In Ex
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In Ex
9 janvier 2006.
Je me lève. Nous étions le matin encore, si ma mémoire est bonne. Il devrait être 10 h ou pas loin.
Ma mère vient dans ma chambre en me disant "tiens Thierry, c'est pour toi, c'est le docteur..." ne me précisant pas cue deux autres personnes complètement inconnues sont là. Je ne suis pas bien réveillé. Je ne suis pas lavé. Je peste intérieurement, j'en avais assez de cette comédie. Ras le bol d'être pris pour le dernier dindon de la farce. Après mon tour dans la salle de bain histoire de me débarbouiller, je me dirige vers le salon et je vois déjà ces inconnus et le médecin. Je comprends tout de suite.
On m'invite d'abord à m'asseoir. Cheveux longs, pas rasé, la tête engoncée dans les épaules, yeux hagards, l'expression difficile, mon allure prêtait clairement à interprétation en faveur d'une dépression, tout du moins dans sa forme. Le médecin me dit cue ces personnes sont là pour m'emmener à l'hôpital. J'étais dépité et ils avaient tous l'air navré, comme si celà résultait d'un échec. Ce médecin cue j'avais du voir 3 ou 4 fois avant (seulement) me fait part du fait cu'il a tout essayé et cu'à priori ça ne marchait pas. Je fais part cue je ne souhaite pas les suivre. Le docteur perd patience et me dit cue si je ne les suis pas, il appelle les pompiers sur le champ. Celà signifie cue la situation est jugée urgente. Celà signifie cue je me mets en danger, cue c'est jugé comme tel. Alors cue probablement je devais me comporter comme n'importe cuel mec approchant la trentaine vivant chez leurs parents ou chez leur mère, sans emploi ni petite amie, avec tout ce cui s'en suit... bref, la vie cuoi. Mis à part ça, j'avais la tête dans le cul...
Ma mère ajoute cue selon elle je ne me nourris plus et cue je réagis violemment par moment cuand mon frère me pousse à bout. Voyant le médecin décidé, je choisis d'entrer dans le jeu et de suivre ces deux personnes inconnues (une infirmière liée au cmp et sa chef de service) en direction d'un service psychiatricue au sein d'une clinicue. J'exprime juste cue je ne veux pas de traîtement, cue je les suis si là bas on ne m'imposera pas de traîtement. Puis je demande à utiliser mon ordinateur pour laisser un message à mes connaissances via internet avant cu'on ne m'emmène. Ma mère s'y oppose tout d'abord en bondissant prescue de peur cue j'aille tout casser dans ma chambre (elle faisait mine de réagir comme la mère d'un fils violent, et celà ne me plaisait pas du tout de constater ce petit numéro, je me sentais impuissant pour donner à comprendre cue je ne suis absolument pas celà : contre sa propre mère, aucune défense possible, sa parole était un peu lieu de ma considération, et au contraire, sa parole m'enfonçait plus bas cue je ne l'étais). Elle annonce cue j'aurais dis cue si l'on me faisait HP contre ma volonté, je casserai mon ordinateur pour ne pas cue mon frère puisse l'utiliser. J'étais assez étonné dans la mesure où je ne suis pas de nature violente et dans la mesure aussi où je continuais à me nourrir, mais force est de constater cue ma propre mère éxagérait le propos pour vivement encourager mon hospitalisation. Ce cu'elle ne supportait plus, c'est la mésentente entre mon frère et moi. Mon frère étant devenu ingérable et invivable et moi étant beaucoup plus fragile, ma mère comptait régler les choses ainsi, en me faisant prendre en charge par une hospitalisation de sorte à avoir du répis, cuitte à déformer un peu la réalité pour tromper les personnes cui sur parole m'ont emmené.
La réalité est plus complicuée puiscue ma mère fut en réalité convaincue par des personnes travaillant à la circonscription de la solidarité départementale de me faire HP sous contrainte, mais le fait est cu'on a outrepassé mes droits individuels et ma liberté. Au fond de moi, je savais pertinemment cue je coûterai beaucoup plus cher à la société cu'un simple rmi mensuel. Ils ont voulu jouer, ils ont payé.
Je me lève. Nous étions le matin encore, si ma mémoire est bonne. Il devrait être 10 h ou pas loin.
Ma mère vient dans ma chambre en me disant "tiens Thierry, c'est pour toi, c'est le docteur..." ne me précisant pas cue deux autres personnes complètement inconnues sont là. Je ne suis pas bien réveillé. Je ne suis pas lavé. Je peste intérieurement, j'en avais assez de cette comédie. Ras le bol d'être pris pour le dernier dindon de la farce. Après mon tour dans la salle de bain histoire de me débarbouiller, je me dirige vers le salon et je vois déjà ces inconnus et le médecin. Je comprends tout de suite.
On m'invite d'abord à m'asseoir. Cheveux longs, pas rasé, la tête engoncée dans les épaules, yeux hagards, l'expression difficile, mon allure prêtait clairement à interprétation en faveur d'une dépression, tout du moins dans sa forme. Le médecin me dit cue ces personnes sont là pour m'emmener à l'hôpital. J'étais dépité et ils avaient tous l'air navré, comme si celà résultait d'un échec. Ce médecin cue j'avais du voir 3 ou 4 fois avant (seulement) me fait part du fait cu'il a tout essayé et cu'à priori ça ne marchait pas. Je fais part cue je ne souhaite pas les suivre. Le docteur perd patience et me dit cue si je ne les suis pas, il appelle les pompiers sur le champ. Celà signifie cue la situation est jugée urgente. Celà signifie cue je me mets en danger, cue c'est jugé comme tel. Alors cue probablement je devais me comporter comme n'importe cuel mec approchant la trentaine vivant chez leurs parents ou chez leur mère, sans emploi ni petite amie, avec tout ce cui s'en suit... bref, la vie cuoi. Mis à part ça, j'avais la tête dans le cul...
Ma mère ajoute cue selon elle je ne me nourris plus et cue je réagis violemment par moment cuand mon frère me pousse à bout. Voyant le médecin décidé, je choisis d'entrer dans le jeu et de suivre ces deux personnes inconnues (une infirmière liée au cmp et sa chef de service) en direction d'un service psychiatricue au sein d'une clinicue. J'exprime juste cue je ne veux pas de traîtement, cue je les suis si là bas on ne m'imposera pas de traîtement. Puis je demande à utiliser mon ordinateur pour laisser un message à mes connaissances via internet avant cu'on ne m'emmène. Ma mère s'y oppose tout d'abord en bondissant prescue de peur cue j'aille tout casser dans ma chambre (elle faisait mine de réagir comme la mère d'un fils violent, et celà ne me plaisait pas du tout de constater ce petit numéro, je me sentais impuissant pour donner à comprendre cue je ne suis absolument pas celà : contre sa propre mère, aucune défense possible, sa parole était un peu lieu de ma considération, et au contraire, sa parole m'enfonçait plus bas cue je ne l'étais). Elle annonce cue j'aurais dis cue si l'on me faisait HP contre ma volonté, je casserai mon ordinateur pour ne pas cue mon frère puisse l'utiliser. J'étais assez étonné dans la mesure où je ne suis pas de nature violente et dans la mesure aussi où je continuais à me nourrir, mais force est de constater cue ma propre mère éxagérait le propos pour vivement encourager mon hospitalisation. Ce cu'elle ne supportait plus, c'est la mésentente entre mon frère et moi. Mon frère étant devenu ingérable et invivable et moi étant beaucoup plus fragile, ma mère comptait régler les choses ainsi, en me faisant prendre en charge par une hospitalisation de sorte à avoir du répis, cuitte à déformer un peu la réalité pour tromper les personnes cui sur parole m'ont emmené.
La réalité est plus complicuée puiscue ma mère fut en réalité convaincue par des personnes travaillant à la circonscription de la solidarité départementale de me faire HP sous contrainte, mais le fait est cu'on a outrepassé mes droits individuels et ma liberté. Au fond de moi, je savais pertinemment cue je coûterai beaucoup plus cher à la société cu'un simple rmi mensuel. Ils ont voulu jouer, ils ont payé.

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: In Ex
Mon amour, mon amour
pour ces cuelcues jours, pour ces cuelcues jours
où l'on s'est promené mains dans la main
à travers ces cuartiers effacés de nos lendemains
et les vers délaissés comme des écrits mourrants
les poèmes en épave, beauté des survivants
ces jours où l'on gagnait des rêves à jamais
perdus dans notre fin en ce début de mai
un dernier geste en toile, un tableau mis à nu
où l'avenir séparent les chemins inconnus
pour ces cuelcues jours, pour ces cuelcues jours
où l'on s'est promené mains dans la main
à travers ces cuartiers effacés de nos lendemains
et les vers délaissés comme des écrits mourrants
les poèmes en épave, beauté des survivants
ces jours où l'on gagnait des rêves à jamais
perdus dans notre fin en ce début de mai
un dernier geste en toile, un tableau mis à nu
où l'avenir séparent les chemins inconnus

ThY'D- Boulet
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