Quand ça te gratouille, ça me textouille !
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Quand ça te gratouille, ça me textouille !
Un grand bleu, et autour de nous, des dauphins.
La lumière te caresse la peau, elle remue sur toi par le mouvement des vagues.
Nous dansons sous les rayons, nous sommes deux êtres bleus, comme deux lueurs d'âme.
D'abord la profondeur de ton regard appelle mon désir d'y pénétrer pour aller toucher les étoiles de ton esprit, dans cette eau douce et chaude. Mes lèvres s'approchent des tiennes mais tu m'esquives et ta silhouette agile m'entraîne au large.
Je te rejoins et nos corps se frôlent, dans l'instant on dessine ensemble un avenir, bien au-delà d'un simple plaisir. Le bonheur de respirer cette eau pleine de rêves, elle porte la vie comme deux êtres réels que nous sommes au fond d'elle.
Nous nous caressons sans nous toucher, juste par le contact de chaque onde d'eau sur notre peau. Sans nous toucher, on s'imagine, on se rêve, on se devine du bout des mains, on se retient, on ne se touche pas et de nos lèvres presque les mêmes, on se désire intensément, on ne se touche pas.
Je t'invite à me suivre plus loin, dans les profondeurs, là où l'obscurité naissante nous dessine dans la pénombre. Là où nous ne sommes que des ombres l'un pour l'autre qui se dévoilent par la lumière venue de la surface, deux fantômes dans la nuit du fond marin qui traversent le silence. Puis l'eau se trouble, ma langue effleure sur ton sein, tu frissonnes d'envie, tu es si chaude, si rouge, sirène...
Je te parcours du bout de chacune de mes lèvres comme de petits doigts voyageurs autour du monde. Dans cet espace aux étoiles de mer, nous sommes l'amour dans l'univers. Nos présences, volupté dans l'immensité d'un instant qui ne s'arrête pas. Nous sommes le temps d'une éternité, nous sommes entiers, nous nous sommes trouvés !
Derrière toi, contre toi, tes cheveux me font la beauté, de partout ils viennent sur mon torse, mon ventre, mes épaules, mon visage, et ça me rend fou ! Mes mains prennent la route de ma folie et veulent te la donner, elles vont et viennent sur toi, et nos lèvres se rejoignent et nos rêves nous envolent et je te prends dans l'Eve de ma vie, dans l'Eden aux abysses, l'attente est un supplice, ma douceur, je n'en peux plus !
Après t'avoir respiré comme une fleur, je te prends dans mon coeur, je te fais l'amour comme cet homme que tu voulais connaître, je t'aime comme la femme que tu es.
On ne saurait dire combien de temps.
Du bleu revient sur ton visage, tu es belle de fatigue et heureuse, comme accomplie. Un dauphin nous approche, il nous emmène retrouver la clarté du jour, il nous emmène être deux sous le soleil.
Tu es si chaude, si belle, sirène...
La lumière te caresse la peau, elle remue sur toi par le mouvement des vagues.
Nous dansons sous les rayons, nous sommes deux êtres bleus, comme deux lueurs d'âme.
D'abord la profondeur de ton regard appelle mon désir d'y pénétrer pour aller toucher les étoiles de ton esprit, dans cette eau douce et chaude. Mes lèvres s'approchent des tiennes mais tu m'esquives et ta silhouette agile m'entraîne au large.
Je te rejoins et nos corps se frôlent, dans l'instant on dessine ensemble un avenir, bien au-delà d'un simple plaisir. Le bonheur de respirer cette eau pleine de rêves, elle porte la vie comme deux êtres réels que nous sommes au fond d'elle.
Nous nous caressons sans nous toucher, juste par le contact de chaque onde d'eau sur notre peau. Sans nous toucher, on s'imagine, on se rêve, on se devine du bout des mains, on se retient, on ne se touche pas et de nos lèvres presque les mêmes, on se désire intensément, on ne se touche pas.
Je t'invite à me suivre plus loin, dans les profondeurs, là où l'obscurité naissante nous dessine dans la pénombre. Là où nous ne sommes que des ombres l'un pour l'autre qui se dévoilent par la lumière venue de la surface, deux fantômes dans la nuit du fond marin qui traversent le silence. Puis l'eau se trouble, ma langue effleure sur ton sein, tu frissonnes d'envie, tu es si chaude, si rouge, sirène...
Je te parcours du bout de chacune de mes lèvres comme de petits doigts voyageurs autour du monde. Dans cet espace aux étoiles de mer, nous sommes l'amour dans l'univers. Nos présences, volupté dans l'immensité d'un instant qui ne s'arrête pas. Nous sommes le temps d'une éternité, nous sommes entiers, nous nous sommes trouvés !
Derrière toi, contre toi, tes cheveux me font la beauté, de partout ils viennent sur mon torse, mon ventre, mes épaules, mon visage, et ça me rend fou ! Mes mains prennent la route de ma folie et veulent te la donner, elles vont et viennent sur toi, et nos lèvres se rejoignent et nos rêves nous envolent et je te prends dans l'Eve de ma vie, dans l'Eden aux abysses, l'attente est un supplice, ma douceur, je n'en peux plus !
Après t'avoir respiré comme une fleur, je te prends dans mon coeur, je te fais l'amour comme cet homme que tu voulais connaître, je t'aime comme la femme que tu es.
On ne saurait dire combien de temps.
Du bleu revient sur ton visage, tu es belle de fatigue et heureuse, comme accomplie. Un dauphin nous approche, il nous emmène retrouver la clarté du jour, il nous emmène être deux sous le soleil.
Tu es si chaude, si belle, sirène...

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: Quand ça te gratouille, ça me textouille !
La description de mes vacances en août 2010 à Tignes, il s'agit ici d'un mix de plsuieurs randonnées, mises bout à bout et racontées comme un seul et même périple (alors que ça s'étend sur deux semaines) :
"Août aux couleurs alpestres, aux parfums des fleurs sauvages en Savoie, aux sons des animaux que l'on découvre autour de Tignes au cours de l'une des nombreuses randonnées qui nous achemine à travers les reliefs montagneux. Des panoramas grandeur nature, des altitudes pour des paysages qui nous marquent de leurs différentes températures, par delà 2700 mètres on y trouve des morceaux de neige comme déchirés par la saison estivale, sous l'azur.
Des marmottes nous accueillent lors de notre première randonnée, après nous être posés au refuge du Palet pour prendre une bonne crêpe-chocolat ; le soleil baigne dans le grand bleu du ciel, en direction du Col de la Tourne à 2656 mètres ; des étoiles que nos pas empruntent sur une parcelle de neige, on pouvait même y compter les moutons, de grandes fresques traversées comme des voyageurs célestes.
Puis l'emblème de Tignes, à 2778 mètres. Un rude dénivelé, pour un parcours abrupt et périlleux par endroits. Mais, sous la délicatesse de notre passage, l'ivresse de la montagne s'est ouverte pour nous guider vers l'Aiguille percée. Nous aurions pu y trouver dans le grand panorama le sommet du Mont Blanc mais l'élément le plus imprévisible en a décidé autrement. Le temps s'était couvert de masques nuageux, ci et là, comme du blanc que l'on poserait pour réécrire dans notre regard quelques parcelles de montagnes.
Vers le Glacier de Rhêmes Golette, une marche longue pour un faible dénivelé jusqu'au Lac de la Sassière. L'effort ensuite nous a permis d'atteindre un froid de 2850 mètres en altitude ; le Glacier enfin, éventré par la beauté de ses crevasses, nous a présenté un visage craqué par les millénaires, ses larmes ruisselaient pour rejoindre plus bas la vallée. Un couple d'aigles est venu nous rejoindre, on s'observait, de la curiosité sans doute réciproque. En descente, des Chamois nous ont croisé. Animaux farouches, ils sont passés, tout proches, avant de s'éloigner dans la grâce ; aussi raides soient-elles, aucune pente ne semblaient vouloir leur résister.
Sous l'intempérie, notre ultime ascension pour le Col de la Galise nous donnera de pures émotions. D'abord un départ tranquille, la traversée des gorges du Malpasset s'est très bien passée, pour ensuite nous amener au Val du Prariond. Petite pause café au refuge, avant d'entamer la suite, plus corsée. Un dénivelé difficile aux chemins escarpés nous présentera bientôt un troupeau de Bouquetins. Ils tolèrent la présence humaine tant que celle-ci ne les dérange pas.
Quelques photos avant de reprendre bientôt la marche à travers un dédale de pierres. Des roches, de la neige, de la pluie, plus aucune visibilité dans le brouillard, des chemins devenus imaginaires, des cairns - ces tas de pierres empilés pour nous indiquer la voie - nous rappellent un peu de présence humaine. Trempés, fatigués, gelés, nos hésitations bravées, enfin le col était là, un vent d'une centaine de km/h le traversait, et nous y étions, fous d'y être... mais fous de joie !
Voilà quelques souvenirs, des moments de loisirs et jeux, le Glacier de la Grande Motte à 3430 mètres par téléphérique. Tignes, une station à couper le souffle ? Il est pourtant certain que l'air de la montagne nous en a donné."
"Août aux couleurs alpestres, aux parfums des fleurs sauvages en Savoie, aux sons des animaux que l'on découvre autour de Tignes au cours de l'une des nombreuses randonnées qui nous achemine à travers les reliefs montagneux. Des panoramas grandeur nature, des altitudes pour des paysages qui nous marquent de leurs différentes températures, par delà 2700 mètres on y trouve des morceaux de neige comme déchirés par la saison estivale, sous l'azur.
Des marmottes nous accueillent lors de notre première randonnée, après nous être posés au refuge du Palet pour prendre une bonne crêpe-chocolat ; le soleil baigne dans le grand bleu du ciel, en direction du Col de la Tourne à 2656 mètres ; des étoiles que nos pas empruntent sur une parcelle de neige, on pouvait même y compter les moutons, de grandes fresques traversées comme des voyageurs célestes.
Puis l'emblème de Tignes, à 2778 mètres. Un rude dénivelé, pour un parcours abrupt et périlleux par endroits. Mais, sous la délicatesse de notre passage, l'ivresse de la montagne s'est ouverte pour nous guider vers l'Aiguille percée. Nous aurions pu y trouver dans le grand panorama le sommet du Mont Blanc mais l'élément le plus imprévisible en a décidé autrement. Le temps s'était couvert de masques nuageux, ci et là, comme du blanc que l'on poserait pour réécrire dans notre regard quelques parcelles de montagnes.
Vers le Glacier de Rhêmes Golette, une marche longue pour un faible dénivelé jusqu'au Lac de la Sassière. L'effort ensuite nous a permis d'atteindre un froid de 2850 mètres en altitude ; le Glacier enfin, éventré par la beauté de ses crevasses, nous a présenté un visage craqué par les millénaires, ses larmes ruisselaient pour rejoindre plus bas la vallée. Un couple d'aigles est venu nous rejoindre, on s'observait, de la curiosité sans doute réciproque. En descente, des Chamois nous ont croisé. Animaux farouches, ils sont passés, tout proches, avant de s'éloigner dans la grâce ; aussi raides soient-elles, aucune pente ne semblaient vouloir leur résister.
Sous l'intempérie, notre ultime ascension pour le Col de la Galise nous donnera de pures émotions. D'abord un départ tranquille, la traversée des gorges du Malpasset s'est très bien passée, pour ensuite nous amener au Val du Prariond. Petite pause café au refuge, avant d'entamer la suite, plus corsée. Un dénivelé difficile aux chemins escarpés nous présentera bientôt un troupeau de Bouquetins. Ils tolèrent la présence humaine tant que celle-ci ne les dérange pas.
Quelques photos avant de reprendre bientôt la marche à travers un dédale de pierres. Des roches, de la neige, de la pluie, plus aucune visibilité dans le brouillard, des chemins devenus imaginaires, des cairns - ces tas de pierres empilés pour nous indiquer la voie - nous rappellent un peu de présence humaine. Trempés, fatigués, gelés, nos hésitations bravées, enfin le col était là, un vent d'une centaine de km/h le traversait, et nous y étions, fous d'y être... mais fous de joie !
Voilà quelques souvenirs, des moments de loisirs et jeux, le Glacier de la Grande Motte à 3430 mètres par téléphérique. Tignes, une station à couper le souffle ? Il est pourtant certain que l'air de la montagne nous en a donné."

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: Quand ça te gratouille, ça me textouille !
Emois pour une fleur imprenable. Les lames m'emportent, éperdues, un rasoir rocailleux me déchire et je m'écrase dans un silence, brisé par la plainte des côtes sans cesse léchées par cette acidité intemporelle, la mer.
Elle ne danse pas, elle jouit, le vent lui rentre les doigts dans sa peau, des bleus aux reflets d'eau. Caresses douces par temps clair ou la violence des passions. Puissante étreinte dans un lit qui fait le tour du monde au bord des terres jalouses du vent et des océans, témoins d'une orgie où la vie grouille comme le foutre du temps !
Les terres voyeuses du vent et des mers aux cordes hurlantes comme un instrument cosmique, le regard tellurique rouge de désirs et vert de rage n'ont d'autre moyen que de se mettre en flammes pour tenter de toucher le ciel. Terre incendiée, pour de ses flammes teindre le bleu en sang de larmes, comme un soir qui n'en finit pas, en émoi pour une fleur aux pétales de bonheur.
Le vent lèche les océans, et par sa langue montent ces danseuses allumées. De leurs bouches volcaniques éruptent l'orgasme de la fusion des éléments ! Un éclat de plaisirs illumine la nuit toutes les histoires du monde.
Elle ne danse pas, elle jouit, le vent lui rentre les doigts dans sa peau, des bleus aux reflets d'eau. Caresses douces par temps clair ou la violence des passions. Puissante étreinte dans un lit qui fait le tour du monde au bord des terres jalouses du vent et des océans, témoins d'une orgie où la vie grouille comme le foutre du temps !
Les terres voyeuses du vent et des mers aux cordes hurlantes comme un instrument cosmique, le regard tellurique rouge de désirs et vert de rage n'ont d'autre moyen que de se mettre en flammes pour tenter de toucher le ciel. Terre incendiée, pour de ses flammes teindre le bleu en sang de larmes, comme un soir qui n'en finit pas, en émoi pour une fleur aux pétales de bonheur.
Le vent lèche les océans, et par sa langue montent ces danseuses allumées. De leurs bouches volcaniques éruptent l'orgasme de la fusion des éléments ! Un éclat de plaisirs illumine la nuit toutes les histoires du monde.

ThY'D- Boulet
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Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: Quand ça te gratouille, ça me textouille !
La première fois que je me suis dévêtu prêt d'elle, l'évidence était là, je ne savais pas me déshabiller de la façon la plus naturelle qui soit. C'était me mettre à nu, mais c'était aussi lui faire part de la façon de me mettre à nu. Ce n'était pas si insurmontable, les gestes n'étaient pas difficiles à réaliser, rien n'était compliqué, pas même la toucher, même l'embrasser. La caresser, l'aimer, c'était simple mais le déroulement de cet instant me semblait mécanique, névrotique. J'attendais cet éclat de magie, je voulais plus que des yeux fermés, plus que lui faire l'amour, je voulais lui parler, je voulais l'écouter et m'endormir auprès d'elle. M'endormir pour toujours.

ThY'D- Boulet
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Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
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