tout ça. Je crois que je vais plutôt essayer de me dégotter un bon
vieux «contrat d'avenir».

solanar- Maitre du Moaï
-
Age: 70
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: Laissez-moi dormir, je rêve que je bosse
Une bande d'ânes. Tous, comme un seul homme, gonzesses comprises. La vie est
dure, les patrons sont méchants, la société, salope. Hé les mous du bulbe,
la vie on la fait, c'est nous la vie, les tauliers c'est des gonzes comme
toi et moi, ils ne passent pas leurs nuits dans un cercueil.
Vous avez voté, triples buses, vous avez cru avoir le choix, cru qu'entre
Bécassine et Mafaldo, il existait une alternative (comme vous disent les
blaireaux des infos) Que vous étiez des citoyens responsables. Six mois d'hypnose
collective ; de matraquage (j'aime bien le mot.) médiatique.
A gauche, la Marie-Chantal de Province, bonne Maman, Miss Poitou-Charentes,
à droite l'arriviste, le besogneux, plus je bosse, plus je bosse. Celui qui
tout petit rêvait d'être cafard à la place du cafard. Tous les tocards ont
du s'y retrouver, faut dire qu'y z 'avaient visé large. Le petit enfoiré
citant Blum et la bécasse promettant le mitard aux sauvageons. Les gros cons
ont voté pour le méchant et les gentils cons pour la niaiseuse. C'est vrai
qu'ils vous avaient bien cernés.
Putain, ramassis de castors anorexiques, Marie-Ségolène qu'elle s 'appelle,
t'as vu la famille, fille de colonel psychopathe, petite-fille de général,
élevée au schlag et à l'eau bénite, la grande. Sa cousine, la consanguine du
FN, elle s'enchaine aux pieds de vigne. Marie je sais plus quoi. Elles s'appellent
toutes Marie-chose, c'est une secte.. Rien que le blaze, dans ma jeunesse,
avec ça comme patronyme, tu bouffais pas à la cantine, Mme Royal.
Pour ce qui est du teigneux, fils d'aristos ruinés (un aristo ruiné c'est
quand il ne lui reste plus de quoi casquer les larbins), avocat foireux,
affairiste, maqué avec tout ce la pègre compte d'industriels, de patrons de
presse, de marchands d'armes et j'en passe. Parjure, escroc, . Il est pas
beau le maquereau, sa gagneuse, elle s'appelle Marie-France.
Et donc, c'est vous ça, c'est vos potes, vos relations.Y en a un qui s'y
retrouve ??? Y en a un ou une (pardon les filles) qui y croit, y a cru ???
Allumez la lumière, tas de blaireaux syphilitiques, ils sont allés à l'école
ensemble, ils habitent les mêmes quartiers, fréquentent les mêmes endroits,
où on mettra jamais les pinces, leurs chiarres se roulent des pelles.
Pendant que nos vieux bouffaient de la merde, déjà, ils étaient gros et
gras. Y se sont trouvés un super boulot, il nous encule, le deal est
magnifique, la carambouille parfaite, l'escroquerie monumentalesque, chacun
son tour, jusqu'à ce qu'ils sucrent les fraises. Aux frais du populo. Y'a
même un mot pour ça, l'alternance. Chapeau bas !!
Alors pleurez tant que vous voulez, chialez comme des professionnelles
siciliennes.
Eux pendant ce temps là, y chôment pas, ils préparent la sauce, à vos frais,
celle avec laquelle ils vous boufferont. Le peuple a mauvais goût. Tout le
monde sait ça dans les quartiers chics.
Alors si j'osais un conseil ou deux, levez votre cul, éteignez votre
téloche, ou mieux, balancez là, ouvrez des livres ; Vous êtes sur internet,
servez vous-en, cherchez, ouvrez les yeux, soyez vivants. C'est bientôt tout
ce qu'il nous restera.
Scruter, scrutin : (du latin scrutari) chercher à pénétrer en profondeur.
dure, les patrons sont méchants, la société, salope. Hé les mous du bulbe,
la vie on la fait, c'est nous la vie, les tauliers c'est des gonzes comme
toi et moi, ils ne passent pas leurs nuits dans un cercueil.
Vous avez voté, triples buses, vous avez cru avoir le choix, cru qu'entre
Bécassine et Mafaldo, il existait une alternative (comme vous disent les
blaireaux des infos) Que vous étiez des citoyens responsables. Six mois d'hypnose
collective ; de matraquage (j'aime bien le mot.) médiatique.
A gauche, la Marie-Chantal de Province, bonne Maman, Miss Poitou-Charentes,
à droite l'arriviste, le besogneux, plus je bosse, plus je bosse. Celui qui
tout petit rêvait d'être cafard à la place du cafard. Tous les tocards ont
du s'y retrouver, faut dire qu'y z 'avaient visé large. Le petit enfoiré
citant Blum et la bécasse promettant le mitard aux sauvageons. Les gros cons
ont voté pour le méchant et les gentils cons pour la niaiseuse. C'est vrai
qu'ils vous avaient bien cernés.
Putain, ramassis de castors anorexiques, Marie-Ségolène qu'elle s 'appelle,
t'as vu la famille, fille de colonel psychopathe, petite-fille de général,
élevée au schlag et à l'eau bénite, la grande. Sa cousine, la consanguine du
FN, elle s'enchaine aux pieds de vigne. Marie je sais plus quoi. Elles s'appellent
toutes Marie-chose, c'est une secte.. Rien que le blaze, dans ma jeunesse,
avec ça comme patronyme, tu bouffais pas à la cantine, Mme Royal.
Pour ce qui est du teigneux, fils d'aristos ruinés (un aristo ruiné c'est
quand il ne lui reste plus de quoi casquer les larbins), avocat foireux,
affairiste, maqué avec tout ce la pègre compte d'industriels, de patrons de
presse, de marchands d'armes et j'en passe. Parjure, escroc, . Il est pas
beau le maquereau, sa gagneuse, elle s'appelle Marie-France.
Et donc, c'est vous ça, c'est vos potes, vos relations.Y en a un qui s'y
retrouve ??? Y en a un ou une (pardon les filles) qui y croit, y a cru ???
Allumez la lumière, tas de blaireaux syphilitiques, ils sont allés à l'école
ensemble, ils habitent les mêmes quartiers, fréquentent les mêmes endroits,
où on mettra jamais les pinces, leurs chiarres se roulent des pelles.
Pendant que nos vieux bouffaient de la merde, déjà, ils étaient gros et
gras. Y se sont trouvés un super boulot, il nous encule, le deal est
magnifique, la carambouille parfaite, l'escroquerie monumentalesque, chacun
son tour, jusqu'à ce qu'ils sucrent les fraises. Aux frais du populo. Y'a
même un mot pour ça, l'alternance. Chapeau bas !!
Alors pleurez tant que vous voulez, chialez comme des professionnelles
siciliennes.
Eux pendant ce temps là, y chôment pas, ils préparent la sauce, à vos frais,
celle avec laquelle ils vous boufferont. Le peuple a mauvais goût. Tout le
monde sait ça dans les quartiers chics.
Alors si j'osais un conseil ou deux, levez votre cul, éteignez votre
téloche, ou mieux, balancez là, ouvrez des livres ; Vous êtes sur internet,
servez vous-en, cherchez, ouvrez les yeux, soyez vivants. C'est bientôt tout
ce qu'il nous restera.
Scruter, scrutin : (du latin scrutari) chercher à pénétrer en profondeur.

solanar- Maitre du Moaï
-
Age: 70
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: Laissez-moi dormir, je rêve que je bosse
Il est revenu le temps des cadors en costard croisé
Il y a vingt-deux ans, j'habitais un hôtel au mois vers Bastille. Il a
disparu avec son patron yougo et borgne, tout comme le passage Saint-Bernard
ou créchait mon copain. En ce temps-là, le quartier Bastille était peuplé de
gens normaux, il y avait des pauvres et plein d'artisans. Le bicentenaire et
la déferlante immobilière ont mis fin à tout ça. Mon pote jouait de la
gratte comme un dieu, mais c'est pas ça qui nourrit son homme. Moi, je
faisais les ramassages scolaires, je distribuais des prospectus, j'étais
cobaye pharmaceutique à mes heures, j'allais même parfois donner ma sève, à
l'hosto porte de Vanves, à l'époque c'était rétribué. Ça pissait pas bien
loin, c'est le cas de le dire.
C'était la première année des restos du cour, j'avais donc pris le métro
jusqu'à Balard et fait la queue (décidément!) devant le grand chapiteau. Le
Pen, alors en pleine ascension, y avait tenu un grand meeting la veille, sa
bobine s'étalait sur tous les murs. En ces temps d'abondance, on vous
demandait pas le livret de famille, j'avais déclaré quatre personnes,
histoire de ramener quelques provisions pour mon pote, trop fier pour m'accompagner,
et pour ma pomme. Les bénévoles poussaient la délicatesse jusqu'à nous
fournir des sacs plastiques Auchan ou Carrefour, qu'on soit pas affichés sur
le chemin du retour. En sortant, j'avais entendu un groupe de zonards
dégueuler une maman noire qui s'en repartait, croulant sous les mioches et
les cabas: «T'as vu tous les mômes qu'elle a, c'est pour les allocs,
viennent bouffer le pain des Français.» J'avais juste pensé, pauvres mecs,
en passant mon chemin.
C'est drôle la vie, comme ça file. On a à peine le temps de faire le
Jacques, trouver un taf, faire des gosses, s'acheter une télé, rire de ces
crétins de Ritals qui sont assez manches pour élire le Berlusconi, ce
mélange de cafone et de hareng, que nous y voilà, nous aussi! La propagande
nous a tellement répété que tous ces nègres, tous ces Roumains, tous ces
érémistes, tous ces salauds de pauvres allaient, la carte CMU entre les
dents, nous manger notre smic, nos Sicav et nous ruiner la France, qu'on s'apprête
à donner les clefs au petit malin en costard à rayures, celui qu'a la plus
grosse bande de copains costauds, celui qui connaît plein de grands
patrons,ce sont ses amis, même qu'il est pote avec Johnny ! Quelle
tristesse! Même Balladur qu'était pourtant pas mal dans le genre, il se
vantait pas tant de ses amitiés pognonesques, il les faisait sans
ostentation ses petits cadeaux, ses privatisations.
Lui, par contre, il annonce la couleur, comme le vieux beau Transalpin, et c'est
ça qui plaît ! Avec son côté teigneux et rentre dedans, il est un peu le
fort en gueule du troquet, celui qu'a pas la langue dans sa poche, qui
connaît plein de gens, qu'a le bras long, qui peut toujours t'avoir un prix
sur ce que tu veux, qu'est toujours prêt à rendre service. Il impressionne,
faut pas l'emmerder, mais il rassure, ce gars-là, pour sûr il sait nager, on
se doute qu'il magouille un chouïa, mais on l'envie, on a vachement envie d'être
son copain.
En politique comme en rap, rien ne vaut la posture pimp. 50 Cent l'explique
en toute ingénuité, c'est parce qu'il est celui qui incarne le mieux le
gangster, le maquereau, qu'il est le premier sur le marché. Et puis c'est
tendance, gourmettes, grosses bagnoles, pétasses décolorées pour les petits,
costards sombres et gardes du corps pour les gros, revoilà les joyeux
accompagnés de leurs marmites, il est revenu le temps des cadors en costard
croisé. La belle époque, ça fleure bon l'avant-guerre. Alors, menacer
physiquement ses adversaires, s'afficher avec des gros pleins de thunes,
rallier tous les péteux, tous les ex-aspirants parrains sur le retour, c'est
la classe, et ça rassure le demi-sel moyen qu'a si tant peur, qu'a si tant
besoin d'être protégé contre tous ces plus pauvres ou moins blancs que lui.
TF1, a, quel courage, quelle audace, programmé une émission sur les
profiteurs du RMI et du chomedu, tous ces gens génétiquement programmés pour
rien foutre. J'ai pas pu voir ça, ma parabole a pas aimé l'orage de grèle il
y a quinze jours, mais je suis sûr qu'ils vont ce soir, après le débat
courtois, diffuser un reportage sur les patrons voyous qui surpeuplent nos
prisons.
Il y a vingt-deux ans, j'habitais un hôtel au mois vers Bastille. Il a
disparu avec son patron yougo et borgne, tout comme le passage Saint-Bernard
ou créchait mon copain. En ce temps-là, le quartier Bastille était peuplé de
gens normaux, il y avait des pauvres et plein d'artisans. Le bicentenaire et
la déferlante immobilière ont mis fin à tout ça. Mon pote jouait de la
gratte comme un dieu, mais c'est pas ça qui nourrit son homme. Moi, je
faisais les ramassages scolaires, je distribuais des prospectus, j'étais
cobaye pharmaceutique à mes heures, j'allais même parfois donner ma sève, à
l'hosto porte de Vanves, à l'époque c'était rétribué. Ça pissait pas bien
loin, c'est le cas de le dire.
C'était la première année des restos du cour, j'avais donc pris le métro
jusqu'à Balard et fait la queue (décidément!) devant le grand chapiteau. Le
Pen, alors en pleine ascension, y avait tenu un grand meeting la veille, sa
bobine s'étalait sur tous les murs. En ces temps d'abondance, on vous
demandait pas le livret de famille, j'avais déclaré quatre personnes,
histoire de ramener quelques provisions pour mon pote, trop fier pour m'accompagner,
et pour ma pomme. Les bénévoles poussaient la délicatesse jusqu'à nous
fournir des sacs plastiques Auchan ou Carrefour, qu'on soit pas affichés sur
le chemin du retour. En sortant, j'avais entendu un groupe de zonards
dégueuler une maman noire qui s'en repartait, croulant sous les mioches et
les cabas: «T'as vu tous les mômes qu'elle a, c'est pour les allocs,
viennent bouffer le pain des Français.» J'avais juste pensé, pauvres mecs,
en passant mon chemin.
C'est drôle la vie, comme ça file. On a à peine le temps de faire le
Jacques, trouver un taf, faire des gosses, s'acheter une télé, rire de ces
crétins de Ritals qui sont assez manches pour élire le Berlusconi, ce
mélange de cafone et de hareng, que nous y voilà, nous aussi! La propagande
nous a tellement répété que tous ces nègres, tous ces Roumains, tous ces
érémistes, tous ces salauds de pauvres allaient, la carte CMU entre les
dents, nous manger notre smic, nos Sicav et nous ruiner la France, qu'on s'apprête
à donner les clefs au petit malin en costard à rayures, celui qu'a la plus
grosse bande de copains costauds, celui qui connaît plein de grands
patrons,ce sont ses amis, même qu'il est pote avec Johnny ! Quelle
tristesse! Même Balladur qu'était pourtant pas mal dans le genre, il se
vantait pas tant de ses amitiés pognonesques, il les faisait sans
ostentation ses petits cadeaux, ses privatisations.
Lui, par contre, il annonce la couleur, comme le vieux beau Transalpin, et c'est
ça qui plaît ! Avec son côté teigneux et rentre dedans, il est un peu le
fort en gueule du troquet, celui qu'a pas la langue dans sa poche, qui
connaît plein de gens, qu'a le bras long, qui peut toujours t'avoir un prix
sur ce que tu veux, qu'est toujours prêt à rendre service. Il impressionne,
faut pas l'emmerder, mais il rassure, ce gars-là, pour sûr il sait nager, on
se doute qu'il magouille un chouïa, mais on l'envie, on a vachement envie d'être
son copain.
En politique comme en rap, rien ne vaut la posture pimp. 50 Cent l'explique
en toute ingénuité, c'est parce qu'il est celui qui incarne le mieux le
gangster, le maquereau, qu'il est le premier sur le marché. Et puis c'est
tendance, gourmettes, grosses bagnoles, pétasses décolorées pour les petits,
costards sombres et gardes du corps pour les gros, revoilà les joyeux
accompagnés de leurs marmites, il est revenu le temps des cadors en costard
croisé. La belle époque, ça fleure bon l'avant-guerre. Alors, menacer
physiquement ses adversaires, s'afficher avec des gros pleins de thunes,
rallier tous les péteux, tous les ex-aspirants parrains sur le retour, c'est
la classe, et ça rassure le demi-sel moyen qu'a si tant peur, qu'a si tant
besoin d'être protégé contre tous ces plus pauvres ou moins blancs que lui.
TF1, a, quel courage, quelle audace, programmé une émission sur les
profiteurs du RMI et du chomedu, tous ces gens génétiquement programmés pour
rien foutre. J'ai pas pu voir ça, ma parabole a pas aimé l'orage de grèle il
y a quinze jours, mais je suis sûr qu'ils vont ce soir, après le débat
courtois, diffuser un reportage sur les patrons voyous qui surpeuplent nos
prisons.

solanar- Maitre du Moaï
-
Age: 70
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: Laissez-moi dormir, je rêve que je bosse
pourquoi tant de haine ? 


betty boop-
Age: 62
Date d'inscription: 11/06/2005

Re: Laissez-moi dormir, je rêve que je bosse
Je trouve ça bien fait... ça recale, ça relativise
Y'a pas de haine, juste un peu de doute
J'aime bien le type qui ecrit ça, comme ça
Y'a pas d'homme miracle y'a que des gens qui croient au miracle
Solanar
L'adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote.
Pierre Desproges
Y'a pas de haine, juste un peu de doute
J'aime bien le type qui ecrit ça, comme ça
Y'a pas d'homme miracle y'a que des gens qui croient au miracle
Solanar
L'adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote.
Pierre Desproges

solanar- Maitre du Moaï
-
Age: 70
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: Laissez-moi dormir, je rêve que je bosse
C'est interdit de savoir qui a écrit cela ? C'est écrit sur un forum ou tu ne veux pas qu'on lise ce que tu as écrit ? 

AMSTRAMGRAM- Gourou
-
Age: 38
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: Laissez-moi dormir, je rêve que je bosse
C'est un mec qui a comme pseudo Rouletabille qui ecrit souvent des articles de ce genre surun forum politique
J'ai mis ici ceux qui me plaisent le plus
J'ai son e-mail si tu veux mais rien de plus
J'ai mis ici ceux qui me plaisent le plus
J'ai son e-mail si tu veux mais rien de plus

solanar- Maitre du Moaï
-
Age: 70
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: Laissez-moi dormir, je rêve que je bosse
C'est vrai que les textes de ce gars sont vraiments très forts, alors au passage je relève entre autres ceci:
Effectivement les entretiens dans les locaux du RMI, de l'ANPE, ainsi que tout un tas d'autres structures ( certains psychologues médiocres, certains assistants sociaux complètement éteints) sont effecrtivement des lieux sinistres ou il ne manquerait plus que du sang pour que cela soit la copie conforme d'un abattoir. Alors parceque les gens doivent trouver du taf et donc en gros ne pas avoir envie de s'éterniser dans ces structures c'est compréhensible que ce ne soient pas des hôtels 3 étoiles, que l'on ai pas envie de devenir pote avec son psy mais tous ces types payés pour ne servir à rien ne font effectivement pas semblant de servir à quelque chose, c'est l'évidence même que tout ce qu'ils vont dire durant ces stages ils n'y croient pas une seule seconde. La fameuse pièce avec l'éclairage au néon qui rendrait même Laetitia Casta laide, ce paper board de mes fesses ou un plouc dessine un triangle, des points d'exclamations une liste de mots qu'il est de bon ton de recopier à huit autres personnes qui sont obligées de faire elles aussi les ploucs pour qu'a la fin de la séance ont leur redonne un bon valable un an pour garder le rmi, si de tout cela il n'y a qu'une chose à retenir c'est celle ci:
8 rmistes font un travailleur inutile.Il suffit que sur les 8 il y en ai un seul qui trouve par malheur un boulot et le type payé à leur faire la morale se retrouve...au rmi.
L'ANPE organise moult stages
qui permettent à de gros malins de se la faire crème en nous expliquant
comment s'y prendre. Ils n'y croient pas une seconde, nous non plus. Nous,
les recalés on attend que ça passe, tétanisés de honte et d'ennui, quant à
eux, ils débitent leurs fariboles en essayant d'adopter le ton juste, sans
surjouer la conviction. On a parfois, trop rarement, droit à de beaux
numéros d'acteur. Curieuse communion dans l'hypocrisie et le mensonge, en
ces lieux si laids .
Effectivement les entretiens dans les locaux du RMI, de l'ANPE, ainsi que tout un tas d'autres structures ( certains psychologues médiocres, certains assistants sociaux complètement éteints) sont effecrtivement des lieux sinistres ou il ne manquerait plus que du sang pour que cela soit la copie conforme d'un abattoir. Alors parceque les gens doivent trouver du taf et donc en gros ne pas avoir envie de s'éterniser dans ces structures c'est compréhensible que ce ne soient pas des hôtels 3 étoiles, que l'on ai pas envie de devenir pote avec son psy mais tous ces types payés pour ne servir à rien ne font effectivement pas semblant de servir à quelque chose, c'est l'évidence même que tout ce qu'ils vont dire durant ces stages ils n'y croient pas une seule seconde. La fameuse pièce avec l'éclairage au néon qui rendrait même Laetitia Casta laide, ce paper board de mes fesses ou un plouc dessine un triangle, des points d'exclamations une liste de mots qu'il est de bon ton de recopier à huit autres personnes qui sont obligées de faire elles aussi les ploucs pour qu'a la fin de la séance ont leur redonne un bon valable un an pour garder le rmi, si de tout cela il n'y a qu'une chose à retenir c'est celle ci:
8 rmistes font un travailleur inutile.Il suffit que sur les 8 il y en ai un seul qui trouve par malheur un boulot et le type payé à leur faire la morale se retrouve...au rmi.
AMSTRAMGRAM- Gourou
-
Age: 38
Date d'inscription: 28/09/2004

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