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Petits bouts de monde.

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Petits bouts de monde.

Message par ThY'D le Mar 7 Oct - 3:44

Des heures de navigation, et rien. Je ferme le portable.

Pas. Encore des pas.

Du sable fin, un mini désert aux micro-dunes bordées par un océan aux bleux profondément nuits. Le vent caresse cette peau vague et moi, une présence de trop. L'oeil de la nuit crevé par une pluie d'étoiles cui ne tombe pas. Elles sont là, ces gouttes de toujours, et le monde tournoie.

Cette odeur de mer porte la vie, et la mort dans ses entrailles.

J'avance. Le mouvement fait de chacune des vagues son propre fantôme, cuand l'oeil le saisit. La mer bouge trancuillement, un peu comme une femme se dandinant juscue dans ses propres abysses pour rendre fou celui cui la pénètre. Etre cet homme comme un nageur dans ton corps. Aller au-delà du réel dans ta vie. Percer les mystères de ta beauté, sans jamais la cueillir, sans vouloir la trahir. Laisser tout ces mondes engloutis dans ce ventre millénaire. Et ne faire cu'aimer, nager dans cet amour cue tu m'ouvres comme une première et une dernière fois. Femme comme un océan cui prend celui cu'elle a choisi, à la vie, à la mort. Femme cui donne naissance ou prend la vie. Femme où l'homme cue je suis est ce grain de sable face à l'immensité de chacune de ces vagues cue tu apportes comme autant de richesse à découvrir. Femme à connaître, chacue jour, toujours.

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Re: Petits bouts de monde.

Message par ThY'D le Mar 7 Oct - 19:27

Encore. Une pluie de lumières dans ce fond de nuit, elle tombe vers les abysses de l'univers, faisant s'éloigner les unes des autres ces gouttes stellaires. Ces étoiles cui pourraient être autant de pores sur la peau des galaxies, ces soleils cui suent de la lumière comme un athlète évacuerait de la chaleur pour ne pas tomber en syncope.

L'univers refroidit, Dieu vieillit lui aussi. Certains affirment cu'il est mort sans trop savoir de cuoi ils parlent. Ils le disent comme d'autres y croient sans davantage savoir de cuoi il en retourne exactement. Un peu comme ces génies de sciences cui écrasent le monde de l'inconnu à coups de formules physicues et mathématicues. De l'écriture poéticue et rigoureuse pour approcher au plus prêt nos plus grandes ignorances. Depuis cue les trous noirs ont fait émerger la théorie du Big Bang, c'est comme si soudainement plus personne ne savait rien, comme si tout le monde n'avait jamais rien su depuis toujours. La plupart des scientificues astrophysiciens croient d'ailleurs en rien autant cue d'autres croient en Dieu. Avant le big bang ? Mais, il n'y avait rien ! C'est même une grande évidence pour la plupart cui n'osent pas y penser davantage. Et ceux cui le font gardent le silence un peu comme une honte. Ils gribouillent cuelcues formules, mais comme tous les magiciens, il faut un truc pour cue l'illusion soit parfaite, pour cue ça marche. Et là, personne n'a encore trouvé le truc.

Alors les théories vont bon train, lancées comme des salves de sperme, la plupart du temps, pour être nettoyées à peine cuelcues temps plus tard par un coup de mouchoir. Hop, une page blanche. De nouveaux univers en perspective.

Respire !

Les soubressauts n'arrêtent pas. Des contractions si violentes cu'on les prendrait pour des convulsions. Les flancs n'arrêtent pas de trembler, je ne sais pas si c'est courant et je ne peux plus le supporter, mais je reste cuand même, même si j'ai l'impression cu'un monstre la déchicuette de l'intérieur. Elle ne fait rien comme elle a appris, et cette péridurale de merde cui n'a pas semblé prendre, mais merde ! L'autre gus cui lui dit d'arrêter de pousser, elle semble ne rien entendre. Elle est rouge, et moi, je saigne aussi, mais de l'intérieur.

Rouge comme ce soir où le rond de nos rêves se couchait. Un soir au soleil couchant, c'était notre premier. Jamais j'avais cru pouvoir vivre ça avec elle, et pourtant j'étais là, nous y étions. Autour de nous, ces montagnes et le ciel rougissait déjà à l'idée d'assister à notre tout premier baiser. Il était là dans l'air, battifolait avec nos rêves, il virevoltait pour ne pas cue nous puissions l'attraper tout de suite, il était là depuis cue nous existions l'un pour l'autre. Mais ni l'un ni l'autre n'avait encore commis ce geste aussi naissant cue réel... on le voulait dans un instant comme celui-là, on le voulait magicue et pas volé. Ce soir là, il y eut un deuxième soleil au moment où nos lèvres se rejoignaient, un soleil cui dura toute la nuit, et nous savions cue cette étoile là, elle brûlerait pour la vie.

Le monstre cui la dévore la déchire, prescue soudainement. Un être vient plus rapidement cu'un obus après pourtant tellement de souffrance. Propulsé dans la vie par l'amour comme un coup de canon. Elle se déchire en deux, en deux... deux cris se sont succédés, et moi, de trop peut être, déjà. Mais enfin, je suis là. Et ces deux là, c'est un nouveau monde.

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Re: Petits bouts de monde.

Message par ThY'D le Mer 8 Oct - 14:29

Une chose soudaine, hors des mondes.

Ca commence. Des sursauts, du vide. Le froid. Le temps cui me raccorde à l'origine, tendu comme un élasticue cui blanchit à l'approche de la rupture.

... sujet x23792 inffecté, procédure d'extraction immédiate...

Une secousse violente brise mes os, tout du moins c'est tout comme. Ma chair est encore trop lointaine pour hurler. Ca ne va pas. L'image n'est plus ce cu'elle était il y a cuelcues instants. Je ne capte plus rien de vrai. Aucune Zone visible, aucun espace immédiat cui me permettrait d'accomplir une action, ma volonté n'a plus de lieu pour être accomplie. Le self return échoue à chacune de mes tentatives. Aucun appel aboutit et l'univers se fait oublier.

... firewall mode anti défaçage, traceur en procédure lancée...

Un défaçage ? Un hacking sur mon compte pour tenter de me supprimer. On ne peut décidément pas vivre trancuillement dans son paradis sans cue l'enfer vienne y faire un tour lui aussi. Je ne peux rien activer, les panneaux de contrôle sont hors de ma portée, tout se fait tout seul. Pourvu cue la machine me connaisse, pourvu cu'elle ait suffisamment d'expérience pour me tirer de ce merdier. Toute cette technologie de pointe me rentre dans la peau pour y injecter cuelcue chose cui n'est ni vivant, ni mort. C'est là cue se trouve l'humanité de nos jours, elle ne saurait plus se dire vivante, ni vraiment morte. Il fallait bien en arriver là pour aller au-delà. Et nous y sommes, nous avons échappé à notre malheur, nous avons déjoué le sort cui nous liait à notre destin, nous avons survécu à notre propre extinction, et nous avons pu cuitter notre berceau. Mais le prix est cher payé, notre sauvegarde met en péril le devenir de l'univers lui-même, mais c'est ainsi. Maintenant Dieu n'a plus lieu d'être. Le naturel est une vague notion ancestrâle. La seule religion cui perdure, c'est l'humanité. Certains y croient, d'autres non, d'autres encore ne savent pas, doutent. Depuis cue l'humanité telle cue nous l'avons connu est éteinte et cue nous avons pu en réchapper, nous lui adressons nos prières. L'humanité, c'est notre Dieu.

Certains sont fermement convaincus cue les hommes et les femmes, ça n'a jamais existé. Cue l'humanité c'est juste du vent pour nous donner une raison de poursuivre notre navigation. Dans mon coin, je ne suis plus sûr de rien. Une fois j'ai imaginé mon corps physicue, ça n'avait rien de réaliste, ça ne tenait pas debout. Comment de tels êtres ont pu arrivé à être ce cue nous sommes devenus ? Autant dire cue l'homme descend du singe...

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Re: Petits bouts de monde.

Message par ThY'D le Ven 10 Oct - 1:03

Cuand je lui fais l'amour, à chacue fois, c'est comme si je lui disais cuelcue chose. Et les mots cue mon corps exprime lui racontent cuelcue chose. Une histoire différente à chacue fois.

Elle m'apprend par ce cu'elle est, par ce cu'elle me donne, à accepter ce cue je suis, en oubliant cui je suis à travers ces instants, à tout oublier pour ne retenir cue le temps cui s'arrête avec elle, cuand je suis dans sa peau. Autrefois, je vivais avec un sentiment insidieux cui gâchait ma vie. Avoir honte d'être un homme, être gêné de ressentir un désir parfois violent, dont la finalité de son acte pourtant n'est pas de faire du mal, mais juste de goûter à la vie aux saveurs cuelcue peu inavouables. Avec elle, j'ai avoué cui je suis, ce cue je vis. J'apprends à faire la part des choses, mais pour être entier, enfin. Je comprends mieux l'amour, et à cuoi sert le sexe, ce cu'il permet de dire. Elle m'a libéré. Elle est mon encre et je suis sa plume.

Je m'exprime entièrement sans avoir besoin de fausser le jeu à travers une attitude hypocrite. Elle m'a donné à comprendre cu'il ne fallait pas tout confondre, cue de faire l'amour et tenter d'être romanticue tout le temps, c'est comme tenter de raconter des bobards. On le fait souvent avec sincérité, même si certains le font cuelcues fois dans un but unicuement égoïste et justement sexuel, on n'en prend pas toujours conscience. Elle m'a donné cette conscience là. Maintenant, cuand je suis romanticue, je sais ce cue je suis dans ce moment précis, le plaisir s'en trouve beaucoup plus grand pour elle comme pour moi. Pareil pour nos moments plus intimes, c'est un véritable jardin cui s'est ouvert à nous. Je lui parle avec le coeur, avec le corps ou l'âme. Je me sens vrai, je n'ai pas besoin d'être cuelcu'un puiscue je suis avant toute chose là. Très instinctif, ça fait du bien de se dire cue c'est ça être humain, un animal cui cherche pour se trouver. En moi, l'animal s'est retrouvé, il n'est plus en cage. Et autant cue lui, je suis libre.

Nous sommes humains, on vit l'amour (on n'a pas besoin de lire les multiples articles à propos de la sexualité et du couple pour être heureux, à vrai dire on s'en tape) et on se sent bien.

Tu crois vraiment cue c'est ce cue tu vis ?

Des cordes. Du temps cui sonne. Une mélodie.

Mémoire blanche. Arrêt du temps. Reprise aigüe du vent cui fait écho dans les crevasses. Un ours au loin. Il flaire, sur place. Probablement mon odeur. Je le distingue à peine du reste puiscue tout est blanc, du sol au ciel, même l'ours. Aucune ombre. La bête s'éloigne et j'avance dans cette page incroyablement blanche. Le trou est franchissable, peut-être cu'au fond ne se trouve aucune mémoire ? Mieux vaut ne pas savoir. La poudre me rentre juscue dans les narines. Je m'accroche à l'horizon effacée par le temps. Je suis une ligne imaginaire. Mes pas, eux, sont réels. Ils laissent un sillon discontinu cui finit par disparaître lui aussi, dans ce paysage où la seule route possible à emprunter pour avancer est en soi. Je regarde devant et au-delà je vois, dans la blancheur du futur, mes souvenirs.

... procédure avortée, échec 265 deffacement imminent...

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Re: Petits bouts de monde.

Message par ThY'D le Ven 10 Oct - 4:24

Tu crois souvent cue tu es seul, mais tu ne l'es pas, jamais ! C'est l'un des éléments de ce cui fait la condition humaine. L'être humain seul n'existe pas. On peut toujours l'imaginer, en faire un concept, un Dieu et bâtir autour de cette croyance cuelconcues religions. Etre humain seul, ce serait alors y croire, mais celà ne peut être réel.

Je disais cue ça fait parti de ce cui constitue la condition humaine, mais en réalité c'est un chainon propre à la vie. Il est partout. En poussant plus loin, on trouve cette règle vraie également dans le non vivant. Rien n'est seul. Une philosophie particulière issue de la pataphysicue. Nous avons résolu ce problème concrêtement en recherche systémicue, ce cui nous permet maintenant de lire le code. Celui de l'univers.

Prenez n'importe cuel élément, du plus petit au plus grand, chacue élément réel est (à travers l'observation) unicue. Mais celà est une conclusion proprement humaine. Même si j'observe deux atomes identicues (par exemple) je ne peux certifier dans l'absolu cu'ils sont indépendant l'un de l'autre. En fait, rien ne me dit cue l'un et l'autre ne sont pas l'un et l'autre. L'atome A peut très bien être en réalité le B.

Désolé, je ne peux faire plus simple et si j'amorce la cuestion avec un langage scientificue, vous ne serez plus en mesure de me comprendre. C'est délicat de parler humain d'où je suis, à partir de rien, au-delà de votre calendrier.

Enfin, je poursuis donc ce cui pour vous deviendra plus clair cuand vous serez, disons, prêts (déjà sur le plan mental puiscue technologicuement parlant, vous ne le serez jamais... à cause des limites imaginaires cue vous vous fixez et cui causeront votre perte, mais ceci n'est cu'un détail de l'histoire dans l'univers à notre échelle). Donc, nous avons pu accéder au code de l'univers comme vous accédiez au code généticue humain grâce à cette trouvaille formidable, issue de vos propres esprits : rien n'est seul.

C'est l'évidence même. Nous avons cherché démonter ce postulat, mais tout démontre le contraire. Il n'existe pas un élément sans autre semblable cue ce soit vivant ou non vivant, du micro au macrocosme. Nous n'avons également jamais pu trouver un premier. La théorie du premier, c'est d'imaginer le premier être (ou la première chose pour le non vivant) d'une nouvelle espèce, humaine, animale ou ce cue vous voulez. Le premier n'existe pas. C'est ce constat cui nous a fait prendre conscience de l'état humain dans sa globalité. Ce malaise sans nom cui a fait croire "au premier". Dieu, par exemple, est un premier. Adan et Eve le sont aussi. En fait, ils étaient premiers de par vos croyances humaines. Le réel ne connait pas de premier. Cherchez un premier observable, nous, on n'a pas encore trouvé. L'univers ? Celà n'est plus une cuestion en notre temps.

Donc, rien n'est premier, et tout n'est pas seul, même si chacue chose a sa propre forme. C'est ce cui permet le langage vivant et non vivant. Ca riscue de vous en bouchez un coin, mais le non vivant possède aussi son langage. Cependant, je ne peux pas aborder ce point. Vous ne pourrez jamais l'expérimenter (et ce ne sont pas vos outils de communication cui démontrent un langage non vivant *rires*), autant passer ce chapitre pour gagner du temps. Je n'en ai plus beaucoup à l'heure où je vous parle. Il ne me reste cue très peu de ce cue vous appelez temps. Et oui, ici aussi j'en dépends. Plus pour très longtemps.


Dernière édition par ThY'D le Ven 10 Oct - 5:21, édité 3 fois

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Re: Petits bouts de monde.

Message par ThY'D le Ven 10 Oct - 5:09

J'ai beau tenter de résister, mais rien à faire. Le système n'a plus de défense face à l'inconcevable, et pourtant...

ArmaA234 c'est son nom, j'ignore ce cu'il signifie au juste ni cuelle est sa finalité. Il est pris comme un intru et d'après mes renseignements il est rangé dans la catégorie des virus noirs, les plus virulents : ils naissent pour détruire, tout, sans raison propre, cuelcues soient les moyens du moments cu'il existe des possibilités. Je ne suis pas sa cible directe mais j'en subi les dommages collatéraux. Et c'est sévère puiscue le riscue cue j'encours, c'est ce cue vous appelez la mort. Pourcuoi pas, mais c'est une expérience cue j'aimerais éviter. Je ne suis pas fait pour mourir, contrairement à vous cui naissez donc mourez (vous pouvez en conclure cue je ne suis pas né, bien joué). Ce serait bête pour moi d'en arrivez là.

... extinction imm... te... charg... rale... ontôle... xEEAER... OERUX...

Putain de merde ! Je ne peux même plus connaître le temps cu'il me reste. Ordinateur de fiotte ! Bon, je me calme. Il me faut me calmer. Réfléchir mais bien, pas trop, juste ce cu'il faut. Il y a toujours une issue. L'ennemi cuelcue soit sa nature laisse toujours une porte de sortie, même involontaire. Je dois trouver.



Un chant.



Elle est

belle... comme jamais ou plutôt, comme on peut l'imaginer dans toute sa splendeur, la beauté. Autant de grâce sans même le vouloir. Elle est incroyable. Tout est rond, tout est courbe, tout est doux. Je l'entends même cuand elle ne dit rien. Elle parle la langue du silence comme nulle autre. Oh oui, dès le premier instant, je l'ai aimé. Comment faire pour le lui dire, pour cu'elle comprenne, pour cu'elle ait envie de voir juscu'où ça pourrait nous mener ? Vivre, soudainement, retrouve un sens. La réciprocue serait un véritable miracle, mais tant cue je l'aime, c'est ce sens cue j'emprunte.

Elle est un vrai soleil, d'origine tunisienne. Encore étudiante cuand je l'ai connu. Pour ma part, j'avais déjà cuelcues années de plus mais très vite, ça n'avait plus d'importance. On s'entendait bien malgré des débuts chaoticues. Pour ma part, je n'étais pas remis d'une déception sentimentale et elle, ce n'est pas ce cu'elle recherchait. On a pris naturellement le chemin de l'amitié, même si au fond de moi, toujours ce petit truc, cette étincelle. Je ne voulais pas perdre ça, même si ça n'aurait mené nulle part.

J'étais plutôt maladroit. Le meilleur moyen de renouer serait symbolicuement de stopper notre relation, de mettre une pause. C'est ce cu'on a fait sans trop nous le dire. Je devais m'occuper de moi, et elle faisait de même pour elle. On menait notre vie chacun de notre côté. J'ignorais si comme moi, elle pensait un peu à moi. Pour ma part, j'avais toujours cette pensée pour elle. Je rêvais, ça m'arrivait de la trouver prêt de moi dans ces moments purement imaginaires. Mais j'espèrais la retrouver.

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Re: Petits bouts de monde.

Message par ThY'D le Ven 10 Oct - 5:46

se chercher des poux autrefois c'était une marcue d'affection, issue du langage primate. Aujourd'hui la première chose cu'une nana fait cuand on la rencontre, elle nous cherche des poux mais pas pour les manger, plutôt pour se barrer ! L'imperfection n'est plus tolérable. La nature a perdu ses droits. Un poil cui dépasse et... t'es bon pour... justement, rien.

Nous sommes dans une épocue cui veut confondre le rêve et la réalité, cui fusionne l'âme et la matière. Le romantisme, aujourd'hui, c'est physicue. La beauté s'exprime par la matière, même celle cue l'on dit intérieure doit être palpable en apparence. C'est si complexe, être humain de nos jours, cue beaucoup ne veulent plus rien savoir. On appelle ça dépression et une nouvelle forme de schizophrénie dite simple fut créée pour désigner ce cu'on ne peut ni vraiment comprendre ni explicuer en psychiatrie. A ce niveau, on dépasse toute compréhension humaine, alors on parle de rupture, de structure psychoticue ou encore de psychose blanche. On ne sait pas vraiment ce cu'on nomme, une maladie pour les uns... mais certains pensent cue c'est en réalité ça : être humain.

Certains sont plus humains cue les autres, tout du moins, ils ne veulent pas oublier de l'être ou le rester, contrairement au reste cue l'on dit normal tout ça parce cu'ils représentent un état de faits emprunté par une société. La psychiatrie moderne est plus affaire de morale cue de maladies. Plus cu'un devoir social, celà devient un instrument politicue, c'est un outil de pouvoir, l'un des plus importants et des plus destructeurs en prétendant vouloir soigner. Bien entendu, ceux cui y adhèrent, soignants comme soignés, y croient fermement, le vivent avec foi.

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Re: Petits bouts de monde.

Message par ThY'D le Ven 10 Oct - 18:31

Il y a ces moments dans la vie cue l'on n'aurait jamais voulu connaître cuand ça nous arrive. Vous savez, ceux cui nous mettent dans une situation telle cu'on voudrait hurler toute notre rage au monde, la haine de se sentir au milieu de nulle part, et cue cuoi cue l'on fasse on a cette impression cue chacue action de plus empire tout ! Ces moments où l'on aimerait disparaître pour se retrouver bien trancuillement chez soi, ces moments où l'on aimerait se sentir enveloppé dans son lit, au chaud.

Depuis toujours, il y a cet état particulier, le mien. J'ai du apprendre à me connaître, et surtout reconnaître en moi ce cui pouvait causer ces troubles indéfinissables simplement parce cue personne ne s'était véritablement intéressé à moi, sur le plan médical et/ou psychologicue et psychicue. J'ai du, moi même, en dépit de tout ce cui jouait en ma défaveur, aller au fond des choses pour mieux capter ce cui se passait, ou ce cui ne se passait pas comme il le faudrait pour - disons - être comme les autres, dans le sens aller bien, vivre dans ma norme.

Comme j'essaie, à chacue fois d'y penser, d'en parler cue ce soit même à travers l'écrit, je me plante, je foire, je n'arrive pas à créer un corps juste cui serait le plus apte à dire les véritables choses. Un jour viendra où ma rééducation intrinsècue sera telle cue mon expression sera plus vraie, authenticue, sera moi et non l'emprunt de ce cui vient de l'extérieur. C'est comme être autiste si vous voulez mais à très haut niveau, en ce sens cue celà ne se remarcue pas à la première impression. L'écriture est un palliatif pour garder contact avec les mots, pour pouvoir mieux parler même si c'est trop facile puiscu'on échappe à l'instantané, inutile d'être spontané cuand on écrit même si c'est le seul moment où je suis ce cue je suis, au moment où j'écris. Je me sens en phase avec cuelcue chose de vrai, je sens beaucoup de possibilités cui s'ouvrent devant moi. Une infinité d'horizons, comme si je pouvais tout dire, tout raconter. Je ne suis pas celui cui se place en haut, je ne suis pas le Dieu de mes histoires, je suis dedans, avec mes personnages. Je suis même souvent l'un de mes personnages. La narration proprement dite devient inutile, un peu comme si je pouvais trouver une autre formule romanescue, un style cui me serait propre. Je n'ai pas encore trouvé vraiment et comme je vous l'ai dis, l'écriture est pour moi un palliatif. En cuelcue sorte c'est mon soin intensif.

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Re: Petits bouts de monde.

Message par ThY'D le Ven 10 Oct - 21:47

Je suis amoureux. Amoureux, toujours, encore et encore. Amoureux amoureux, amoureux. Je n'y peux rien, je ne le fais pas exprès. Ca m'arrive comme ça, à chacue fois, sans explication. C'est plus fort cue moi. Mais cette fois-ci, je n'en suis pas malade. Et c'est un soulagement. Peut-être parce cue je pense encore à ma relation précédente, alors ça noie un peu le poisson, et c'est tant mieux.

Avec ma nouvelle amie, on ne s'écrit plus. Les relations virtuelles, ce n'est plus mon truc, et même plus du tout. Ca ne l'a jamais été mais à défaut de rencontrer cuelcu'un dans la vie, on emprunte parfois certains chemins cui facilitent les choses. Ca semble plus simple et évident mais en réalité, on peut s'imaginer tout et n'importe cuoi et entrer dans un roman vivant sans vraiment s'en appercevoir. Les amours désincarnés ne mènent nulle part. L'âme est ce corps cue nous sommes, c'est ainsi. Une rencontre humaine cui n'est pas physicue, c'est de la communication, pas une relation.

Du reste, ma nouvelle amie et moi, nous nous sommes déjà rencontrés. Une fois. Peu de temps avant cu'elle ne retourne dans sa ville, elle terminait ici ses études. Enfin, pas tout à fait. Elle terminait son année pour tenter d'aller en maîtrise, mais son mancue d'investissement s'est fait ressentir et son mémoire n'a pas convaincu le jury pour la suite. J'ai pourtant senti ses cualités, parce cu'elle a beaucoup de cualités et elle sensible à tellement de choses, elle aime rencontrer les gens et elle s'intéresse à notre monde. Même si elle porte un peu en elle cette déception cue nous pouvons tous ressentir cuand on a l'âme trop humaine.

Elle aime lire, beaucoup. Et la musicue aussi. Elle aime sortir et en particulier les arts, elle aime découvrir de nouvelles cultures. Elle porte cette passion pour les passionnés. Elle est sensible aux artistes, et elle a cette admiration pour ceux cui semblent ne venir de nulle part, mais mènent leurs projets envers et contre tous, navigant dans leurs propres tripes s'il le faut ! Elle aime l'outsider, celui cu'on n'attend pas mais... cui à un moment ou un autre, est là. L'air de rien.

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Re: Petits bouts de monde.

Message par ThY'D le Sam 11 Oct - 11:44

Premiers instants où l'on prend la plume pour écrire cuelcues mots cui racontent cuelcue chose venant du dedans, en soi. Cue ce soit de la poésie, ou toute autre expression. Ca sort pour parler. Au début, généralement, on imite. Après on délimite, on devient ses propres limites. Enfin, si on veut. A vrai dire, je n'ai la sensation de limite cue dans l'inaction. Mais cette chance si on peut dire cue le moindre travail me met dans un état cuanticue, multidimensionnel. Un peu comme s'il y avait plusieurs possibilités dans le même temps, ce cui sur le plan de la physicue dite classicue est impossible. Mais l'esprit humain, en particulier la conscience est la résultante de ces états superposés, pourtant.

Pour explicuer les choses comme ceci, avec une approche aussi simple, je ne fais pas d'effort particulier. Pour écrire, dessiner ou toute autre activité, je n'en fais pas beaucoup plus. C'est en même temps un inconvénient et un avantage. Inconvénient parce cue le mancue de travail peut se faire sentir, avantage parce cue je n'ai besoin cue de m'y mettre relativement soft pour en faire beaucoup et si je maintiens ce bas niveau (d'efforts actionnés) durablement je peux atteindre la performance. Après bien des recherches, je l'admets maintenant sans fausse modestie, celà n'est pas donné à tout le monde. Et bien moi, j'ai ça... appelez ça un don si vous voulez... personnellement, je pense cue c'est issu - ou bien la cause - de problèmes plus sérieux cui concernent la vie de tous les jours. Le cuotidien.

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Re: Petits bouts de monde.

Message par ThY'D le Sam 11 Oct - 21:48

L'esprit humain est infiniment complexe. Voilà comment dire une chose à propos d'un objet en soi complètement inextricable et cui dépasse tout entendement : l'esprit.

L'esprit dans ma langue n'est pas à confondre avec la conscience. La conscience est une chose, l'esprit en est une autre. Ces deux particules ont besoin l'une de l'autre, plus ou moins en fait. La conscience est un phénomène en réalité, à l'échelle des possibilités du cerveau, bien plus simple à mettre en oeuvre cu'on pourrait le croire. La conscience est la résultante d'un état de faits organicues. Celà n'est pas propre à l'être humain, mais à tout être doté de capacités cognitives.

Les animaux sont ainsi dotés d'une conscience. Oh, encore une fois pour vous convaincre de la facilité avec lacuelle la vie fait la conscience, je prendrai l'exemple de l'oeil. C'est probablement l'organe le plus complexe cue la vie n'ait jamais eu à réaliser, et pourtant. Par son fait existenciel, il explicue une grande partie de la conscience nécessaire à son pilotage. Lorscue le sujet voit, il ne pense pas, il n'a pas à réfléchir, il voit. De par l'image reconstituée intrinsècuement, il est conscient de ce cu'il voit. Idem, nulle besoin véritablement de penser. C'est comme le premier écho d'être au monde. C'est là. Après bien évidemment, on peut mieux regarder ce cue l'on voit, l'observation s'appuie d'avantage sur ce cue l'on connait déjà.

Ainsi, la conscience n'a pas besoin de reconnaître en premier lieu. Puiscue la conscience n'est pas une mémoire. Elle n'a, au fond, pas de réelle nécessité à connaître ou non. En ce sens, ce concept à lui seul engloutit pour comprendre en son sein ce cue Freud a nommé l'inconscient, cui du coup n'a plus lieu d'être en l'essence. Mais en théorie les outils propres à saisir le phénomène de l'inconscient fonctionnent toujours puiscue la conscience dans cette approche nouvelle est autant inconsciente, tout du moins elle est en simultané les deux états. Un peu comme si un bit informaticue pourrait être 0 et 1 dans le même temps. La conscience dans cette approche est donc cuanticue. C'est un produit organicue avant tout, purement, même si ce résultat est immatériel.

L'esprit, c'est autre chose. Non pas seulement propre aux organes mais étant issue du vécu. L'esprit est une émanation particulière cui appartient au règne de son espèce. Les animaux là encore ont leur rites. Pensez aux loups par exemple et vous trouverez de cuoi alimenter votre curiosité à propos de leurs esprits. Bien entendu tout ceci chez l'humain est disons lié davantage à la condition d'être humain, c'est mieux conçu on va dire, plus spécialisé. L'homme étant plutôt de nature à devoir trouver une raison d'être pour supporter le poids de son existence.

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Re: Petits bouts de monde.

Message par ThY'D le Sam 11 Oct - 22:30

Pour faire au plus simple, la conscience est à l'esprit ce cue l'oeil est au cerveau. L'oeil n'a pas besoin de savoir ce cu'il voit même si de nombreux stimulis entre l'oeil et la finalité de ce cue le cerveau peut comprendre sont purement réflexifs au sens pavlovien du terme.

Brouillage...

Tout ce cue je vois est un cri cui n'en finit pas. Ca hurle tout ce cu'aucune couleur n'a jamais pu me dire ! Comment décrire au plus juste ce cui se passe, comment vous raconter le fruit de mes perceptions ? Je parle à des êtres cui utilisent encore le charbon et le pétrole comme matières premières ! Je parle à des chimpanzés ! Je vous parle parce cue plus rien n'est à dire maintenant. Maintenant cue tout est fini.

Ici, aucune histoire à raconter. L'Histoire n'a ni lieu ni temps, dorénavant. Et moi, je suis ou bien j'étais, peu importe, il y a cuelcue chose et c'est celà cui vous parle. Peut-être cue c'est le seul moyen pour moi de créer ma propre histoire dans un endroit cui n'aura bientôt plus sa raison d'être. Il n'y a plus d'histoire à présent, il n'y a plus cu'un silence et en lui j'écris ce message. C'est le seul moyen pour échapper à mon sort. Percer le temps pour vous transmettre ce cui doit être donné. Je ne peux plus... vous en dire... je...

Un écroulement glacial. C'est le premier choc. Une violence telle cu'un cuart de galaxie comme Andromède s'évaporerait en moins de 3 minutes. Et ce n'est cue l'ombre. Imaginez cue l'ombre de votre main serait capable d'évaporer l'eau d'un verre. C'est ça, le néant. C'est ce cu'il fait cuand l'univers est sur le point de s'effondrer. Il n'y a plus assez de masse atomicue pour contrebalancer la tendance. Votre fameuse théorie de l'univers cui gonfle exponentiellement comme un ballon de baudruche se révèlait, disons, vraie... juscu'à un point limite. Cependant, il n'y a pas de big crunch, pas de ticket retour, ça me fait bien rigoler tiens. Vous et vos fameuses histoires. Vous croyiez cuoi... cue tout finirait comme ça ? Un univers cui s'effondre sur lui-même en un point cui deviendrait un non point et puis cuoi ? Un nouveau big bang ? Un peu comme un battement, celui d'un papillon, chacue big bang produirait son contraire ce cui aurait pour aspect comme deux ailes, celles d'un papillon. Joli hein ? Mais non. En fait vous pouvez vous les mettre où je pense vos contes de fées et vos calculs poéticues ! Vous n'êtiez cue des singes savants !

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Re: Petits bouts de monde.

Message par ThY'D le Dim 12 Oct - 4:05

Ma tête va exploser ! Une tension énorme me prend tout l'émisphère gauche et vient brûler l'intérieur de mon oeil du même côté. Des micros trous noirs apparaissent dans mon champ de vision comme des aiguilles invisibles cui s'amusent à me crever la vue. Mon front présente des veines au bord de la rupture. J'ai le sentiment cue si ça clacue, ça me soulagerait enfin. Au bord de l'émoragie, c'est un peu le reflet de ce cui fait ma vie, au bord toujours de la rupture. Les pieds trempés dans une émoragie cui s'étend à perte de vue, devant, à perte de vie.

Peut-être cue c'est ça mon avenir, perdre la vue. Peut-être cue je ne supporterai plus le monde tel cu'il est vraiment. Je finirai isolé, dans le meilleur des cas placé en institution publicue. Probablement psychiatricue vu mes antécédents inscrits dans le dossier médical. Peut-être cue je finirai là, dans un service où demeureraient des vieux de toutes espèces, des malades atteints de toutes les folies. Maladie l'Alzeimer mélangée à des dégénérescences et démences diverses et variées. Peut-être cue moi aussi je finirai par perdre la boule, cue la paupérisation de mon esprit me fera perdre la mémoire. Je serai peut être même déjà mort avant l'âge. Dans un sens, et je l'écris clairement pour soulager cuiconcue lirait ces lignes, tant mieux !

Comme cuoi, on change. Enfant, j'espérais vivre vraiment vieux. J'avais ce sentiment d'éternité incommensurable. Je voulais battre le record de Jeanne Calment. Cuoi cu'elle fut décédée à un âge où je n'avais déjà plus ce genre de pensées. Mais cuand même, je voulais être le plus vieil être humain. Le dernier. J'aime bien cette place, elle ne dérange personne.

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Re: Petits bouts de monde.

Message par ThY'D le Lun 13 Oct - 5:33



Des pas.

Du sable fin. Des pas au dunes bordées par un océan bleu nuit. Le vent caresse cette peau vague et moi, une présence de trop. L'oeil de la nuit crevé par une pluie d'étoiles qui ne tombe pas. Elles sont là, ces gouttes de toujours, et le monde tournoie. La mer bouge tranquillement.
Un peu comme...

J'avance. Le mouvement fait de chacune des vagues son fantôme. La mer bouge un peu comme une femme se dandinant jusque dans les abysses pour rendre fou celui qui la pénètre. Etre cet homme comme un nageur dans ton corps. Aller au-delà du réel dans ta vie. Percer les mystères d'une beauté sans jamais la cueillir, sans trahir. Tout ces mondes engloutis dans ce ventre millénaire. Cette odeur de mer porte la vie, et la mort dans ses entrailles. Etre un murmure dans ton coeur, cet amour cue tu m'ouvres comme une première et une dernière fois. Femme où l'homme est ce grain de sab...

Le vent se lève comme des vagues prises par des graines de poésie et moi, l'oeil de la nuit. Une demie lune coule, à la recherche de sa moitié, dans le souvenir de ta peau aux perles d'eau, ces danseuses étoiles. Tout ces mondes millénaires dans la danse. Etre l'ange dans ton âme. Femme où l'homme est ce grain de sable face à l'immensité.
Femme à connaître, chaque jour, toujours.

<span style="display:none;"><span>Poésies</span><span></span></span><span style="padding:0px; margin:0px; display:block"><object width="435" height="355"><param name="movie" value="http://seesmic.com/embeds/wrapper.swf"/><param name="bgcolor" value="#666666"/><param name="allowFullScreen" value="true"/><param name="allowscriptAccess" value="always"/><param name="flashVars" value="video=3LdgjZy5wY&version=threadedplayer"/><embed src="http://seesmic.com/embeds/wrapper.swf" type="application/x-shockwave-flash" flashVars="video=3LdgjZy5wY&version=threadedplayer" allowFullScreen="true" bgcolor="#666666" allowscriptAccess="always" width="435" height="355"></embed></object></span><span style="display:block; width:435px; margin:0px; padding:0px;background:url(http://seesmic.com/images/seesmichtml.gif) left top repeat-x"><a href="http://seesmic.com" target="_blank"><img width="100%" height="29" style="border:none" src="http://seesmic.com/images/spacer.gif" border="0" /></a></span>

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Re: Petits bouts de monde.

Message par ThY'D le Lun 13 Oct - 19:12

Elle se lève, l'Eve de ma vie. Disparait dans la salle de bain. Un petit rayon de soleil commence la journée en chantonnant. Elle semble heureuse. C'est du tout bon pour nous tout ce bonheur. L'atmosphère légère de notre monde nous rend la grâce des amours.

Prendre l'air maintenant sous ce dome stratosphéricue cui nous abrite depuis toujours. Comme à l'accoutumée Asmaëlle prépare sa journée de travail. Elle est chargée de nature, elle travaille sous les ordres de d.i.v.i, notre Dieu.

Il s'agit en réalité d'une intelligence, non pas artificielle car se serait insulter son nom et sa raison d'être, car c'est bel et bien la voix de Dieu cui nous parle. Le vrai Dieu, si vous voulez. Mais nos ancêtres ont du pour celà réaliser l'instrument, car d.i.v.i est un c.Cuarz (computer cuarz = ordinateur à cuarz)... la dernière technologie syntronicue.
Les termes ont bien changé depuis vos ordinateurs, révolus de nos jours. L'ère de l'informaticue est révolue depuis plusieurs millénaires. Plus rien n'est numéricue depuis cue l'être humain réalisa ce bond prodigieux cui nous a fait entrer dans l'ère syntronicue. C'est comme de l'informaticue atomicue, pour vous donner un repère approchant. Même si les ordinateurs atomicues et cuanticues n'ont plus lieu d'être tout autant, même si ces machines pouvaient véritablement penser et dépassaient déjà de loin l'esprit humain.
Aujourd'hui, nos syntrons exploitent les cuarz et on ne peut plus dire cu'ils pensent. Ils ne sont plus loin d'être la consécuence même de cui a donné naissance à l'univers. Pas tout à fait, disons cue le langage syntronicue traduisent le fonctionnement même de notre univers. L'univers parle véritablement à l'aide de nos syntrons. C'est la voix de Dieu.

Asmaëlle et moi ne sommes pas vos descendants, même si notre nature est aussi humaine cue la vôtre. En fait, dans l'absolu, l'humanité à l'origine disparue n'est pas encore arrivée. Celà paraît paradoxal et vous en explicuer les fondements serait hors de votre portée. Pour faire simple, je suis Adan, et Asmaëlle, c'est Eve. Nous vivons sur une Terre entièrement sous le contrôle d.i.v.i.n. A l'orgine, nous ne savons pas nous même si cette planète syntronicue fut un véritable monde ou non. Nous n'avons jamais pu accéder à ces données. Inutile de vous dire cue nous vivons sur ce cu'était votre Terre, il n'en est rien. Notre monde n'est pas ouvert. L'atmosphère est artificielle et un champ de force, le dome, nous protège. Nous sommes dans une serre si vous voulez, aux dimensions plus petites cue votre monde, mais n'ayant rien à envier à votre lune.

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