Ecorce
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Ecorce
Mon corps tremble.
A mesure que le temps passe, les pensées prennent ta place. Tout ces mots échangés qui n'ont pas vécu disparaissent. Les souvenirs remontent à la surface, l'avenir s'en va comme tout ce qui me chasse. De cet arbre en automne, les feuilles tombent. Comme un livre aux amours mortes perdrait ses pages. Le vent encore fait trembler mon coeur quand il souffle doucement ce que les rêves me disaient, comme un souffleur sur une scène me rappellerait ces mots pour pouvoir les jouer. Vivre un peu plus que les rêves, vivre plus qu'un amour en trève. Marcher sur ces pavés. La pluie commet ce que mes larmes ne peuvent plus raconter, puisque devenues absentes. La pluie tombe et mes yeux la prennent, et coulent sur mes joues ces larmes venues du ciel. Un arbre déraciné ne sait plus où aller. Il n'est pas fait pour marcher ainsi, les racines tranchées. Ces liens qui allaient jusqu'à ton existence. Jusqu'à l'évidence.
Perdre. Le temps. La vie qui nous emmène et nous oublie dans le vent. Un souffle de trop et on voit encore. Je suis vivant. Parfois, j'en suis presque gêné. "Pardon d'exister... je m'excuse... je m'en vais comme je peux, un peu comme on formule un voeu lorsqu'une étoile ne fait que passer..." Mais le goût de vivre est là. Pourtant. Tout est présent, mais c'est comme si tout n'était pas vraiment là. Un vide, une absence, des rides, la décadence. Le temps passe, les couleurs s'effacent, le gris vient à la place d'une vie à peine abordée, nullement accomplie. Un vieil arbre est en moi. Peut-il rajeunir ? Le bois n'est-il pas déjà mort...
A mesure que le temps passe, les pensées prennent ta place. Tout ces mots échangés qui n'ont pas vécu disparaissent. Les souvenirs remontent à la surface, l'avenir s'en va comme tout ce qui me chasse. De cet arbre en automne, les feuilles tombent. Comme un livre aux amours mortes perdrait ses pages. Le vent encore fait trembler mon coeur quand il souffle doucement ce que les rêves me disaient, comme un souffleur sur une scène me rappellerait ces mots pour pouvoir les jouer. Vivre un peu plus que les rêves, vivre plus qu'un amour en trève. Marcher sur ces pavés. La pluie commet ce que mes larmes ne peuvent plus raconter, puisque devenues absentes. La pluie tombe et mes yeux la prennent, et coulent sur mes joues ces larmes venues du ciel. Un arbre déraciné ne sait plus où aller. Il n'est pas fait pour marcher ainsi, les racines tranchées. Ces liens qui allaient jusqu'à ton existence. Jusqu'à l'évidence.
Perdre. Le temps. La vie qui nous emmène et nous oublie dans le vent. Un souffle de trop et on voit encore. Je suis vivant. Parfois, j'en suis presque gêné. "Pardon d'exister... je m'excuse... je m'en vais comme je peux, un peu comme on formule un voeu lorsqu'une étoile ne fait que passer..." Mais le goût de vivre est là. Pourtant. Tout est présent, mais c'est comme si tout n'était pas vraiment là. Un vide, une absence, des rides, la décadence. Le temps passe, les couleurs s'effacent, le gris vient à la place d'une vie à peine abordée, nullement accomplie. Un vieil arbre est en moi. Peut-il rajeunir ? Le bois n'est-il pas déjà mort...

ThY'D- Boulet
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Date d'inscription: 08/03/2005
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