Coluche, l'histoire d'un mec
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Coluche, l'histoire d'un mec

Le film couvre uniquement la période ou Coluche se présente aux élections de 1981, ni plus ni moins. Bonne surprise, je n'aimais pas de Caunes réalisateur et là j'avoue que le film m'a plu notamment parce que l'atmosphère de l'époque est très bien rendue aussi bien dans les soirées chez Coluche que le contexte politique et les espoirs chez le peuple à l'époque. Beaucoup de petits détails rendent le film attachant comme le regard de sa femme Véronique (la scène ou l'équipe de Choron et Coluche se balancent du champagne et du gateau à la gueule, elle regarde son homme sans savoir si elle doit rire sentant qu'au bout du compte tout cela commence à faire trop), les soirées enfumées, Coluche qui ne sait pas ou il va mais avance entre déconne et clown triste et même si le film s'arrète bien avant l'organisation des restos du coeur on ne peut ne pas y penser à travers certaines scènes de rencontre avec des gens (la femme en colère qui l'arrête un soir alors qu'il est avec sa bande dans la rue, une autre femme encore qui dit qu'elle et son mari sont au bord du rouleau, au chomage).
L'intelligence dans ce film est de n'avoir traité que cette période dans la vie de Coluche parce qu'à elle seule elle résume très bien le bonhomme tel qu'on imaginait sa vie globalement.
François-Xavier Demaison incarne Coluche à la perfection, quel poids sur les épaules que d'endosser le personnage cela a dû être, bravo.
AMSTRAMGRAM- Gourou
-
Age: 38
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: Coluche, l'histoire d'un mec
On peut applaudir la réussite du film qui certes focalise sur une période qui résume le personnage. J'ai plutôt une bonne impression, c'est un bel hommage. En finalité je me dis qu'il est difficile de faire mieux puisque comme tu dis, incarner Coluche n'est pas une mince affaire. Il y a une sobriété dans le jeu (comment jouer un personnage "qui en faisait trop" sans justement trop en faire...) en fait ma première impression se basait sur les 20 premières minutes du film, je trouve que le début est un amoncellement de clichés mis en forme mais forcément ça ne peut qu'inspirer le déjà vu puisqu'on connait. C'est clair qu'on n'a pas voulu "traîter sa vie" ici, peut être que le cas échéant c'est la force du personnage qui diminuerait dans une histoire plus éparse, moins condensée. Un point de vue focal donc, "comme au cinéma" qui résume bien les choses en s'appuyant sur une période critique bien évidemment qui n'est pas sans rappeler celle que nous traversons actuellement.
Ajout :
Et c'est dans des moments pareil où on se dit qu'on ne peut pas en faire un deuxième comme lui, mais qu'il a su laisser une empreinte devenue un fait social et historique à propos des restos du Coeur, malheureusement toujours nécessaires. C'est une belle transformation de notre "constitution" dans la réalité de notre pays, là où nos élus "décident démocratiquement" tous les jours de "ratifier la constitution" quand ils enlèvent des droits à des fins budgétaires, ce qui est en définitif contre la loi et la constitution :
- * le détournement de pouvoir : le Conseil constitutionnel peut ainsi censurer des dispositions qui n'ont été prises que dans un seul intérêt financier.
Et pourtant, de tels actes sont commis chaque jour, trouvant prétexte en se disant "il y a les associations de toute façon" comme si de nos jours laisser une personne dehors signifiait qu'on ne puisse plus mourir de et dans la rue. Notre société, comme les sociétés précédentes, est bâtit sur le principe du meurtre et la dissimulation du meurtre. Des gens crèvent à cause du système mais on a instauré une politique d'urgence pour disons emmener les gens dans des lieux appropriés pour crever mais dissimulés, cachés. Ils crèvent bien sûr "au sein d'un système", inclus dans l'exclusion faite pour eux. C'est la honte de notre pays qui n'est pas meilleur que les autres d'un point de vue humain. Société vérolée ou même la révolution doit être camouflée.
Ajout :
Et c'est dans des moments pareil où on se dit qu'on ne peut pas en faire un deuxième comme lui, mais qu'il a su laisser une empreinte devenue un fait social et historique à propos des restos du Coeur, malheureusement toujours nécessaires. C'est une belle transformation de notre "constitution" dans la réalité de notre pays, là où nos élus "décident démocratiquement" tous les jours de "ratifier la constitution" quand ils enlèvent des droits à des fins budgétaires, ce qui est en définitif contre la loi et la constitution :
- * le détournement de pouvoir : le Conseil constitutionnel peut ainsi censurer des dispositions qui n'ont été prises que dans un seul intérêt financier.
Et pourtant, de tels actes sont commis chaque jour, trouvant prétexte en se disant "il y a les associations de toute façon" comme si de nos jours laisser une personne dehors signifiait qu'on ne puisse plus mourir de et dans la rue. Notre société, comme les sociétés précédentes, est bâtit sur le principe du meurtre et la dissimulation du meurtre. Des gens crèvent à cause du système mais on a instauré une politique d'urgence pour disons emmener les gens dans des lieux appropriés pour crever mais dissimulés, cachés. Ils crèvent bien sûr "au sein d'un système", inclus dans l'exclusion faite pour eux. C'est la honte de notre pays qui n'est pas meilleur que les autres d'un point de vue humain. Société vérolée ou même la révolution doit être camouflée.

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
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