Mots coeur
Mots coeur
Amateur de moments délicats
qui glissent du bout des doigts
pour s'enfuir dans le soir
le plaisir au creux du hasard
Et la danse des mains
sur la peau, jeu de satin
dans ce temps de caresses
de velours ma langue ne dit rien...
qui glissent du bout des doigts
pour s'enfuir dans le soir
le plaisir au creux du hasard
Et la danse des mains
sur la peau, jeu de satin
dans ce temps de caresses
de velours ma langue ne dit rien...

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: Mots coeur
Amateur de moments délicats
qui glissent du bout des doigts
Les mots "amateur", "glisse" et "doigt" bah moi ça me parle vachement beaucoup, y a matière, ça pourrait être sympatoche que tu fasses des poèmes bien branchés cul j'te sens chaud pour ça ma caille, je me trompe ?

KEUM SHOT- Date d'inscription: 12/01/2012
Re: Mots coeur
Des reflets sur ta peau
un ruisseau argenté
ces petits filets d'eau
gouttes sur le fil d'un collier
elles s'ajoutent une à une
s'enroulent comme de petites lunes
Sous ma langue le pistil
d'une fleur embrassée
sur la rive d'une île vont et viennent
incendiées comme une femme
ces vagues à l'humeur humaine
océan sur un homme danse sa beauté
Des flammes qui résonnent
et ma bouche aux rêves inondés
prend les houles de tes hanches folles
et du soir jusqu'à l'aurore
court l'aveu de mes fantasmes
je te mange, je te dévore
Jusqu'au fruit de tes orgasmes...
un ruisseau argenté
ces petits filets d'eau
gouttes sur le fil d'un collier
elles s'ajoutent une à une
s'enroulent comme de petites lunes
Sous ma langue le pistil
d'une fleur embrassée
sur la rive d'une île vont et viennent
incendiées comme une femme
ces vagues à l'humeur humaine
océan sur un homme danse sa beauté
Des flammes qui résonnent
et ma bouche aux rêves inondés
prend les houles de tes hanches folles
et du soir jusqu'à l'aurore
court l'aveu de mes fantasmes
je te mange, je te dévore
Jusqu'au fruit de tes orgasmes...

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: Mots coeur
Une flore émue, sur la faune que je n'ose à peine toucher
tellement tu es belle nue.
Entre mes doigts le pétale d'une fleur de Lys.
Il te frôle, un souffle glisse, une lune parcourt les grains de ta beauté,
ces étoiles qui scintillent sur ta peau délice.
Le silence d'une fleur se transforme en bouche, s'offre entre tes cuisses,
les baisers font mouche. Et du bout de ma langue des couleurs chatoyantes,
se dévoile une douceur, rougit ton clitoris.
tellement tu es belle nue.
Entre mes doigts le pétale d'une fleur de Lys.
Il te frôle, un souffle glisse, une lune parcourt les grains de ta beauté,
ces étoiles qui scintillent sur ta peau délice.
Le silence d'une fleur se transforme en bouche, s'offre entre tes cuisses,
les baisers font mouche. Et du bout de ma langue des couleurs chatoyantes,
se dévoile une douceur, rougit ton clitoris.

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: Mots coeur
Je vais coller un peu de rétro parmi quelques (vieux) écrits persos :
24.12.2006
L'Amour.
L'amour, c'est comme deux doigts introduits au fond de ta gorge pour dégueuler. Et ces doigts sont là, toujours, même lorsque les organes n'ont plus rien à vomir. Tu pousses, tu troues les murs à sang qui deviennent ton cri, celui qui ne coagulera jamais plus dans ta gorge. Rien que du rouge au fond de ta gorge, et tu vas plus loin. De l'amour que tu vois au bout des doigts lorsque tu les arraches du fond pour respirer comme une fleur. Du rouge au bout de tes pétales amoureuses. C'est comme ça, l'amour, au bout du compte. L'amour, c'est le fossile de ton premier cri et celui que tu ébaucheras tout le long de ta vie, pour en finir avec le dernier.
C'est ça l'amour, c'est ton grand A.
24.12.2006
L'Amour.
L'amour, c'est comme deux doigts introduits au fond de ta gorge pour dégueuler. Et ces doigts sont là, toujours, même lorsque les organes n'ont plus rien à vomir. Tu pousses, tu troues les murs à sang qui deviennent ton cri, celui qui ne coagulera jamais plus dans ta gorge. Rien que du rouge au fond de ta gorge, et tu vas plus loin. De l'amour que tu vois au bout des doigts lorsque tu les arraches du fond pour respirer comme une fleur. Du rouge au bout de tes pétales amoureuses. C'est comme ça, l'amour, au bout du compte. L'amour, c'est le fossile de ton premier cri et celui que tu ébaucheras tout le long de ta vie, pour en finir avec le dernier.
C'est ça l'amour, c'est ton grand A.

ThY'D- Boulet
-
Age: 35
Date d'inscription: 08/03/2005
Re: Mots coeur
Un autre texte.
Je l'aime bien celui là. Il a une résonance très particulière.
10.09.2006
Je me souviens...
de ce 11 septembre 2001.
En cette période, j'avais peur. Peur de mon propre devenir. Cela faisait presque deux années que j'étais revenu chez ma mère. Et non tout à fait quatres mois (je crois) que j'avais signé ce contrat d'insertion rmi. J'étais dedans, dans ma peur, dans mon nombril. Rien n'avançait. J'étais dépressif et dans le même temps j'apprenais à vitesse grand V presque frénétiquement pour réaliser ce qui finirait bien par me sauver... "en y mettant un coup !"...
Je me souviens surtout de l'année suivante. Un an après, ce même jour, je suis resté figé comme un connard - pour respecter les innocents morts et disparus d'une guerre aliénante - durant cette fameuse minute de silence. Droit, dans le salon chez ma mère, devant la télévision, les yeux perdus et le cerveau compatissant.
Je dessinais, je programmais, je planifiais, et puis je réalisais aussi mon amour pour elle. Durant toute cette période, je ne fréquentais pas Reims Web. J'allais sur d'autres forums ; du web développement au graphisme en passant par les sites de tutoriaux. J'expérimentais et je participais activement à un forum de dessinateurs. Mais dans la vie quotidienne, ça n'allait pas. J'étais seul, et mon désir de former un collectif s'échappait à mesure que le temps passait. Plus rien n'était maîtrisable et la menace de perdre mes droits pointait davantage que le fait d'avoir le choix d'essayer sa vie pour voir ce qui se passe.
Ce jour du 11 septembre 2001, je ne sais plus si j'étais amoureux. Je n'étais plus là de toute façon. Ma vie était celle d'un automate, comme celle d'aujourd'hui. J'allumais la télévision après m'être levé et puis j'ai vu. Des colonnes de fumée, je ne réalisais pas tout de suite. Disons qu'il s'est écoulé bien cinq secondes avant de croire tout New York enflammé, tellement le monde devenait noir. Je ne suis pas resté stupéfait bien longtemps, malheureusement. C'est monté, de l'adrénaline d'un seul coup m'a envoyé dans cette minable frénésie. Le corps n'en pouvait plus, la gorge pissait sa joie comme "Viens voir, c'est incroyable, ce qui se passe est incroyable, viens voir tout de suite... vite... viens voir... vite, vite... dépêche-toi"... quel connard. Comme si tout allait être oublié, perdu, vaporisé dans l'instant même de ne pas y croire. Comme si le monde était capable d'oublier ses morts. Non... non... non, n'est-ce pas ? Un monde humain, ça n'oublie jamais ses morts... hein ? Et ça vient toujours en aide aux victimes, bien sûr. "Vite" comme si, après ça, qu'il fallait s'empresser, se hâter de prendre connaissance d'un univers jusque là ignoré jusque dans la haine. Ce qui, à partir de ce jour, donnait beaucoup de matière à penser dans toutes les consciences...
Je l'aime bien celui là. Il a une résonance très particulière.
10.09.2006
Je me souviens...
de ce 11 septembre 2001.
En cette période, j'avais peur. Peur de mon propre devenir. Cela faisait presque deux années que j'étais revenu chez ma mère. Et non tout à fait quatres mois (je crois) que j'avais signé ce contrat d'insertion rmi. J'étais dedans, dans ma peur, dans mon nombril. Rien n'avançait. J'étais dépressif et dans le même temps j'apprenais à vitesse grand V presque frénétiquement pour réaliser ce qui finirait bien par me sauver... "en y mettant un coup !"...
Je me souviens surtout de l'année suivante. Un an après, ce même jour, je suis resté figé comme un connard - pour respecter les innocents morts et disparus d'une guerre aliénante - durant cette fameuse minute de silence. Droit, dans le salon chez ma mère, devant la télévision, les yeux perdus et le cerveau compatissant.
Je dessinais, je programmais, je planifiais, et puis je réalisais aussi mon amour pour elle. Durant toute cette période, je ne fréquentais pas Reims Web. J'allais sur d'autres forums ; du web développement au graphisme en passant par les sites de tutoriaux. J'expérimentais et je participais activement à un forum de dessinateurs. Mais dans la vie quotidienne, ça n'allait pas. J'étais seul, et mon désir de former un collectif s'échappait à mesure que le temps passait. Plus rien n'était maîtrisable et la menace de perdre mes droits pointait davantage que le fait d'avoir le choix d'essayer sa vie pour voir ce qui se passe.
Ce jour du 11 septembre 2001, je ne sais plus si j'étais amoureux. Je n'étais plus là de toute façon. Ma vie était celle d'un automate, comme celle d'aujourd'hui. J'allumais la télévision après m'être levé et puis j'ai vu. Des colonnes de fumée, je ne réalisais pas tout de suite. Disons qu'il s'est écoulé bien cinq secondes avant de croire tout New York enflammé, tellement le monde devenait noir. Je ne suis pas resté stupéfait bien longtemps, malheureusement. C'est monté, de l'adrénaline d'un seul coup m'a envoyé dans cette minable frénésie. Le corps n'en pouvait plus, la gorge pissait sa joie comme "Viens voir, c'est incroyable, ce qui se passe est incroyable, viens voir tout de suite... vite... viens voir... vite, vite... dépêche-toi"... quel connard. Comme si tout allait être oublié, perdu, vaporisé dans l'instant même de ne pas y croire. Comme si le monde était capable d'oublier ses morts. Non... non... non, n'est-ce pas ? Un monde humain, ça n'oublie jamais ses morts... hein ? Et ça vient toujours en aide aux victimes, bien sûr. "Vite" comme si, après ça, qu'il fallait s'empresser, se hâter de prendre connaissance d'un univers jusque là ignoré jusque dans la haine. Ce qui, à partir de ce jour, donnait beaucoup de matière à penser dans toutes les consciences...

ThY'D- Boulet
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