Ocres blanches.
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Ocres blanches.
"Ôcres blanches, une invitation.
Une langue aux palais invitent nos ocres blanches à sourire.
Dans ce dédale, tu danses et ça cavale.
Notre dialogue interminable s'élève jusqu'aux lustres pour illuminer nos perles à l'iris dansante. Les sujets s'enchaînent, notre plume bourgeonnée se déchaîne, puise dans notre encre chaude et rassurante. Nos sujets conversent et déversent autant de mots qu'ils pleuvent, autant de beau qu'ils peuvent. On parle et c'est tellement bon. La planète n'est plus dans l'univers, plus de temps ni de lieux, ni de rangs ni de Dieux. Les époques prennent de l'avance, on traduit l'avenir de la nuit au matin, la bougie à la main. Tout ceci sans refrain, et nulle vitre sans teint entre nous. Tu vois mon visage, et je peux contourner le tien, tracer au bout du geste, un effleurement sur le grain. Ce grain sur la toile qui t'anime. Tu oeuvres et tu vis dans ce tableau d'une vie. Oui, cette toile qui s'étend du grain sur ta peau fut l'oeuvre de mains pleines d'amour. J'apprécierai le temps et ce que nous ne pourrons pas éviter. Des ombres ajoutées aux craquelures, tout cela sera la nature, nullement le mot mâture. Alors le regard, oui, nos yeux emplis d'une humidité et de souvenirs restaureront toutes ces fissures. Ce regard, celui qui peint le monde, celui qui trouve plus loin que la vue, celui là que l'écriture ne peut voir. Ce regard même qui aime..."
C'est fini. Plus aucun mot ne pourra sourire. Ses ôcres blanches resteront derrière ces lèvres closent et plus fines désormais, désenflées, parties. Cette bouche qui ne pourra prononcer que du vide, un grand vide bercé par la vie. La sienne, la mienne, rompues. Jamais jointes. L'écriture n'est pas un moyen de s'échapper, c'est une grenade parfois offensive, souvent défensive. Ca fait juste du bruit "BaaAAOOUMmm" mais c'est tout. Ah, qu'il est loin ce texte détruit ! C'est ça, un corps qui se désagrège et finira par se foutre en l'air. Non pas enroulé mais pulvérisé de ses mots qui lui seront siens, de ses verbes qui ne diront rien. Un corps qui finira par se décomposer, par perdre sa chair. On lira ce que les mots ne pourront plus cacher derrière leurs lèvres absentes, on lira ce qui sera visible après la putréfaction charnelle... on lira ce que je n'écrirai jamais, ses ocres blanches.
Une langue aux palais invitent nos ocres blanches à sourire.
Dans ce dédale, tu danses et ça cavale.
Notre dialogue interminable s'élève jusqu'aux lustres pour illuminer nos perles à l'iris dansante. Les sujets s'enchaînent, notre plume bourgeonnée se déchaîne, puise dans notre encre chaude et rassurante. Nos sujets conversent et déversent autant de mots qu'ils pleuvent, autant de beau qu'ils peuvent. On parle et c'est tellement bon. La planète n'est plus dans l'univers, plus de temps ni de lieux, ni de rangs ni de Dieux. Les époques prennent de l'avance, on traduit l'avenir de la nuit au matin, la bougie à la main. Tout ceci sans refrain, et nulle vitre sans teint entre nous. Tu vois mon visage, et je peux contourner le tien, tracer au bout du geste, un effleurement sur le grain. Ce grain sur la toile qui t'anime. Tu oeuvres et tu vis dans ce tableau d'une vie. Oui, cette toile qui s'étend du grain sur ta peau fut l'oeuvre de mains pleines d'amour. J'apprécierai le temps et ce que nous ne pourrons pas éviter. Des ombres ajoutées aux craquelures, tout cela sera la nature, nullement le mot mâture. Alors le regard, oui, nos yeux emplis d'une humidité et de souvenirs restaureront toutes ces fissures. Ce regard, celui qui peint le monde, celui qui trouve plus loin que la vue, celui là que l'écriture ne peut voir. Ce regard même qui aime..."
C'est fini. Plus aucun mot ne pourra sourire. Ses ôcres blanches resteront derrière ces lèvres closent et plus fines désormais, désenflées, parties. Cette bouche qui ne pourra prononcer que du vide, un grand vide bercé par la vie. La sienne, la mienne, rompues. Jamais jointes. L'écriture n'est pas un moyen de s'échapper, c'est une grenade parfois offensive, souvent défensive. Ca fait juste du bruit "BaaAAOOUMmm" mais c'est tout. Ah, qu'il est loin ce texte détruit ! C'est ça, un corps qui se désagrège et finira par se foutre en l'air. Non pas enroulé mais pulvérisé de ses mots qui lui seront siens, de ses verbes qui ne diront rien. Un corps qui finira par se décomposer, par perdre sa chair. On lira ce que les mots ne pourront plus cacher derrière leurs lèvres absentes, on lira ce qui sera visible après la putréfaction charnelle... on lira ce que je n'écrirai jamais, ses ocres blanches.

ThY'D- Boulet
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Date d'inscription: 08/03/2005
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