Lien2nuit
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Lien2nuit
textes ou images d'errances

Le trouble d'un Allo au fil de sa voix. C'était il y a un an. Un ami m'avait passé son portable, nous étions devant l'Appart café. J'avais encore du mal a rencontrer du monde, surtout seul dans un bar ; y entrer naturellement c'était pas trop mon truc. Avec un ami, c'était plus facile. Du mal à m'accepter dans un monde qui devient plat depuis la création de nos regards plasmas de salon. Le monde ne tourne plus rond, un peu comme à toute époque. Je crois que le monde ne tourne plus rond dans la tête d'un homme quand il voit ce que personne ne peut voir à sa place. Un ange. Ce qui n'était pas dit était déjà écrit.
Peu importe. Peut-être que ce livre s'ouvrira, avec des personnages, des décors, un univers fictif, un ciel artificiel comme dit ce chanteur. Quelque chose qui parle d'un être venu d'ailleurs, pourtant vivant ici. Un monde inventé, c'est tellement mieux que dans la vie. Où verrions nous le roman du vrai ? Ce n'est pas si important.
Je me demande ce que je fais ici.
Cette ville ne me dit plus rien qui vaille. Je suis ailleurs. Par ces fleurs que je lui ai offert, son jardin est fleuri du bien. Au prix de mon enfer. Les mains retournent en poussière. Demain est un mystère. La Terre miss, elle me semble lointaine. Mère nature parfois met au monde des âmes de chair et de sang comme des êtres surnaturels. Dans l'Eden, je l'ai vu. J'y ai cru, surtout lorsque j'ai croqué la pomme. Le goût n'était pas celui d'une matrice. Nous n'étions plus sur msn, nous n'étions plus au téléphone, nous n'étions plus que des anges. La peau est si...
J'entends encore ses cordes vibrer. Le monde était redevenu rond ; cet instant qui ne peut s'écrire fut vécu au delà de nos plats supports que la pointe de la technologie ne cesse de percer pour nous aveugler.
Ce n'était qu'un rêve réel, c'est devenu un mirage miraculeux. Il a franchi le mur du son, il y a eu cette détonation. Une rive m'attend, seul.
Quelques pas, puis je m'allonge. Dans le ciel, des nuages ensablés, un visage se dessine. Partie. Ou pas encore venue.
Je ne suis pas l'homme à plaire. Non, je ne suis pas l'homme. N'ai-je été jamais qu'un désir de printemps. Juste un souffle présent.
Et tout s'envole. Dans l'univers, les histoires renaissent. Mais chaque seconde est une mort qui nous enlève en l'Eve. Rien de fabuleux. Je n'aime pas être réel. Je m'en vais en permanence loin, loin de moi. Je m'en vais et je préfère de loin le trait. Quelque part, je me prépare. A ne vivre qu'une vie sans histoire, celle qu'elle ne pourra pas vivre, qui invente les mondes pour oublier le sien, qui formule des idées à réaliser pour malgré tout, être un peu. Exister...
Vraiment ?
Les regards passent, même le sien m'a quitté.
Tout s'est réalisé. Rien ne m'étonne.
J'ai du toujours savoir.
Et tout s'envole. Les souvenirs ne sont plus l'âme d'être vécus.
Il me suffit juste d'ouvrir un écran plat pour faire le tour du monde.
Je découvre des histoires, des films, clips et autres produits de la communication. Vie individuelle à consommer dans les plus brefs délais parce que la mémoire est devenue longue d'illusions. On s'oublie en l'autre et on l'oublie. A moins que l'on préfère ne vivre que dans nos souvenirs. Cet album qui nous procurera peut-être ces fameuses émotions que l'on sera seul à connaître, au bout du chemin, face à soi. Dans notre propre douleur, pour y échapper, on reviendra dans nos jours passés aux chimères devenues. Oublier que l'on meurt, c'est ne pas oublier de vivre.
Amour aux jours
toi, pétales emportées
à jamais dispersée
par tous les vents du monde
Et quand je m'en irai
m'accompagneras-tu au présent ?
Quand mes yeux se fermeront enfin
me tiendras tu la main ?
Comme un amour que tu souffles
en douceur, reste un peu
auprès de ma nuit, je te vois
endormie dans mes souvenirs
à côté de moi
Des couleurs numériques sur des elles que l'on zappe, et des ils perdus sans gsm.
Des ailes se rejoignent dans un monde allumé.
Le papillon s'éteint.

Le trouble d'un Allo au fil de sa voix. C'était il y a un an. Un ami m'avait passé son portable, nous étions devant l'Appart café. J'avais encore du mal a rencontrer du monde, surtout seul dans un bar ; y entrer naturellement c'était pas trop mon truc. Avec un ami, c'était plus facile. Du mal à m'accepter dans un monde qui devient plat depuis la création de nos regards plasmas de salon. Le monde ne tourne plus rond, un peu comme à toute époque. Je crois que le monde ne tourne plus rond dans la tête d'un homme quand il voit ce que personne ne peut voir à sa place. Un ange. Ce qui n'était pas dit était déjà écrit.
Peu importe. Peut-être que ce livre s'ouvrira, avec des personnages, des décors, un univers fictif, un ciel artificiel comme dit ce chanteur. Quelque chose qui parle d'un être venu d'ailleurs, pourtant vivant ici. Un monde inventé, c'est tellement mieux que dans la vie. Où verrions nous le roman du vrai ? Ce n'est pas si important.
Je me demande ce que je fais ici.
Cette ville ne me dit plus rien qui vaille. Je suis ailleurs. Par ces fleurs que je lui ai offert, son jardin est fleuri du bien. Au prix de mon enfer. Les mains retournent en poussière. Demain est un mystère. La Terre miss, elle me semble lointaine. Mère nature parfois met au monde des âmes de chair et de sang comme des êtres surnaturels. Dans l'Eden, je l'ai vu. J'y ai cru, surtout lorsque j'ai croqué la pomme. Le goût n'était pas celui d'une matrice. Nous n'étions plus sur msn, nous n'étions plus au téléphone, nous n'étions plus que des anges. La peau est si...
J'entends encore ses cordes vibrer. Le monde était redevenu rond ; cet instant qui ne peut s'écrire fut vécu au delà de nos plats supports que la pointe de la technologie ne cesse de percer pour nous aveugler.
Ce n'était qu'un rêve réel, c'est devenu un mirage miraculeux. Il a franchi le mur du son, il y a eu cette détonation. Une rive m'attend, seul.
Quelques pas, puis je m'allonge. Dans le ciel, des nuages ensablés, un visage se dessine. Partie. Ou pas encore venue.
Je ne suis pas l'homme à plaire. Non, je ne suis pas l'homme. N'ai-je été jamais qu'un désir de printemps. Juste un souffle présent.
Et tout s'envole. Dans l'univers, les histoires renaissent. Mais chaque seconde est une mort qui nous enlève en l'Eve. Rien de fabuleux. Je n'aime pas être réel. Je m'en vais en permanence loin, loin de moi. Je m'en vais et je préfère de loin le trait. Quelque part, je me prépare. A ne vivre qu'une vie sans histoire, celle qu'elle ne pourra pas vivre, qui invente les mondes pour oublier le sien, qui formule des idées à réaliser pour malgré tout, être un peu. Exister...
Vraiment ?
Les regards passent, même le sien m'a quitté.
Tout s'est réalisé. Rien ne m'étonne.
J'ai du toujours savoir.
Et tout s'envole. Les souvenirs ne sont plus l'âme d'être vécus.
Il me suffit juste d'ouvrir un écran plat pour faire le tour du monde.
Je découvre des histoires, des films, clips et autres produits de la communication. Vie individuelle à consommer dans les plus brefs délais parce que la mémoire est devenue longue d'illusions. On s'oublie en l'autre et on l'oublie. A moins que l'on préfère ne vivre que dans nos souvenirs. Cet album qui nous procurera peut-être ces fameuses émotions que l'on sera seul à connaître, au bout du chemin, face à soi. Dans notre propre douleur, pour y échapper, on reviendra dans nos jours passés aux chimères devenues. Oublier que l'on meurt, c'est ne pas oublier de vivre.
Amour aux jours
toi, pétales emportées
à jamais dispersée
par tous les vents du monde
Et quand je m'en irai
m'accompagneras-tu au présent ?
Quand mes yeux se fermeront enfin
me tiendras tu la main ?
Comme un amour que tu souffles
en douceur, reste un peu
auprès de ma nuit, je te vois
endormie dans mes souvenirs
à côté de moi
Des couleurs numériques sur des elles que l'on zappe, et des ils perdus sans gsm.
Des ailes se rejoignent dans un monde allumé.
Le papillon s'éteint.

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: Lien2nuit
Le mal d'Adan
tu as eu ma peau
rose au coeur de rêves
m'as pris toutes mes pensées
jusqu'à la dernière fièvre
ne m'écris plus de mots
beauté au goût de lèvres
j'oublie tout nos baisers
qui éteignaient nos pleurs
Va donc vivre avec celui
qui te rend l'amour libre
de tout ce que j'ai perdu
c'est cela qu'il fallait vivre
Tue moi encore une fois
pour bâcler ce bonheur
que de t'avoir aimé
la douleur d'une erreur
Tire, ne me rate pas
tu sais le faire, je sais
tu aimes ta Nikita
et son flingue à petite fleur
J'ai la haine, la haine
de t'aimer encore comme ça
la vie est trop rebelle
elle m'aura, je le crois
J'ai changé, j'ai la crève
les coeurs je les déteste
les ailes en feu m'enlèvent
ange déchet, jeté d'Eve...
Ne m'offre plus la Pomme
car le C... je le Crève !
tu as eu ma peau
rose au coeur de rêves
m'as pris toutes mes pensées
jusqu'à la dernière fièvre
ne m'écris plus de mots
beauté au goût de lèvres
j'oublie tout nos baisers
qui éteignaient nos pleurs
Va donc vivre avec celui
qui te rend l'amour libre
de tout ce que j'ai perdu
c'est cela qu'il fallait vivre
Tue moi encore une fois
pour bâcler ce bonheur
que de t'avoir aimé
la douleur d'une erreur
Tire, ne me rate pas
tu sais le faire, je sais
tu aimes ta Nikita
et son flingue à petite fleur
J'ai la haine, la haine
de t'aimer encore comme ça
la vie est trop rebelle
elle m'aura, je le crois
J'ai changé, j'ai la crève
les coeurs je les déteste
les ailes en feu m'enlèvent
ange déchet, jeté d'Eve...
Ne m'offre plus la Pomme
car le C... je le Crève !

ThY'D- Boulet
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Date d'inscription: 08/03/2005
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