Peut être mon dernier message
Peut être mon dernier message
Je dois dire qu'en lisant ce texte j'étais loin de me douter qu'en cliquant sur le mot twitter quelque chose allait me sauter à la gueule.
AMSTRAMGRAM- Gourou
-
Age: 38
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: Peut être mon dernier message
Ce soir, l'idée de couper le fil me martelait. Je n'ai plus peur de la chute, de tout laisser tomber jusqu'à noircir la moitié de rien. La pensée illusoire d'être l'aimé m'emporte...

Hagard, le regard s'en va où le sens ne trouve plus de gare.
Plus d'air. Figé.
Noir insensible au fil de l'histoire.
Le rasoir.
Elle même, du reste ne veut plus rien savoir,
Une écriture phare éblouit les miroirs.
Comme les nénuphars suivis par la tablature des hasards.
Un grand cri dans le brouillard. Et le silence...
La respiration coupe.
Puis rouge.
Sous la pierre devenue moi,
Un cadavre sombre.
Je suis une tombe et elle me sonde.
Encore jusqu'au fond du mort,
Elle existe au corps.
La vie.
Nous serions
un verglas où les lames
laisseraient ces ronds
de cheveux.
Jusqu'aux corps
devinés où les autres
ne verraient plus rien
en nos yeux.
Comme un don
esquissé où les palmes
chercheraient le fond
de nos voeux.
Sur la mort
découverte où les notes
glisseraient un matin
dans le creu.
La musique tombe sur le bord de la route. Le mp3 continue de sonner lorsqu'elle s'écroule dans un vert humide et fou. Elle est sans vie déjà. Sa pupille est dilatée comme une glace sans teint. Un reflet noir dans son oeil noir. Une chaussure s'arrête et puis une lueur au bout d'un cuir vient pénétrer la chair. Je prends ces deux lunes désormais miennes. Le monde retrouvé, je recouvre mes esprits. Je vois.
...

Hagard, le regard s'en va où le sens ne trouve plus de gare.
Plus d'air. Figé.
Noir insensible au fil de l'histoire.
Le rasoir.
Elle même, du reste ne veut plus rien savoir,
Une écriture phare éblouit les miroirs.
Comme les nénuphars suivis par la tablature des hasards.
Un grand cri dans le brouillard. Et le silence...
La respiration coupe.
Puis rouge.
Sous la pierre devenue moi,
Un cadavre sombre.
Je suis une tombe et elle me sonde.
Encore jusqu'au fond du mort,
Elle existe au corps.
La vie.
Nous serions
un verglas où les lames
laisseraient ces ronds
de cheveux.
Jusqu'aux corps
devinés où les autres
ne verraient plus rien
en nos yeux.
Comme un don
esquissé où les palmes
chercheraient le fond
de nos voeux.
Sur la mort
découverte où les notes
glisseraient un matin
dans le creu.
La musique tombe sur le bord de la route. Le mp3 continue de sonner lorsqu'elle s'écroule dans un vert humide et fou. Elle est sans vie déjà. Sa pupille est dilatée comme une glace sans teint. Un reflet noir dans son oeil noir. Une chaussure s'arrête et puis une lueur au bout d'un cuir vient pénétrer la chair. Je prends ces deux lunes désormais miennes. Le monde retrouvé, je recouvre mes esprits. Je vois.
...

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
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