Tchernobyl : l'invasion continue
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Tchernobyl : l'invasion continue
Ca pourrait être l'énième "Titre" d'un film bien kitsh à petit budget, mais la réalité parfois est bien plus kitsh, mes chers lecteurs ! Essayons toutefois de vous livrer du sensationnel avec quelques bouts de ficelles empruntées au 20h de TF1, de vous coller la pétoche ! Inutile de dérègler votre ordinateur, à l'instar de la quatrième dimension, ici tout ce qui vous sera raconté est la stricte vérité. Vous pouvez cesser de bailler outrageusement, mes chers lecteurs, ce qui m'évitera de sentir votre dîner presque parfait puisque commence maintenant cette histoire, complètement véridique :
...
TA GUEULE MAMIE JE RACONTE UNE HISTOIRE SUR INTERNET !!! Putain de bordel de merde on peut pas foutre en place une ambiance, merde !!!
...

"C'était un soir de pleine lune, à Tchernobyl. Souvenez-vous mes chers lecteurs, dans mon dernier ouvrage "Brume mortelle sans passeport", je racontais comment le nuage radioactif, suite à l'accident de Tchernobyl, était refusé de passage par la douane à la frontière française et dans de nombreux pays d'Europe. Ce qui nous a évité bien des cancers, et tant mieux !
Cette fois, la réalité est plus sombre. Cette fois la réalité est maintenant toute proche de chez vous. Cette fois, la réalité est sur le pallier de votre habitat, elle hésite, doit-elle d'abord sonner ? Frapper peut-être ? La réalité est bien plus subtile, un froid glacial sur votre épaule, c'est elle. Même la mort fuit la réalité, elle est là, prête à vous être racontée, elle est là, d'une complexité à vous tremper dans sa folie, elle est votre main
TA GUEULE LA VIOC JE RACONTE UNE HISTOIRE !!! Bordel, encore plus sénile que moi... reprenons
Désormais, vous êtes dans les entrailles de la réalité, elle vous entoure, vous êtes son foetus mais ne croyez pas être protégés, elle s'apprête à se planter une longue aiguille dans le ventre pour vous tuer, là où la brume a échoué.
Le théatre d'une mondialisation mafieuse, le trafic à grande échelle des métaux radioactifs dans la zone de Tchernobyl. Trafic de grande ampleur : sur les 8 millions de tonnes de métal que comptait la zone, il n'en resterait plus que deux. Toutes les semaines, 200 tonnes de métal quittent les lieux, chargées sur des camions, alors qu'officiellement aucun objet n'est autorisé à sortir. "Pour 100 dollars, les gardiens ferment les yeux", explique Guillaume Herbaut. Au bout de la chaîne, le métal irradié est fondu dans des métallurgies, en Ukraine, avant d'être vendu en Turquie ou en Europe - on en a retrouvé des morceaux en Italie.
Votre fourchette est radioactive.
Officiellement, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) n'est pas au courant. L'exposition se clôt symboliquement sur le geste de dénégation d'un officiel ukrainien. Cela fait dix ans qu'Herbaut fréquente le site de la catastrophe nucléaire, en Ukraine. A chaque fois, il parcourt la "zone interdite", trente kilomètres autour de la centrale, restée très contaminée vingt-quatre ans après l'accident. En tentant, à chaque fois, de contourner le circuit habituel imposé par les autorités pour aller au coeur de l'horreur, quite à se faire tuer par des agents chargés de maintenir les secrets d'états dans la paix qui leur est accordée.
C'est au printemps 2010, alors qu'il part avec le journaliste Bruno Masi, qu'il parvient à percer certains mystères du site. "Je ne comprenais pas pourquoi le cimetière d'engins militaires de Rassokha, que j'avais photographié il y a dix ans, était interdit d'accès. Ni pourquoi les immeubles de la ville de Pripiat, évacuée après la catastrophe, restaient dans un état lamentable, les tuyauteries explosées, les radiateurs arrachés." De nombreux écrivains s'inspiraient de ces lieux, leur imaginaire les hantait pour y raconter les histoires les plus démentes. C'était "la nouvelle zone 51" pour certains. On y cachait des extras-terrestre, ou bien de nouvelles espèces modifiées par la radioactivité, des hommes aux super pouvoirs qu'il ne fallait pas montrer, tout était permis, sauf de connaître la vérité. Elle est peut être dans votre estomac, en ce moment même.
Il lui a fallu plusieurs mois de travail, et nombre de parties de cache-cache avec la police locale, pour mener à bien l'enquête. Grâce à Igor, un sans-papiers qui attend son procès pour trafic de métal, le photographe a réussi à remonter, et à photographier, toute la filière. Sur ses images, on suit Igor le "stalker" - nom dérivé d'un livre de science-fiction d'Andreï Tarkovski, devenu culte en Russie -, homme à tout faire qui parcourt la zone interdite à la recherche de métal, qu'il découpe et collecte sans aucune protection. Puis on voit les métaux récupérés par des entreprises de sous-traitance être "décontaminés" de façon superficielle dans des ateliers qui ressemblent à l'antre du diable. "Dans un boucan incroyable, entourés de poussière radioactive, des hommes sans masque nettoient le métal en projetant du sable sous pression, raconte Guillaume Herbaut. Le compteur indiquait 400 rems, alors que la norme est de 9 à 20 rems ! Nous avons pris des photos le plus vite possible, et nous sommes sortis." Le plus incroyable est que cette activité clandestine et dangereuse se déroule dans les blocs 5 et 6 de la centrale, à quelques centaines de mètres de la cafétéria où déjeunent chaque jour tous les journalistes venus visiter le site. Comme quoi, la vérité est toujours au bout du couloir...
La zone interdite de Tchernobyl ressemble à une gigantesque casse qui se vide peu à peu. Dans des images tristes et silencieuses, Guillaume Herbaut montre le cimetière d'engins militaires de Rassokha où les hélicoptères entreposés là après la catastrophe ne sont plus que ruines. Dans les tours abandonnées de Pripiat, les chambres abandonnées au mobilier éparpillé et défoncé semblent avoir connu la guerre. "Il n'y a pas que le métal qui est revendu, mais aussi les briques et les vitres, alors que tout est contaminé", indique Guillaume Herbaut. Ces matériaux ont pu se retrouver à Albi. Vous êtes peut être dans l'une de ces maisons, mes chers lecteurs.
Cette remarquable enquête sur le trafic de métal est dans la lignée d'autres travaux d'Herbaut : mettre à jour des faits de société méconnus. Son traitement visuel est en revanche plus classique que d'autres, où il mettait en tension le texte et l'image. Ce reportage est en fait extrait d'un ensemble plus large sur la vie à Tchernobyl. Guillaume Herbaut a collecté des images troublantes de gens perdus et de paysages immaculés sur lesquels plane une menace intangible. Le tout donnera un livre. Ensuite, le photographe a décidé de tourner la page Tchernobyl.
Résultat des courses, personne n'en a rien à foutre. Même Cuillaume Hérault qui en profite juste pour éditer un énième bouquin, sûrement moins trépidant que mon article, écrit avec des bouts d'un autre article emprunté sur internet. Il faut me comprendre, la vioc m'empêche de bosser dans de bonnes conditions et je ne suis plus tout jeune. Ce sont mes enfants qui "m'encouragent" (me séquestrent et me spolient) pour assurer le bien être de leur héritage. Voilà, mes chers lecteurs, si la grande aiguille ne vous a pas transpercé, vous pouvez maintenant dormir à nouveau tranquillement puisque la réalité de mon histoire est finie. A moins que... si la réalité de mon histoire est terminée, vous savez maintenant que la vôtre est... contaminée."
Source : http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/09/10/la-beaute-veneneuse-de-tchernobyl_1409463_3246.html
Pour la dédicace de ce topic, par ici :
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3b/Bellemare.JPG
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TA GUEULE MAMIE JE RACONTE UNE HISTOIRE SUR INTERNET !!! Putain de bordel de merde on peut pas foutre en place une ambiance, merde !!!
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"C'était un soir de pleine lune, à Tchernobyl. Souvenez-vous mes chers lecteurs, dans mon dernier ouvrage "Brume mortelle sans passeport", je racontais comment le nuage radioactif, suite à l'accident de Tchernobyl, était refusé de passage par la douane à la frontière française et dans de nombreux pays d'Europe. Ce qui nous a évité bien des cancers, et tant mieux !
Cette fois, la réalité est plus sombre. Cette fois la réalité est maintenant toute proche de chez vous. Cette fois, la réalité est sur le pallier de votre habitat, elle hésite, doit-elle d'abord sonner ? Frapper peut-être ? La réalité est bien plus subtile, un froid glacial sur votre épaule, c'est elle. Même la mort fuit la réalité, elle est là, prête à vous être racontée, elle est là, d'une complexité à vous tremper dans sa folie, elle est votre main
TA GUEULE LA VIOC JE RACONTE UNE HISTOIRE !!! Bordel, encore plus sénile que moi... reprenons
Désormais, vous êtes dans les entrailles de la réalité, elle vous entoure, vous êtes son foetus mais ne croyez pas être protégés, elle s'apprête à se planter une longue aiguille dans le ventre pour vous tuer, là où la brume a échoué.
Le théatre d'une mondialisation mafieuse, le trafic à grande échelle des métaux radioactifs dans la zone de Tchernobyl. Trafic de grande ampleur : sur les 8 millions de tonnes de métal que comptait la zone, il n'en resterait plus que deux. Toutes les semaines, 200 tonnes de métal quittent les lieux, chargées sur des camions, alors qu'officiellement aucun objet n'est autorisé à sortir. "Pour 100 dollars, les gardiens ferment les yeux", explique Guillaume Herbaut. Au bout de la chaîne, le métal irradié est fondu dans des métallurgies, en Ukraine, avant d'être vendu en Turquie ou en Europe - on en a retrouvé des morceaux en Italie.
Votre fourchette est radioactive.
Officiellement, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) n'est pas au courant. L'exposition se clôt symboliquement sur le geste de dénégation d'un officiel ukrainien. Cela fait dix ans qu'Herbaut fréquente le site de la catastrophe nucléaire, en Ukraine. A chaque fois, il parcourt la "zone interdite", trente kilomètres autour de la centrale, restée très contaminée vingt-quatre ans après l'accident. En tentant, à chaque fois, de contourner le circuit habituel imposé par les autorités pour aller au coeur de l'horreur, quite à se faire tuer par des agents chargés de maintenir les secrets d'états dans la paix qui leur est accordée.
C'est au printemps 2010, alors qu'il part avec le journaliste Bruno Masi, qu'il parvient à percer certains mystères du site. "Je ne comprenais pas pourquoi le cimetière d'engins militaires de Rassokha, que j'avais photographié il y a dix ans, était interdit d'accès. Ni pourquoi les immeubles de la ville de Pripiat, évacuée après la catastrophe, restaient dans un état lamentable, les tuyauteries explosées, les radiateurs arrachés." De nombreux écrivains s'inspiraient de ces lieux, leur imaginaire les hantait pour y raconter les histoires les plus démentes. C'était "la nouvelle zone 51" pour certains. On y cachait des extras-terrestre, ou bien de nouvelles espèces modifiées par la radioactivité, des hommes aux super pouvoirs qu'il ne fallait pas montrer, tout était permis, sauf de connaître la vérité. Elle est peut être dans votre estomac, en ce moment même.
Il lui a fallu plusieurs mois de travail, et nombre de parties de cache-cache avec la police locale, pour mener à bien l'enquête. Grâce à Igor, un sans-papiers qui attend son procès pour trafic de métal, le photographe a réussi à remonter, et à photographier, toute la filière. Sur ses images, on suit Igor le "stalker" - nom dérivé d'un livre de science-fiction d'Andreï Tarkovski, devenu culte en Russie -, homme à tout faire qui parcourt la zone interdite à la recherche de métal, qu'il découpe et collecte sans aucune protection. Puis on voit les métaux récupérés par des entreprises de sous-traitance être "décontaminés" de façon superficielle dans des ateliers qui ressemblent à l'antre du diable. "Dans un boucan incroyable, entourés de poussière radioactive, des hommes sans masque nettoient le métal en projetant du sable sous pression, raconte Guillaume Herbaut. Le compteur indiquait 400 rems, alors que la norme est de 9 à 20 rems ! Nous avons pris des photos le plus vite possible, et nous sommes sortis." Le plus incroyable est que cette activité clandestine et dangereuse se déroule dans les blocs 5 et 6 de la centrale, à quelques centaines de mètres de la cafétéria où déjeunent chaque jour tous les journalistes venus visiter le site. Comme quoi, la vérité est toujours au bout du couloir...
La zone interdite de Tchernobyl ressemble à une gigantesque casse qui se vide peu à peu. Dans des images tristes et silencieuses, Guillaume Herbaut montre le cimetière d'engins militaires de Rassokha où les hélicoptères entreposés là après la catastrophe ne sont plus que ruines. Dans les tours abandonnées de Pripiat, les chambres abandonnées au mobilier éparpillé et défoncé semblent avoir connu la guerre. "Il n'y a pas que le métal qui est revendu, mais aussi les briques et les vitres, alors que tout est contaminé", indique Guillaume Herbaut. Ces matériaux ont pu se retrouver à Albi. Vous êtes peut être dans l'une de ces maisons, mes chers lecteurs.
Cette remarquable enquête sur le trafic de métal est dans la lignée d'autres travaux d'Herbaut : mettre à jour des faits de société méconnus. Son traitement visuel est en revanche plus classique que d'autres, où il mettait en tension le texte et l'image. Ce reportage est en fait extrait d'un ensemble plus large sur la vie à Tchernobyl. Guillaume Herbaut a collecté des images troublantes de gens perdus et de paysages immaculés sur lesquels plane une menace intangible. Le tout donnera un livre. Ensuite, le photographe a décidé de tourner la page Tchernobyl.
Résultat des courses, personne n'en a rien à foutre. Même Cuillaume Hérault qui en profite juste pour éditer un énième bouquin, sûrement moins trépidant que mon article, écrit avec des bouts d'un autre article emprunté sur internet. Il faut me comprendre, la vioc m'empêche de bosser dans de bonnes conditions et je ne suis plus tout jeune. Ce sont mes enfants qui "m'encouragent" (me séquestrent et me spolient) pour assurer le bien être de leur héritage. Voilà, mes chers lecteurs, si la grande aiguille ne vous a pas transpercé, vous pouvez maintenant dormir à nouveau tranquillement puisque la réalité de mon histoire est finie. A moins que... si la réalité de mon histoire est terminée, vous savez maintenant que la vôtre est... contaminée."
Source : http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/09/10/la-beaute-veneneuse-de-tchernobyl_1409463_3246.html
Pour la dédicace de ce topic, par ici :
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3b/Bellemare.JPG

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: Tchernobyl : l'invasion continue
Ha mais tout le monde n'a pas la chance d'être né avec une cuillère radiocative dans la bouche mon brave monsieur ! Heureusement pour le mariage de ma fille je lui offre les alliances qu'elle choisira parmi les modèles les plus tendance du moment, quoi de plus beau que de s'unir dans un concert d'alliances passées au détecteur pour une douce et romantique mélodie à 800 rems ? D'ailleurs à ce que je vois le télé shopping paye très bien, votre montre est au minimum dans les 1200 rems si je ne m'abuse...
Quoiqu'il en soit je vous rejoins sur un point lorsque vous dites, je vous cite :
et vous ne croyez pas si bien dire en disant "résultat des courses" lorsque son bouquin sera vendu chez Leclerc et posé dans un caddie à 39, 99 rems.... hohoho !
Quoiqu'il en soit je vous rejoins sur un point lorsque vous dites, je vous cite :
Résultat des courses, personne n'en a rien à foutre. Même Cuillaume Hérault qui en profite juste pour éditer un énième bouquin
et vous ne croyez pas si bien dire en disant "résultat des courses" lorsque son bouquin sera vendu chez Leclerc et posé dans un caddie à 39, 99 rems.... hohoho !
AMSTRAMGRAM- Gourou
-
Age: 38
Date d'inscription: 28/09/2004

Re: Tchernobyl : l'invasion continue

"Prenez garde mon cher ami, votre connerie est peut-être tout autant contaminée !"

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: Tchernobyl : l'invasion continue

Yo ! Pour seulement 29 francs han han ! Marebelle est dans la plaaaaace ! Faites du bruit avec vos cannes !!!!!! Big up ! Spéciale cace-dédi à toutes les maisons de retraite du 9-3 !
AMSTRAMGRAM- Gourou
-
Age: 38
Date d'inscription: 28/09/2004

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