Ce soir c'est soirée gothique chez Bertaga
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Ce soir c'est soirée gothique chez Bertaga
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Le deuil du merveilleux
Sous le pied de l'Homme gît
La pureté de l'enfance,
Ce regard d'innocence
Où brille la magie.
Le merveilleux est mort.
Son cadavre en lambeaux
Pourrit dans l'esprit " fort "
De l'adulte-tombeau.
J'ai le dégoût du cerf
Qu'est devenu le faon ,
Et celui de ce sang
Ruisselant sur le fer
Qui déchira le bois
Et la chair de l'enfant,
Tout en les unissant
En un symbole de foi.
LesFantasmes étranglés
Et voués à disparaître ;
Le désir aveuglé
Dont on n'est point le maître
Se meurt dans la tristesse
D'un désarroi blasé.
Le rêve alcoolisé,
Lui seul, tient ses promesses...
Ô Morphée, mon amour,
Je t'en supplie prends-moi.
Enchaîne-moi, retiens-moi
De tes liens de velours.
A jamais, mon amant,
Je veux que tu m'enlaces.
Délivre-moi, de grâce,
Par ton emprisonnement.
Le deuil du merveilleux
Sous le pied de l'Homme gît
La pureté de l'enfance,
Ce regard d'innocence
Où brille la magie.
Le merveilleux est mort.
Son cadavre en lambeaux
Pourrit dans l'esprit " fort "
De l'adulte-tombeau.
J'ai le dégoût du cerf
Qu'est devenu le faon ,
Et celui de ce sang
Ruisselant sur le fer
Qui déchira le bois
Et la chair de l'enfant,
Tout en les unissant
En un symbole de foi.
LesFantasmes étranglés
Et voués à disparaître ;
Le désir aveuglé
Dont on n'est point le maître
Se meurt dans la tristesse
D'un désarroi blasé.
Le rêve alcoolisé,
Lui seul, tient ses promesses...
Ô Morphée, mon amour,
Je t'en supplie prends-moi.
Enchaîne-moi, retiens-moi
De tes liens de velours.
A jamais, mon amant,
Je veux que tu m'enlaces.
Délivre-moi, de grâce,
Par ton emprisonnement.

Bertaga- Age: 37
Date d'inscription: 01/02/2005

Re: Ce soir c'est soirée gothique chez Bertaga
çà va plaire à ThY'D çà 


Clochette- Date d'inscription: 13/04/2005
Re: Ce soir c'est soirée gothique chez Bertaga
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Ultime révérence
Peu m'importe le sort que vous réserverez
A cet amas de chair, de glaires et de sang.
Que la puanteur aigre, que le fumet puissant,
Vous rappelle l'âme hideuse qu'alors vous pleurerez.
Dites-vous bonnes gens que c'est sur votre sort
Que vous versez ces larmes, et non sur celui qui,
Vivant, ne proclamait que son désir de mort,
Qui vous faisait sourire, par dédain ou mépris.
Je vous dis : " à jamais ! ", et tire ma révérence.
Mon cadavre aujourd'hui est trop lourd à traîner.
Fruit du hasard du jeu des jets de la semence,
Ma souffrance est issue du malheur d'être né.
Quand vous lirez ces lignes, ce " je " sera détruit ,
Sujet spectral glissant sur un mode passé ;
Locuteur clairvoyant devenu un autrui
Grammatical absent du réel de pensée.
" Pense à nous : ne meurs pas. Souffre mais sois vivant ! " :
Cette prière immonde, je ne puis exaucer,
Car du Christ, l'étoffe, je suis las d'endosser,
Et veux fuir le combat de vos moulins à vent .
Mais il est temps, messieurs, pour moi de faire silence.
Les rails vibrants chantent le chaos libératoire.
Face à mon corps tendu, les yeux luisants s'avancent.
Voici l'ultime étreinte, je vous souhaite bonsoir...
Ultime révérence
Peu m'importe le sort que vous réserverez
A cet amas de chair, de glaires et de sang.
Que la puanteur aigre, que le fumet puissant,
Vous rappelle l'âme hideuse qu'alors vous pleurerez.
Dites-vous bonnes gens que c'est sur votre sort
Que vous versez ces larmes, et non sur celui qui,
Vivant, ne proclamait que son désir de mort,
Qui vous faisait sourire, par dédain ou mépris.
Je vous dis : " à jamais ! ", et tire ma révérence.
Mon cadavre aujourd'hui est trop lourd à traîner.
Fruit du hasard du jeu des jets de la semence,
Ma souffrance est issue du malheur d'être né.
Quand vous lirez ces lignes, ce " je " sera détruit ,
Sujet spectral glissant sur un mode passé ;
Locuteur clairvoyant devenu un autrui
Grammatical absent du réel de pensée.
" Pense à nous : ne meurs pas. Souffre mais sois vivant ! " :
Cette prière immonde, je ne puis exaucer,
Car du Christ, l'étoffe, je suis las d'endosser,
Et veux fuir le combat de vos moulins à vent .
Mais il est temps, messieurs, pour moi de faire silence.
Les rails vibrants chantent le chaos libératoire.
Face à mon corps tendu, les yeux luisants s'avancent.
Voici l'ultime étreinte, je vous souhaite bonsoir...

Bertaga- Age: 37
Date d'inscription: 01/02/2005

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