un petit texte pour discuter...
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un petit texte pour discuter...
Suite à une demande fort flatteuse, j'active mon mode narcissique et je poste dans ce fort sympathique forum, un petit texte de mon cru...
comme je l'ai dit ailleurs : (je m'auto-cite, c'est normal je suis en mode narcissique) "bien que non fermée à la critique, toute indulgence sera la bienvenue"...
et que surtout on puisse en parler...
Les mots sont amis et traitres.
On les cherche, on court à leur suite, on les attache, on les apprivoise, on les possède.
Les émotions existeraient elles sans les mots pour les décrire?
Noircir des feuilles, à la fois jouissance et crainte.
Les mots trahissent, ils ne sont pas dignes de confiance. Le pire et le meilleur.
Une fois que la porte est ouverte, les mots s'engouffrent. Faut il les contrôler? Ecrire, écrire.
Les mots se bousculent, se battent, ils cherchent à sortir. Insaisissables, fuyants, ils ont leur propre volonté. Les maîtriser, les avoir sous ma botte.
Les piétiner, les dégueulasser "avec une prononciation".
Peur et besoin, tous les symptômes de la toxicomanie.
Morceaux de quoi, source ou fin.
J'ai peur bordel, j'ai peur.
Peur de vivre une vie qui n'est pas la mienne. Pourquoi un côté et pas l'autre.
Pourquoi ne suis je pas assassin / meurtrier / voleur / détourneur de fonds / menteur / charlatan / marabout / violeur / dealer / toxicomane / pute
Cette vie n'est peut être pas la mienne, ces problèmes ne sont pas les miens, ces questions ne m'appartiennent pas. Je suis polluée par une vie qui n'est pas la mienne et contre qui je dois lutter. Carcan / étau / camisole
Pourquoi je ne suis pas schizophrène / nymphomane / paranoiaque / suicidaire / hébéphrène / mythomane / hypocondriaque / aliéné / maniaque / cleptomane
Tous ces gens que je ne suis pas. Pourquoi cette âme, pourquoi ces choses.
Noircir des pages et des pages. Pour gommer l'encre de mon esprit
Pourquoi ne suis je pas star / comédienne / agricultrice / banquier / caissier
Pourquoi ne suis je pas un objet, un arbre, une fleur, un animal, un bonzai
Mes ailes sont coupée et ma bouche est scellée.
Les mots affluent, ils veulent le pouvoir, ils veulent diriger,exister.
Ai je peur si je ne le dis pas
Cette vie n'est peut être pas la mienne. Loterie pseudo-divine, tirage au sort aléatoire, dés qui décident.
Pourquoi ne suis je pas mathématicienne, philosophe, chimiste, politicienne, journaliste, écrivain.
Sortir, sortir, sortir, écrire les mots qui se bousculent.
Tous ces spermatozoides orthographiés qui courent vers l'ovule-page blanche.
A qui y arrivera, y'a de la place, tout est possible.
Je suis les mots, je les fais vivre, ils m'appartiennent.
Vider, vider jusqu'à la lie, jusqu'à la sensation de vide complet avant le nouveau cycle de remplissage.
Menstruations à l'encre qui ponctuent le cycle d'accumulation de mots.
Masse stérile qui ne peut que s'enfanter elle-même. Hermaphrodite sensation.
Je tiens le fil, tirer, tirer dans la tapisserie des pensées jusqu'à décomposition finale.
Magie du tissage qui se reconstruit dès la liberté retrouvée.
Tirer le fil jusqu'à l'assouvissement, l'épuisement, la délivrance. Ouvrir la bouche, laisser sortir les mots qui se bousculent contre les parois. Crispation de la mâchoire, crampes de l'étouffement.
Soirée de douceur infinie qui s'étire, se vautrer, attentiste, gluante se répand, poix sans couleur, qui rampe.
Mais il faut lutter contre un ennemi bien plus redoutable. Supérieur imbattable, il aura notre peau à tous l'enfoiré.
Noircir des pages, frénétiquement. Ecrire, écrire, lutter ainsi reprendre le contrôle cracher à leurs faces ma nouvelle liberté
Fermer la porte un instant.
Tout cela est terriblement décousu, chacun sa logique.
Pas de tri ici, tout est bon à dire. Rendre aux mots leur liberté, les laisser exister hors de moi.
Utiliser les mots dans un but.
Bon, définir un but.
Tous ces mots accumulés qu'en faire, les coucher sur le papier, c'est toujours les enchaîner un peu. Partir mais pas trop loin jusqu'à ce qu'un autre se les réapproprie.
Putain ca n'avance pas, toutes ces pages blanches ! Je ne dois pas être à court de mots.
merde, blanc, je déteste ces blancs là.
Je n'ai aucune envie de parler. Garder mes mots pour moi, précieusement enserrés sous les spirales.
Le pire c'est que je n'ai même pas de message, pas de recommandations.
Ni carpe diem, ni cogito, pas de lieu dépeuplé, pas d'enfer, pas de mère morte, pas de lac, pas d'unique survivant. Rien.
Rien que de la fatuité, de l'égoisme, de la vanité.
Pour autant j'ai des choses à dire, des mots à asservir.
Vocablophage.
A la manière de.... les Chloéfs.
Maman se meurt première personne...
Ecrire les mots des autres c'est toujours écrire.
Je m'en fous moi de l'autobiographie.
Ses mots en sont usés, délavés, par trop souvent ruminés et remâchés.
Les couleurs sont vieilles. Roses passés.
Le goût est rance. Leurs formes sont indistinctes. Le papier est fâné et déformé par les pluies et les piétinements successifs. Ils ont du regretter d'être ce qu'ils sont ceux là !
Et puis la rubrique faits divers n'était qu'une utopie perverse et pervertie par le désir de vivre.
Ca m'ennuie les gens qui écrivent et font lire leurs textes, alors qu'ils savent très bien qu'il n'y a qu'eux pour comprendre.
Pourtant, j'aime à écrire comme ca. Trappes cachées, souterrains murés aux références obscures.
Enigmes insolubles, éco. d'explications. Triple lecture, sens individuel, secret.
Les mots sont des alliés traitres et trahis.
Le mot cache un gouffre de sens. Ecrire sans but. Incarner le mot en tapisserie devant la porte coulissante.
Appuyez sur la lettre dîte, le passage s'ouvrira.
Asservir les mots, les tordre pour en faire couler le jus du sens.
Les piéger à leur propre jeu. Leur faire dire une foule d'autres choses. Savourer la victoire de les avoir niqués.
Les limites n'existent pas. Elles sont celles de l'imagination.
Multiplier et démultiplier les interprétations. Putain après je me plains d'être une incomprise !
merde, des gens rentrent. Les mots sont de bien piètres remparts contre l'aggression qu'ils représentent. On ne peut les brandir comme un bouclier. Leur vision dégueulasse mon inspiration. J'ai pas envie de me socialiser.
Je ne suis pas si maîtresse que ca, je le sais. La non-liberté des autres m'ennuie aussi. Qu'ils se sentent obligés me renvoit à mes propres obligations.
Blablabla. Faut que j'arrête d'écouter les conversations des autres derrière moi, çà m'énerve. Sourire gêné, bise maladroite, beurk, beurk, que tout cela manque de simplicité.
Alors finalement, l'effet pervers de la libération des mots est la sensation de nudité qui s'en suit. Finalement même les mots vous abandonnent. La propriété est factice. Ils continuent leur vie loin de moi, sans moi. je ne suis qu'un medium en fait, une passerelle.
Ce sont vraiment des enfoirés d'ingrats.
comme je l'ai dit ailleurs : (je m'auto-cite, c'est normal je suis en mode narcissique) "bien que non fermée à la critique, toute indulgence sera la bienvenue"...
et que surtout on puisse en parler...
Les mots sont amis et traitres.
On les cherche, on court à leur suite, on les attache, on les apprivoise, on les possède.
Les émotions existeraient elles sans les mots pour les décrire?
Noircir des feuilles, à la fois jouissance et crainte.
Les mots trahissent, ils ne sont pas dignes de confiance. Le pire et le meilleur.
Une fois que la porte est ouverte, les mots s'engouffrent. Faut il les contrôler? Ecrire, écrire.
Les mots se bousculent, se battent, ils cherchent à sortir. Insaisissables, fuyants, ils ont leur propre volonté. Les maîtriser, les avoir sous ma botte.
Les piétiner, les dégueulasser "avec une prononciation".
Peur et besoin, tous les symptômes de la toxicomanie.
Morceaux de quoi, source ou fin.
J'ai peur bordel, j'ai peur.
Peur de vivre une vie qui n'est pas la mienne. Pourquoi un côté et pas l'autre.
Pourquoi ne suis je pas assassin / meurtrier / voleur / détourneur de fonds / menteur / charlatan / marabout / violeur / dealer / toxicomane / pute
Cette vie n'est peut être pas la mienne, ces problèmes ne sont pas les miens, ces questions ne m'appartiennent pas. Je suis polluée par une vie qui n'est pas la mienne et contre qui je dois lutter. Carcan / étau / camisole
Pourquoi je ne suis pas schizophrène / nymphomane / paranoiaque / suicidaire / hébéphrène / mythomane / hypocondriaque / aliéné / maniaque / cleptomane
Tous ces gens que je ne suis pas. Pourquoi cette âme, pourquoi ces choses.
Noircir des pages et des pages. Pour gommer l'encre de mon esprit
Pourquoi ne suis je pas star / comédienne / agricultrice / banquier / caissier
Pourquoi ne suis je pas un objet, un arbre, une fleur, un animal, un bonzai
Mes ailes sont coupée et ma bouche est scellée.
Les mots affluent, ils veulent le pouvoir, ils veulent diriger,exister.
Ai je peur si je ne le dis pas
Cette vie n'est peut être pas la mienne. Loterie pseudo-divine, tirage au sort aléatoire, dés qui décident.
Pourquoi ne suis je pas mathématicienne, philosophe, chimiste, politicienne, journaliste, écrivain.
Sortir, sortir, sortir, écrire les mots qui se bousculent.
Tous ces spermatozoides orthographiés qui courent vers l'ovule-page blanche.
A qui y arrivera, y'a de la place, tout est possible.
Je suis les mots, je les fais vivre, ils m'appartiennent.
Vider, vider jusqu'à la lie, jusqu'à la sensation de vide complet avant le nouveau cycle de remplissage.
Menstruations à l'encre qui ponctuent le cycle d'accumulation de mots.
Masse stérile qui ne peut que s'enfanter elle-même. Hermaphrodite sensation.
Je tiens le fil, tirer, tirer dans la tapisserie des pensées jusqu'à décomposition finale.
Magie du tissage qui se reconstruit dès la liberté retrouvée.
Tirer le fil jusqu'à l'assouvissement, l'épuisement, la délivrance. Ouvrir la bouche, laisser sortir les mots qui se bousculent contre les parois. Crispation de la mâchoire, crampes de l'étouffement.
Soirée de douceur infinie qui s'étire, se vautrer, attentiste, gluante se répand, poix sans couleur, qui rampe.
Mais il faut lutter contre un ennemi bien plus redoutable. Supérieur imbattable, il aura notre peau à tous l'enfoiré.
Noircir des pages, frénétiquement. Ecrire, écrire, lutter ainsi reprendre le contrôle cracher à leurs faces ma nouvelle liberté
Fermer la porte un instant.
Tout cela est terriblement décousu, chacun sa logique.
Pas de tri ici, tout est bon à dire. Rendre aux mots leur liberté, les laisser exister hors de moi.
Utiliser les mots dans un but.
Bon, définir un but.
Tous ces mots accumulés qu'en faire, les coucher sur le papier, c'est toujours les enchaîner un peu. Partir mais pas trop loin jusqu'à ce qu'un autre se les réapproprie.
Putain ca n'avance pas, toutes ces pages blanches ! Je ne dois pas être à court de mots.
merde, blanc, je déteste ces blancs là.
Je n'ai aucune envie de parler. Garder mes mots pour moi, précieusement enserrés sous les spirales.
Le pire c'est que je n'ai même pas de message, pas de recommandations.
Ni carpe diem, ni cogito, pas de lieu dépeuplé, pas d'enfer, pas de mère morte, pas de lac, pas d'unique survivant. Rien.
Rien que de la fatuité, de l'égoisme, de la vanité.
Pour autant j'ai des choses à dire, des mots à asservir.
Vocablophage.
A la manière de.... les Chloéfs.
Maman se meurt première personne...
Ecrire les mots des autres c'est toujours écrire.
Je m'en fous moi de l'autobiographie.
Ses mots en sont usés, délavés, par trop souvent ruminés et remâchés.
Les couleurs sont vieilles. Roses passés.
Le goût est rance. Leurs formes sont indistinctes. Le papier est fâné et déformé par les pluies et les piétinements successifs. Ils ont du regretter d'être ce qu'ils sont ceux là !
Et puis la rubrique faits divers n'était qu'une utopie perverse et pervertie par le désir de vivre.
Ca m'ennuie les gens qui écrivent et font lire leurs textes, alors qu'ils savent très bien qu'il n'y a qu'eux pour comprendre.
Pourtant, j'aime à écrire comme ca. Trappes cachées, souterrains murés aux références obscures.
Enigmes insolubles, éco. d'explications. Triple lecture, sens individuel, secret.
Les mots sont des alliés traitres et trahis.
Le mot cache un gouffre de sens. Ecrire sans but. Incarner le mot en tapisserie devant la porte coulissante.
Appuyez sur la lettre dîte, le passage s'ouvrira.
Asservir les mots, les tordre pour en faire couler le jus du sens.
Les piéger à leur propre jeu. Leur faire dire une foule d'autres choses. Savourer la victoire de les avoir niqués.
Les limites n'existent pas. Elles sont celles de l'imagination.
Multiplier et démultiplier les interprétations. Putain après je me plains d'être une incomprise !
merde, des gens rentrent. Les mots sont de bien piètres remparts contre l'aggression qu'ils représentent. On ne peut les brandir comme un bouclier. Leur vision dégueulasse mon inspiration. J'ai pas envie de me socialiser.
Je ne suis pas si maîtresse que ca, je le sais. La non-liberté des autres m'ennuie aussi. Qu'ils se sentent obligés me renvoit à mes propres obligations.
Blablabla. Faut que j'arrête d'écouter les conversations des autres derrière moi, çà m'énerve. Sourire gêné, bise maladroite, beurk, beurk, que tout cela manque de simplicité.
Alors finalement, l'effet pervers de la libération des mots est la sensation de nudité qui s'en suit. Finalement même les mots vous abandonnent. La propriété est factice. Ils continuent leur vie loin de moi, sans moi. je ne suis qu'un medium en fait, une passerelle.
Ce sont vraiment des enfoirés d'ingrats.

Clochette- Date d'inscription: 13/04/2005
Re: un petit texte pour discuter...
Bonjour Clochette,
Je suis touché par la naissance des mots que tu lances dans nos organes. En ce sens, les mots sont sans doute une érosion de la conscience plus ouverte en soi. Ils sont ces petits personnages qu'on anime pour bâtir ce château de sable entre soi et le monde. Les mots ne nous appartiennent pas, on les apprend, mais ils véhiculent ce que nous sommes, ce que nous ne sommes pas.
Ton texte me fait penser à ce quoi je note, par moment, souvent au bout d'une décomposition de ma souffrance. Alors, je copie ici un bout que j'aimerais te partager. Ce n'est pas grand chose, juste des mots.
Quelques extraits, tu m'excuseras j'ai du mal avec le mode narcissique, mais ok je veux bien apprendre à l'utiliser
"Les émotions et les mots sont...
«Je me pensais mort, sans y avoir cru...»
Ces lignes, elles sont frappées du bout de ma violence, le silence du mal vécu.
De petits coups rapides détachés du reste, de la pensée jetée du tout. Nul besoin de savoir maintenant comment sera la fin. Il faut la vivre pour la connaître. En cette heure, je m'en tape. Du bout de mon clavier. Ces mots ne seront pas un livre. Je frappe, point barre. Ecrire à la première personne, c'est prendre tout en son je, ce n'est pas plus mal qu'un autre. Parler aussi proche des mots, pour cette fois, sans prendre un emballage pour donner un cadeau. Autant vous le dire, ce cadeau n'en est pas un, il serait empoisonné. Vous êtes prévenu. Pourquoi écrire maintenant ? De cette façon ? Je ne possède pas ce genre de réponse. Peut-être, une dépression qui fut le produit d'une vie bouffée par un volcan trop émotif. Peut-être, peur de croire mourir à nouveau dans mon désir égoïste et déviant de la méprise du monde en soi. J'ai peur encore, tant que le verbe me domine, tant que la bouche parlera, tant que le monstre ne sera pas éclairé. Peut-être que les émotions effilées dans vos yeux racontent une fiction, pur produit de mon imagination. Peut-être qu'il me faut oser tuer certaines questions."
-------- un autre bout ---------
"Peut on simplement se sentir vivant lorsque le réel entre notre imaginaire se retrouve un corps ? C'est à cet instant précis que tombe le masque, lorsqu'on ne devient plus ce que l'on croit, lorsque nous ne sommes plus un autre, mais un corps, un corps qui croit penser, et puis le silence.
Décompense.
Le temps qui se défile, la temporalité de mes désirs qui m'enroule de cette corde, la corde de la pelote névrotique d'une mémoire, ce que je crois être un temps vécu n'est qu'une perception maquillée d'un visage, celui du monstre. Ce monstre qui me dévore depuis l'aube de ma naissance. Non physique, une naissance subjective, la naissance à la vie, celle qui se découvre en nous lorsque nous naissons de notre propre ventre."
-----------------
Je noterai d'autres bouts. Voilà, ceci pour noter Clochette que je trouve une réflexion quelque peu commune chez toi, mais certainement différente et singulière.
Tu me sembles en détachement tout en travaillant la gravitation des âmes, à sonder la gravité des êtres. Ce que tu notes me renvoie à moi même, à mon intensité solitaire, comme une pierre qui trace sa larme sur la porte, au clair de lune.
Cependant, au grand plaisir !

Edit :
Enterrer les mots, c'est vouloir se taire. D'une certaine façon, je n'y arrive pas ! Le mot produit le réel, il me fait naître au monde à chaque lecture, malgré mon absence. Pourtant, d'autres se dépensent à vouloir saisir ce qui n'est pas dit. D'autres personnes sont le fruit pour les uns d'une conscience collective arborant les mythes si convoitées par la pensée jungienne, ou bien encore selon les autres nous ne sommes que des cordes tranchées les unes des autres, toutes communes et bâties d'après la même architecture. Certains nomment cet architecte Dieu. Selon moi, c'est la pensée de l'univers qui s'incarne dans le mot. Nous sommes contaminés. La fin ne peut s'écrire, mais elle existe en soi.
Je suis touché par la naissance des mots que tu lances dans nos organes. En ce sens, les mots sont sans doute une érosion de la conscience plus ouverte en soi. Ils sont ces petits personnages qu'on anime pour bâtir ce château de sable entre soi et le monde. Les mots ne nous appartiennent pas, on les apprend, mais ils véhiculent ce que nous sommes, ce que nous ne sommes pas.
Ton texte me fait penser à ce quoi je note, par moment, souvent au bout d'une décomposition de ma souffrance. Alors, je copie ici un bout que j'aimerais te partager. Ce n'est pas grand chose, juste des mots.
Quelques extraits, tu m'excuseras j'ai du mal avec le mode narcissique, mais ok je veux bien apprendre à l'utiliser

"Les émotions et les mots sont...
«Je me pensais mort, sans y avoir cru...»
Ces lignes, elles sont frappées du bout de ma violence, le silence du mal vécu.
De petits coups rapides détachés du reste, de la pensée jetée du tout. Nul besoin de savoir maintenant comment sera la fin. Il faut la vivre pour la connaître. En cette heure, je m'en tape. Du bout de mon clavier. Ces mots ne seront pas un livre. Je frappe, point barre. Ecrire à la première personne, c'est prendre tout en son je, ce n'est pas plus mal qu'un autre. Parler aussi proche des mots, pour cette fois, sans prendre un emballage pour donner un cadeau. Autant vous le dire, ce cadeau n'en est pas un, il serait empoisonné. Vous êtes prévenu. Pourquoi écrire maintenant ? De cette façon ? Je ne possède pas ce genre de réponse. Peut-être, une dépression qui fut le produit d'une vie bouffée par un volcan trop émotif. Peut-être, peur de croire mourir à nouveau dans mon désir égoïste et déviant de la méprise du monde en soi. J'ai peur encore, tant que le verbe me domine, tant que la bouche parlera, tant que le monstre ne sera pas éclairé. Peut-être que les émotions effilées dans vos yeux racontent une fiction, pur produit de mon imagination. Peut-être qu'il me faut oser tuer certaines questions."
-------- un autre bout ---------
"Peut on simplement se sentir vivant lorsque le réel entre notre imaginaire se retrouve un corps ? C'est à cet instant précis que tombe le masque, lorsqu'on ne devient plus ce que l'on croit, lorsque nous ne sommes plus un autre, mais un corps, un corps qui croit penser, et puis le silence.
Décompense.
Le temps qui se défile, la temporalité de mes désirs qui m'enroule de cette corde, la corde de la pelote névrotique d'une mémoire, ce que je crois être un temps vécu n'est qu'une perception maquillée d'un visage, celui du monstre. Ce monstre qui me dévore depuis l'aube de ma naissance. Non physique, une naissance subjective, la naissance à la vie, celle qui se découvre en nous lorsque nous naissons de notre propre ventre."
-----------------
Je noterai d'autres bouts. Voilà, ceci pour noter Clochette que je trouve une réflexion quelque peu commune chez toi, mais certainement différente et singulière.
Tu me sembles en détachement tout en travaillant la gravitation des âmes, à sonder la gravité des êtres. Ce que tu notes me renvoie à moi même, à mon intensité solitaire, comme une pierre qui trace sa larme sur la porte, au clair de lune.
Cependant, au grand plaisir !

Edit :
Enterrer les mots, c'est vouloir se taire. D'une certaine façon, je n'y arrive pas ! Le mot produit le réel, il me fait naître au monde à chaque lecture, malgré mon absence. Pourtant, d'autres se dépensent à vouloir saisir ce qui n'est pas dit. D'autres personnes sont le fruit pour les uns d'une conscience collective arborant les mythes si convoitées par la pensée jungienne, ou bien encore selon les autres nous ne sommes que des cordes tranchées les unes des autres, toutes communes et bâties d'après la même architecture. Certains nomment cet architecte Dieu. Selon moi, c'est la pensée de l'univers qui s'incarne dans le mot. Nous sommes contaminés. La fin ne peut s'écrire, mais elle existe en soi.

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: un petit texte pour discuter...
Toi qui passes par ici sâche que le texte de Clochette ci dessus est très bon et que si en plus ça plait à Thy'd, laisse-moi te dire que j'en suis très content.

AMSTRAMGRAM- Gourou
-
Age: 38
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: un petit texte pour discuter...
Bah ça va hein arrête de me prétentionner
J'apprécie chez Clochette, à travers ses quelques mots, cette tension vers ce qu'elle n'est pas, ce qu'elle nait dans l'expression de ses sens.
Tout de suite cette question :
"Les émotions existeraient elles sans les mots pour les décrire?"
M'a ramené à mes pérégrinations joutées sous le titre "les émotions et les mots sont...", qui peut-être existeront au mieux, en ligne. Ce sont des bouts perdus que je phrase à défaut de vivre mes propres émotions. En ce sens lorsqu'on approfondit la question sous un regard plus technique, moins romancé, on s'accorde à penser que l'émotion n'est pas une construction de l'esprit. Donc que l'émotion existe en dehors du mot, ce serait castrer les animaux, la vie en dehors de nous même une fois de plus... tout comme le langage est constitué d'un ensemble de sens, non propre à l'humain. La parole en serait juste le véhicule, le signifiant et dire que nous ne pensons qu'à travers les mots reviendrait à admettre que les mots possèdent leur propre conscience en dehors de la nôtre. Qu'un langage se suffirait à lui même sans tenir compte du corps qui le génère par son écoute, sa lecture, son expression. Le corps existe, les émotions sont exprimées par ce corps. Les émotions existent à mes sens sans les mots pour "les décrire", du fait que sous la description se tend son expression première. Le corps traduit l'émotion par son expression, quelque soit le langage qui l'exprime. Le mot n'est donc qu'une expression réduite de l'acte émotif premier, éventuellement et non nécessairement. La décomposition de notre animation dans la définition construite par cet apprentissage commun. D'une autre façon, le mot tue la façon dont nous aurions pu exprimer autrement l'émotion... les mots servent à exprimer au delà de l'émotion, les émotions nous font parler mais ils n'est pas tenu de traduire chaque émotion raisonnée dans la parole. La parole transmet aussi une palette beaucoup plus large de possibilités informatives que les émotions servant le passage de l'information. Le pont raconte les gens qui le traverse, mais ces gens le touchent donc par ce fait le pont se ressent à travers le toucher, le mot prononcé. En cela le pont se raconte lui même, mais doit-il alors penser que les mots qu'il utilise dénature le passage ? Cela reviendrait à se dire que ma naissance au monde doit pouvoir remettre en question l'existence de ce monde pour trouver mon humanité... Cela fait parti de ma condition humaine, ne pas croire en ce que je vois pour créer ce qui n'existe pas encore. Ces réflexions doivent alors être autant nécessaires que le rêve, remarquons-le. Et ce n'est pas lié à un groupuscule d'humains entretenant leur illusion de se croire supérieurs, différents, intelligents. C'est justement là le point de départ de la connerie humaine, l'acceptation du pire pour bénéficier des privilèges sous la parole de belles promesses. Mourir par millions prend là un tout autre sens, guidé par les voix métalliques, pour noter le chemin de fer destiné à consumer les corps dans la pauvreté des maîtres et d'en soulever toute la richesse à partager entre les bonnes familles.
"Pourquoi cette âme, pourquoi ces choses."
L'âme existe-t-elle en dehors des choses ? Je ne vois que l'illusion des corps qui lui permettent de naître au monde.
"Tous ces spermatozoides orthographiés qui courent vers l'ovule-page blanche."
Cela me renvoie cette pensée : Le mot me tue par millions. En cela, la pensée se raconte, raconte, on se romance. Qui que nous soyons je meurs par millions.
"merde, blanc, je déteste ces blancs là."
Ouai, moi aussi sous l'emprise de notre géopolitique colonialiste. Les territoires se conquérissent surtout dans le mot. C'est le moyen le plus efficace de s'approprier la pensée humaine. Convertissons, convertissons, après les cathos, les euros ! Convertissons, et bonnes conversations !
"Rien que de la fatuité, de l'égoisme, de la vanité."
C'est si bon
(avec modération)
"Je m'en fous moi de l'autobiographie."
C'est vrai, idem, putain je me ferais chier (d'ssus) je te raconte pas !
"Qu'ils se sentent obligés me renvoit à mes propres obligations."
Le plus dur dans cela, c'est de se retrouver obligé... l'obligation c'est devenu pour moi comme un lointain paysage, un peu trop humain à mon goût, teinté d'incompréhensions et d'activations déraisonnées dans le coût. Je m'attache à trouver la bonne métamorphose, transformer la conscience dans l'acte qui la représente. Trouver le bon espace pour se croire toujours libre lorsqu'on se coûte.
Mais oui, on peut noter que j'aime la simplicité lorsqu'elle est accompagnée de la nudité. C'est justement ça, écrire sans mot de trop.
J'apprécie chez Clochette, à travers ses quelques mots, cette tension vers ce qu'elle n'est pas, ce qu'elle nait dans l'expression de ses sens.
Tout de suite cette question :
"Les émotions existeraient elles sans les mots pour les décrire?"
M'a ramené à mes pérégrinations joutées sous le titre "les émotions et les mots sont...", qui peut-être existeront au mieux, en ligne. Ce sont des bouts perdus que je phrase à défaut de vivre mes propres émotions. En ce sens lorsqu'on approfondit la question sous un regard plus technique, moins romancé, on s'accorde à penser que l'émotion n'est pas une construction de l'esprit. Donc que l'émotion existe en dehors du mot, ce serait castrer les animaux, la vie en dehors de nous même une fois de plus... tout comme le langage est constitué d'un ensemble de sens, non propre à l'humain. La parole en serait juste le véhicule, le signifiant et dire que nous ne pensons qu'à travers les mots reviendrait à admettre que les mots possèdent leur propre conscience en dehors de la nôtre. Qu'un langage se suffirait à lui même sans tenir compte du corps qui le génère par son écoute, sa lecture, son expression. Le corps existe, les émotions sont exprimées par ce corps. Les émotions existent à mes sens sans les mots pour "les décrire", du fait que sous la description se tend son expression première. Le corps traduit l'émotion par son expression, quelque soit le langage qui l'exprime. Le mot n'est donc qu'une expression réduite de l'acte émotif premier, éventuellement et non nécessairement. La décomposition de notre animation dans la définition construite par cet apprentissage commun. D'une autre façon, le mot tue la façon dont nous aurions pu exprimer autrement l'émotion... les mots servent à exprimer au delà de l'émotion, les émotions nous font parler mais ils n'est pas tenu de traduire chaque émotion raisonnée dans la parole. La parole transmet aussi une palette beaucoup plus large de possibilités informatives que les émotions servant le passage de l'information. Le pont raconte les gens qui le traverse, mais ces gens le touchent donc par ce fait le pont se ressent à travers le toucher, le mot prononcé. En cela le pont se raconte lui même, mais doit-il alors penser que les mots qu'il utilise dénature le passage ? Cela reviendrait à se dire que ma naissance au monde doit pouvoir remettre en question l'existence de ce monde pour trouver mon humanité... Cela fait parti de ma condition humaine, ne pas croire en ce que je vois pour créer ce qui n'existe pas encore. Ces réflexions doivent alors être autant nécessaires que le rêve, remarquons-le. Et ce n'est pas lié à un groupuscule d'humains entretenant leur illusion de se croire supérieurs, différents, intelligents. C'est justement là le point de départ de la connerie humaine, l'acceptation du pire pour bénéficier des privilèges sous la parole de belles promesses. Mourir par millions prend là un tout autre sens, guidé par les voix métalliques, pour noter le chemin de fer destiné à consumer les corps dans la pauvreté des maîtres et d'en soulever toute la richesse à partager entre les bonnes familles.
"Pourquoi cette âme, pourquoi ces choses."
L'âme existe-t-elle en dehors des choses ? Je ne vois que l'illusion des corps qui lui permettent de naître au monde.
"Tous ces spermatozoides orthographiés qui courent vers l'ovule-page blanche."
Cela me renvoie cette pensée : Le mot me tue par millions. En cela, la pensée se raconte, raconte, on se romance. Qui que nous soyons je meurs par millions.
"merde, blanc, je déteste ces blancs là."
Ouai, moi aussi sous l'emprise de notre géopolitique colonialiste. Les territoires se conquérissent surtout dans le mot. C'est le moyen le plus efficace de s'approprier la pensée humaine. Convertissons, convertissons, après les cathos, les euros ! Convertissons, et bonnes conversations !
"Rien que de la fatuité, de l'égoisme, de la vanité."
C'est si bon
(avec modération)"Je m'en fous moi de l'autobiographie."
C'est vrai, idem, putain je me ferais chier (d'ssus) je te raconte pas !
"Qu'ils se sentent obligés me renvoit à mes propres obligations."
Le plus dur dans cela, c'est de se retrouver obligé... l'obligation c'est devenu pour moi comme un lointain paysage, un peu trop humain à mon goût, teinté d'incompréhensions et d'activations déraisonnées dans le coût. Je m'attache à trouver la bonne métamorphose, transformer la conscience dans l'acte qui la représente. Trouver le bon espace pour se croire toujours libre lorsqu'on se coûte.
Mais oui, on peut noter que j'aime la simplicité lorsqu'elle est accompagnée de la nudité. C'est justement ça, écrire sans mot de trop.

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: un petit texte pour discuter...
Petite réponse en passant, à la lecture de vos réponses.
Merci Amst de tes encouragements...
Cà me fait toujours sourire de voir un texte prendre son envol en quelque sorte et prendre une autre signification dans l'esprit des lecteurs.
Une fois que le cordon est coupé avec ce petit bout de nous, ce qui n'est pas forcément le plus facile n'est ce pas, j'aime bien voir les gens donner un autre sens aux mots, se les réapproprier pour en faire leur propre corpus de sens. Le texte évolue en fonction de qui le lit, c'est comme un petit prisme qui selon l'angle où on le regarde ne renvoit pas tout à fait le même éclat.
En tout cas, agréable sensation ce matin de lire la douce et tranquille mutation du texte...
Prenez les mots, décrétez votre propriété sur eux, assouvissez vos besoins d'expression grâce à eux !!
Bonne journée à tous ceux qui le liront
Merci Amst de tes encouragements...
Cà me fait toujours sourire de voir un texte prendre son envol en quelque sorte et prendre une autre signification dans l'esprit des lecteurs.
Une fois que le cordon est coupé avec ce petit bout de nous, ce qui n'est pas forcément le plus facile n'est ce pas, j'aime bien voir les gens donner un autre sens aux mots, se les réapproprier pour en faire leur propre corpus de sens. Le texte évolue en fonction de qui le lit, c'est comme un petit prisme qui selon l'angle où on le regarde ne renvoit pas tout à fait le même éclat.
En tout cas, agréable sensation ce matin de lire la douce et tranquille mutation du texte...
Prenez les mots, décrétez votre propriété sur eux, assouvissez vos besoins d'expression grâce à eux !!
Bonne journée à tous ceux qui le liront


Clochette- Date d'inscription: 13/04/2005
Re: un petit texte pour discuter...
Moi, Clochette, ton texte me rappelle la fois où je me suis amuser à convaincre un copain que les choses n'existaient que parce qu'on leur avait donné un nom.
Ca n'a pas été facile, mais au bout du compte le plus dur a ensuite été de convaincre le même copain du contraire
Ca n'a pas été facile, mais au bout du compte le plus dur a ensuite été de convaincre le même copain du contraire


Bertaga- Age: 37
Date d'inscription: 01/02/2005

Re: un petit texte pour discuter...
tout à fait le genre de jeu que j'affectionne !!!
convaincre les gens de tout un tas d'énormités
dernière en date :(pas grand rapport avec le fil mais çà m'a fait rire alors je partage)
dimanche soir je suis allée faire un bowling avec des amis.
j'ai convaincu une de mes copines que le fonctionnement du bowling était scandaleux.En effet, les gens de l'accueil, de la caisse et du bar sont payés en parties de bowling !! Scandaleux !!!
convaincre les gens de tout un tas d'énormités
dernière en date :(pas grand rapport avec le fil mais çà m'a fait rire alors je partage)
dimanche soir je suis allée faire un bowling avec des amis.
j'ai convaincu une de mes copines que le fonctionnement du bowling était scandaleux.En effet, les gens de l'accueil, de la caisse et du bar sont payés en parties de bowling !! Scandaleux !!!


Clochette- Date d'inscription: 13/04/2005
Re: un petit texte pour discuter...
Ca n'a pas été facile, mais au bout du compte le plus dur a ensuite été de convaincre le même copain du contraire
Solanar est très fort pour ce genre de choses, il a d'ailleurs très souvent raison même quand il pense l'inverse de la veille....Solanar, si tu lis ça....


AMSTRAMGRAM- Gourou
-
Age: 38
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: un petit texte pour discuter...
Je ne vois pas où se trouve l'énormité. Dire par exemple que mon verre bouge comme un asticot est un fait avéré ! Pas verreux du tout ! 


ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: un petit texte pour discuter...
Bon sinon, as tu Clochette d'autres textes à nous faire partager que tu ouvrirais dans de nouveaux sujets ? Et toi Thy'D ? Bertaga ?

AMSTRAMGRAM- Gourou
-
Age: 38
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: un petit texte pour discuter...
si j'en ai un petit dans mes cartons justement, je pensais le mettre ici, j'avoue que je fais un peu la feignante, parce qu'il faut que je le tape au clavier, je sais c'est mal, je suis pas fière...
promis, j'en poste un cette semaine !
promis, j'en poste un cette semaine !

Clochette- Date d'inscription: 13/04/2005
Re: un petit texte pour discuter...
Dès que ma tempe sera moins pressée...

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: un petit texte pour discuter...
au vu de certains récents événements, le texte en début de fil est désormais dédié à Amstramgram, le gourou qui m'a tout enseigné
plus sérieusement, mon pote amsty

plus sérieusement, mon pote amsty


Clochette- Date d'inscription: 13/04/2005
Re: un petit texte pour discuter...
C'est super gentil, ça me fait plaisir. 


AMSTRAMGRAM- Gourou
-
Age: 38
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: un petit texte pour discuter...
tant mieux !!
au fait super ta nouvelle signature

au fait super ta nouvelle signature


Clochette- Date d'inscription: 13/04/2005
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