Lieu de nuit
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Lieu de nuit
Je me demande ce que je fais ici. Cette ville ne me dit plus rien qui vaille. Je suis ailleurs. Par ces fleurs que je lui ai offert, son jardin est fleuri du bien, au prix de mon enfer. Les mains retournent en poussière.
J'entends encore ses cordes vibrer. Ce n'était qu'un rêve. C'est devenu un mirage. Il a franchi le mur du son, il y a eu cette détonation. Un mirage miraculeux, une rive m'attend, seul. Quelques pas, puis je m'allonge. Dans le ciel, des nuages ensablés, un visage se dessine. Partie. Ou pas encore venue. Naturelle, réelle, rebelle. Je ne suis pas l'homme à plaire. Non, je ne suis pas l'homme. Jamais n'ai-je été qu'un désir de printemps. Juste un souffle présent.
Et tout s'envole. Dans l'univers, les histoires renaissent. Mais chaque seconde est une mort qui s'ajoute. Rien de fabuleux. Je n'aime pas être réel. Je n'aime pas ma présence. Je me rejette moi-même, probablement pour les mêmes causes du fait qu'on ne veuille pas de moi. Je m'en vais en permanence loin, loin de moi. Je m'en vais et je préfère de loin le trait. Quelque part, je me prépare. A ne vivre qu'une vie sans histoire, celle qu'elle ne pourra pas vivre, qui invente les mondes pour oublier le sien, qui formule des idées à réaliser pour malgré tout, être un peu. Exister...
Vraiment ? Ca fait déjà plusieurs années que je ne suis plus l'âme qui vaille le coup qu'on s'y attarde. Les regards passent, même le sien m'a quitté. Et moi, quel regard je porte ? Pas celui qu'il faudrait. Je ne sais pas, je ne sais plus rien, il faut tout me dire, tout m'apprendre. C'est usant, frustrant, blessant, ... mais je pensais que la vie c'était se donner une raison d'avancer. Mal car je voulais, malgré les ratures, ne pas jeter ce futur. Et me voilà, là, vois ce que je suis, pas grand chose.
Et tout s'envole. Les souvenirs ne sont plus l'âme d'être vécus.
Amour aux jours
toi, pétales emportées
à jamais dispersée
par tous les vents du monde
Et quand je m'en irai
m'accompagneras-tu au présent ?
Quand mes yeux se fermeront enfin
me tiendras tu la main ?
Comme un amour que tu souffles
en douceur, reste un peu
auprès de ma nuit, je te vois
endormie dans mes souvenirs
à côté de moi
Le papillon meurt, au soir.
J'entends encore ses cordes vibrer. Ce n'était qu'un rêve. C'est devenu un mirage. Il a franchi le mur du son, il y a eu cette détonation. Un mirage miraculeux, une rive m'attend, seul. Quelques pas, puis je m'allonge. Dans le ciel, des nuages ensablés, un visage se dessine. Partie. Ou pas encore venue. Naturelle, réelle, rebelle. Je ne suis pas l'homme à plaire. Non, je ne suis pas l'homme. Jamais n'ai-je été qu'un désir de printemps. Juste un souffle présent.
Et tout s'envole. Dans l'univers, les histoires renaissent. Mais chaque seconde est une mort qui s'ajoute. Rien de fabuleux. Je n'aime pas être réel. Je n'aime pas ma présence. Je me rejette moi-même, probablement pour les mêmes causes du fait qu'on ne veuille pas de moi. Je m'en vais en permanence loin, loin de moi. Je m'en vais et je préfère de loin le trait. Quelque part, je me prépare. A ne vivre qu'une vie sans histoire, celle qu'elle ne pourra pas vivre, qui invente les mondes pour oublier le sien, qui formule des idées à réaliser pour malgré tout, être un peu. Exister...
Vraiment ? Ca fait déjà plusieurs années que je ne suis plus l'âme qui vaille le coup qu'on s'y attarde. Les regards passent, même le sien m'a quitté. Et moi, quel regard je porte ? Pas celui qu'il faudrait. Je ne sais pas, je ne sais plus rien, il faut tout me dire, tout m'apprendre. C'est usant, frustrant, blessant, ... mais je pensais que la vie c'était se donner une raison d'avancer. Mal car je voulais, malgré les ratures, ne pas jeter ce futur. Et me voilà, là, vois ce que je suis, pas grand chose.
Et tout s'envole. Les souvenirs ne sont plus l'âme d'être vécus.
Amour aux jours
toi, pétales emportées
à jamais dispersée
par tous les vents du monde
Et quand je m'en irai
m'accompagneras-tu au présent ?
Quand mes yeux se fermeront enfin
me tiendras tu la main ?
Comme un amour que tu souffles
en douceur, reste un peu
auprès de ma nuit, je te vois
endormie dans mes souvenirs
à côté de moi
Le papillon meurt, au soir.

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: Lieu de nuit
La raison pousse cet autre dans de nouvelles contrées. Autres formes, autres lieux. L'espoir de l'autre que l'on atteint et qui s'en va, puis revient et on l'attend. Difficile de parler à propos de l'indicible amour. Multiples courants qui nous entraînent vers le désir commun et nous épuisent jusqu'à l'étouffement. Des erreurs, on en fera encore. Le pire sans doute est de ne pas le vivre. Se penser ne pas être comme soi-même avec l'autre. C'est plus qu'au coeur que l'on m'a touché, j'ai l'âme emportée. Elle m'a touché là où le corps est inutile. C'est pour cela que peu importe le temps, la distance, l'absence, derrière cela je dois réapprendre à vivre avec ces marques à l'âme qu'elle m'a laissé. Un peu comme des empruntes. Nous aurions pu, je crois, vivre librement l'un l'autre, nous aimer autrement, nous retrouver parfois. Mais sans-doute que cela n'est pas mon histoire. Alors, je m'en vais aussi. Il me faut quitter cette histoire, ces pensées.
Après quelques temps, les choses reprennent leurs droits. Je change, ne suis plus le même. Moins dans l'attente. Plus dans d'autres rêves. Cette âme qui fut mise à nu retrouve la chair humaine, se recouvre d'une carapace. Je la retrouve en fait. J'avais laissé tomber certaines barrières à tort. Alors, je cherche autre chose. Plus de temps et de présence. Mais surtout, de l'espace. Je dois l'admettre, tourner la page ne m'empêche pas de l'aimer. Et savoir qu'elle vit précisément ce que je souhaitais connaître, ce que j'ai raté, c'est de comprendre que je ne sais pas parler ni même me faire comprendre. Aux antipodes de mon être, je suis un autre. C'est fou comme j'ai changé. Peut-être faut-il ne plus y penser. Je crois que je suis plus abimé et surtout plus fragile maintenant qu'autrefois. Je veux dire, je ne saurai plus faire aucune geste, je ne saurai plus dire aucun mot, poser un simple regard même ne sera prétexte qu'à me porter vers la fuite. Dans ce passage, toute une vie. Un "trop d'un coup". Je ne peux plus donner ma confiance. Les mots ne valent plus rien. La parole aussi. Enfin, plus grand chose ne vaut quoi que ce soit. Dire à quelqu'un qu'on l'aime, c'est... je ne sais pas ce que c'est, je ne sais plus ce qu'il faut entendre.
Alors, je pense parfois à d'autres choses. Plus simples. Beaucoup plus simples. Pourquoi pas moi ? Je ne sais pas. Elle voulait comprendre pourquoi je n'ai pas de chance. Elle a peut-être compris... pas moi. Même si au fond je sais ce que je ne peux être. Il suffit de peu pour m'effacer. Ca va très vite. C'est vrai, je ne me sentais pas exister ni ne pouvais m'accepter à ses côtés, pas son genre de mec. Le truc carrismatique en plus n'existe pas. Je ne peux faire que passer, c'est comme ça... il va falloir m'en accomoder, l'accepter. J'ai vu simplement la réalité, dans la vie rien ne se serait passé si nous nous serions croisés. Alors, je l'admets, personne ne m'a jamais aimé et il me faut ne plus en souffrir, et ne plus attendre autre chose que d'aimer par procuration à travers le bonheur d'autrui. Ca parait basique comme problème, c'est pourtant ce qui complique tout. Ce qui noie l'existence.
Après quelques temps, les choses reprennent leurs droits. Je change, ne suis plus le même. Moins dans l'attente. Plus dans d'autres rêves. Cette âme qui fut mise à nu retrouve la chair humaine, se recouvre d'une carapace. Je la retrouve en fait. J'avais laissé tomber certaines barrières à tort. Alors, je cherche autre chose. Plus de temps et de présence. Mais surtout, de l'espace. Je dois l'admettre, tourner la page ne m'empêche pas de l'aimer. Et savoir qu'elle vit précisément ce que je souhaitais connaître, ce que j'ai raté, c'est de comprendre que je ne sais pas parler ni même me faire comprendre. Aux antipodes de mon être, je suis un autre. C'est fou comme j'ai changé. Peut-être faut-il ne plus y penser. Je crois que je suis plus abimé et surtout plus fragile maintenant qu'autrefois. Je veux dire, je ne saurai plus faire aucune geste, je ne saurai plus dire aucun mot, poser un simple regard même ne sera prétexte qu'à me porter vers la fuite. Dans ce passage, toute une vie. Un "trop d'un coup". Je ne peux plus donner ma confiance. Les mots ne valent plus rien. La parole aussi. Enfin, plus grand chose ne vaut quoi que ce soit. Dire à quelqu'un qu'on l'aime, c'est... je ne sais pas ce que c'est, je ne sais plus ce qu'il faut entendre.
Alors, je pense parfois à d'autres choses. Plus simples. Beaucoup plus simples. Pourquoi pas moi ? Je ne sais pas. Elle voulait comprendre pourquoi je n'ai pas de chance. Elle a peut-être compris... pas moi. Même si au fond je sais ce que je ne peux être. Il suffit de peu pour m'effacer. Ca va très vite. C'est vrai, je ne me sentais pas exister ni ne pouvais m'accepter à ses côtés, pas son genre de mec. Le truc carrismatique en plus n'existe pas. Je ne peux faire que passer, c'est comme ça... il va falloir m'en accomoder, l'accepter. J'ai vu simplement la réalité, dans la vie rien ne se serait passé si nous nous serions croisés. Alors, je l'admets, personne ne m'a jamais aimé et il me faut ne plus en souffrir, et ne plus attendre autre chose que d'aimer par procuration à travers le bonheur d'autrui. Ca parait basique comme problème, c'est pourtant ce qui complique tout. Ce qui noie l'existence.

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: Lieu de nuit
Une manière de t'améliorer la vie, ce serait de simplifier tes rapports avec les autres à travers toi.
Essaie par exemple de ne pas chercher à expliquer tes rapports avec les autres, c'est impossible pour tout le monde et en plus complètement inutile
Il n'y a pas d'explication rationnelle à des sentiments à des etats d'âme ou à des pulsions donc il ne faut pas en chercher
Avance au jour le jour , prend ce qui est bon, laisse tomber ce qui ne te plait pas et pense a autre chose. Les évènements sentimentaux arrivent toujours par surprise de manière totalement inattendue. Ils s'en vont de la même manière d'ailleurs
Si quelqu'un te choisi un jour ce sera en fonction de ce qu'il perçoit de toi et non pas en fonction de l'idée que tu te fais de toi ou que tu essaies de montrer
Rien n'est compliqué, au contraire tout est simple, si simple qu'il n'y a pas d'explication a chercher, c'est comme ça...
Essaie par exemple de ne pas chercher à expliquer tes rapports avec les autres, c'est impossible pour tout le monde et en plus complètement inutile
Il n'y a pas d'explication rationnelle à des sentiments à des etats d'âme ou à des pulsions donc il ne faut pas en chercher
Avance au jour le jour , prend ce qui est bon, laisse tomber ce qui ne te plait pas et pense a autre chose. Les évènements sentimentaux arrivent toujours par surprise de manière totalement inattendue. Ils s'en vont de la même manière d'ailleurs
Si quelqu'un te choisi un jour ce sera en fonction de ce qu'il perçoit de toi et non pas en fonction de l'idée que tu te fais de toi ou que tu essaies de montrer
Rien n'est compliqué, au contraire tout est simple, si simple qu'il n'y a pas d'explication a chercher, c'est comme ça...

solanar- Maitre du Moaï
-
Age: 70
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: Lieu de nuit
Je suis traumatisé par l'unique aventure "sentimentale" que j'ai vécu...
Atteint dans ma dignité d'homme, je me sens oublié dans ma part masculine, bref... pire que ça encore... un peu comme la vie de me dire tu n'as jamais été aimé, ne le sera jamais... où alors ce ne serait que du semblant... au mieux, en prenant soin de moi, je pourrais devenir un éventuel amant... et encore, mon corps refuse de ressentir quoi que ce soit dans une situation intime, je suppose parce que ça fait trop d'années sans l'avoir connu donc c'est une chose pour moi à réinventer, plus du tout évidente (et j'ai 31 ans ! Je n'imagine même pas quand j'en aurai davantage... au secours !!!)...
Atteint dans ma dignité d'homme, je me sens oublié dans ma part masculine, bref... pire que ça encore... un peu comme la vie de me dire tu n'as jamais été aimé, ne le sera jamais... où alors ce ne serait que du semblant... au mieux, en prenant soin de moi, je pourrais devenir un éventuel amant... et encore, mon corps refuse de ressentir quoi que ce soit dans une situation intime, je suppose parce que ça fait trop d'années sans l'avoir connu donc c'est une chose pour moi à réinventer, plus du tout évidente (et j'ai 31 ans ! Je n'imagine même pas quand j'en aurai davantage... au secours !!!)...

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: Lieu de nuit
ce qui bloque souvent, c'est plus le psychisme que le physique, alors ne te mets pas trop la pression.

amandine- Fouine
-
Age: 30
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: Lieu de nuit
Psychique+Physique ça fait pépé et Psychique + Physique + Pression ça fait PéPé à Plat... AU SECOURS ++ !!!

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
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