Derniers sujets
» Je me remplume !
Aujourd'hui à 10:20 par AMSTRAMGRAM

» Moonrise kingdom
Hier à 23:58 par ThY'D

» Flanby
Hier à 18:28 par ThY'D

» Mots coeur
Mar 22 Mai - 4:47 par ThY'D

» Le grand soir (06 juin 2012)
Ven 11 Mai - 20:39 par ThY'D

» Les jeux olympiques de la honte
Ven 11 Mai - 13:32 par ThY'D

» Le septième continent
Jeu 10 Mai - 16:15 par ThY'D

» Salonnard Filoche
Dim 6 Mai - 19:18 par ThY'D

» 166 centimètres
Sam 5 Mai - 15:35 par ThY'D

» Vertige
Ven 4 Mai - 17:23 par ThY'D

» Régime Dukan 2ème partie : la phase de croisière
Ven 4 Mai - 17:20 par ThY'D

» Le pire est à venir même avec le gentil François au pouvoir
Mar 24 Avr - 23:32 par AMSTRAMGRAM

» 2012: Le jeu des décès!
Lun 16 Avr - 16:17 par ThY'D

» Sur la piste du Marsupilami (04 avril 2012)
Ven 13 Avr - 13:41 par ThY'D

» Un grand moment de solitude
Ven 6 Avr - 23:45 par ThY'D


Sarkozy

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Sarkozy

Message par Bertaga le Jeu 30 Juin - 21:38

Trouvé dans POLITIS (30 juin 2005)

Entre Le Pen et Bush

Denis Sieffert

Après des décennies de franche hostilité pour le personnage, et de combat contre tout ce qu’il représente, il n’est peut-être pas inutile de le redire : on ne déteste pas Le Pen en raison de son nom, même si celui-ci a fini, au fil des ans, par devenir synonyme de populisme et de racisme (pardon à ses malheureux homonymes !). On ne le déteste pas non plus parce qu’il est breton, ou parce qu’il est borgne, ou en raison d’un quelconque délit de faciès, mais bel et bien pour ce qu’il colporte dans son discours, et pour ce qu’il incarne politiquement. Autrement dit, un autre que lui usant dans notre paysage politique des mêmes mots et sollicitant les mêmes peurs, flattant les mêmes fantasmes et encourageant les mêmes lâchetés collectives, devrait susciter comme lui l’opprobre de tous ceux qui sont attachés à la dignité du débat politique, au respect du droit, et qui méprisent la démagogie et le populisme. Nous disons cela aujourd’hui parce qu’il y a quelque chose d’absurde dans le comportement de ces personnages qui reprennent les thèmes et les attitudes du leader du Front national dans le but, disent-ils, de le combattre. Dans le rôle du petit épicier qui ouvre une échoppe pour vendre la même camelote avariée que l’ancien poujadiste et lui disputer sa clientèle, Nicolas Sarkozy n’est évidemment pas le premier. « Ne pas abandonner le terrain à Le Pen » est devenue l’une des formules magiques de la vie politique française. De celles qui autorisent tout. Le répressif, l’ultrasécuritaire, le discriminatoire et le vulgaire. Même à gauche, on lorgne parfois sur le fonds de commerce. Voire les écrits semi-clandestins de Malek Boutih sur l’immigration. Mais dans le cas de Sarkozy, on a affaire à une entreprise d’envergure. Sa boutique est déjà un supermarché. L’homme possède avec un ministère, avec l’UMP et, de surcroît, la complaisance des médias ­ qui s’extasient devant son « parler vrai » ­ un réseau de grande distribution.

Nul ne saurait dire aujourd’hui où cette surenchère droitière le conduira. M. Sarkozy est sans doute convaincu qu’il ne poursuit pas les mêmes buts que son concurrent du Front national. Mais l’absolution qu’il s’accorde n’a pas grand-chose à voir avec la démocratie. Elle constitue même une partie du péril. Certes, il n’a pas une culture de l’extrême droite, et, contrairement à Le Pen, il n’a pas de goût particulier pour les chants nazis. Il ne flirte pas avec des anciens de la Waffen-SS et ne fait pas de jeux de mots ignobles sur les fours crématoires. Mais son recours à un vocabulaire typique de la répression coloniale illustre une autre variante de la droite extrême. En se promettant de « nettoyer » une cité de la Courneuve, il reprend les mots des paras français pendant la bataille d’Alger en1957. Et, dans sa bouche, le « karcher » remplace le lance-flammes.

Aujourd’hui comme jadis, la cible est dépouillée de sa qualité humaine. Or, quelles que soient les situations, c’est bien là le problème. Car les petits caïds des cités qui s’affrontent en bandes, terrorisent les habitants, et tuent un gamin qui passait au milieu de leurs querelles sont des humains. Ils appartiennent hélas pleinement à notre société. Il y a dans cette volonté de les exclure de notre monde une autre façon de s’absoudre de la politique sociale qui a conduit à ces abandons.

Mais le « nettoyage » n’entre pas seulement en résonance avec la guerre coloniale. Il nous rapproche aussi d’une justice expéditive, laquelle comme chacun sait est le contraire de la justice. On ne sait trop si « nettoyer », c’est arrêter et traduire devant les tribunaux (mais alors, pourquoi ne pas le dire ainsi ?), ou tuer sans autre forme de procès. Le ministre s’en remet à la libre interprétation des fonctionnaires de police, sur le terrain. Et c’est ici que la vision de M. Sarkozy apparaît redoutablement cohérente. Lorsque, quarante-huit heures après l’affaire de la Courneuve, il promet de faire « payer » sa faute à un juge qui aurait décidé la libération conditionnelle du futur meurtrier d’une jeune femme, en Seine-et-Marne, il poursuit dans la même veine. Tout est expéditif dans ce propos. Le ministre feint d’ignorer que ce n’est pas « un » juge qui décide, mais une instance collégiale ; que le parquet ­ c’est-à-dire le ministère public ­ était en l’occurrence favorable à la mesure de libération conditionnelle, et que les uns et les autres n’ont fait qu’appliquer la loi. Mais qu’importe, M. Sarkozy « expédie », comme on ferait au zinc du bistrot du coin, quand tout paraît simple. Pire encore, lorsqu’il suggère que les victimes ou les « associations de victimes » pourraient être associées aux décisions de justice, il remet en cause le fondement même de l’institution : la neutralité. En confiant l’arme du jugement à celui qui est dans la douleur et dans la passion, il se rapproche dangereusement de la loi de Lynch. Tout cela ne déplairait pas en effet à Le Pen. Mais c’est aussi et peut-être surtout très proche des conceptions de George W. Bush. Un modèle, décidément, pour l’homme le plus en vue de notre nouvelle droite. Au total, on ne voit guère qu’un avantage aux propos de Nicolas Sarkozy. Trois semaines après le débat référendaire, ils viennent rappeler à ceux qui avaient détourné le mot ce que réellement « populisme » veut dire.

Bertaga

Age: 37
Date d'inscription: 01/02/2005

Voir le profil de l'utilisateur http://verdun.over-blog.net

Revenir en haut Aller en bas

Re: Sarkozy

Message par rainai le Jeu 30 Juin - 21:45

J'aime beaucoup Sarkozy. Je pense qu'il va redresser la France.

rainai

Masculin Age: 37
Date d'inscription: 05/04/2005

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Sarkozy

Message par Bertaga le Jeu 30 Juin - 22:03

Et en plus il fait ce qu'il dit youpi

Bertaga

Age: 37
Date d'inscription: 01/02/2005

Voir le profil de l'utilisateur http://verdun.over-blog.net

Revenir en haut Aller en bas

Re: Sarkozy

Message par rainai le Jeu 30 Juin - 22:09

bah oui green

rainai

Masculin Age: 37
Date d'inscription: 05/04/2005

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Sarkozy

Message par Bertaga le Mer 21 Sep - 10:37

Tiens... en parlant de ce qu'il dit :

"On n’est pas plus malade parce qu’on travaille 39 heures au lieu de 35"

A propos des incendies de la rentrée : "A force d’accepter des gens malheureusement à qui on ne peut proposer ni travail ni logement on se retrouve dans une situation où on a des drames comme ça" (30/08/05)

"La réussite et la promotion sociale ne sont pas un dû, que chacun peut réclamer en faisant la queue au guichet" (Université de La Baule, 04/09/05)

"je soutiens ceux qui dénoncent les effets pervers de l’actuel ISF" (Université de La Baule, 04/09/05)

« Aujourd’hui, un étranger en situation irrégulière a plus de droit aux soins gratuits qu’un smicard qui paie ses cotisations. Ce n’est pas acceptable. Nous allons revoir tout cela par des décrets et, s’il le faut, par la loi ». (le Figaro du 30/06/05)

« l’augmentation des plaintes (pour des bavures), ça ne veut pas dire qu’il y ait une augmentation des bavures » (Marseille, 11/07/05 »).

« Le nucléaire, c’est un choix écologique » (05/07/05).

« Je n’accepte pas qu’il y ait des gens, qui soient au RMI et qui, à la fin du mois, aient autant que des gens comme vous (des salariés), qui se lèvent tôt le matin » - (Vitré, 17/06/2005)

« les mots de préférence nationale n’ont aucune raison d’être présentés comme des tabous » (1998)

"Je préfère que la France reçoive les meilleurs étudiants étrangers plutôt que de continuer à recevoir ceux qui, ne trouvant de place nulle part ailleurs dans le monde, se retrouvent dans nos facultés et dans nos universités". (11/06/05)

"Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu’il faut mais on nettoiera la cité des 4000."

"Je fixe à chacun d’entre vous un objectif ambitieux : augmenter de 50 % le nombre d’éloignements effectifs d’étrangers en situation irrégulière par rapport à 2004, ce qui permettra de reconduire cette année 23.000 étrangers en situation irrégulière."

"Est-il raisonnable d’ouvrir des négociations avec la Turquie puisqu’il s’agit d’une grande nation d’Asie mineure, pas d’Europe ?"

"Je vais redevenir le patron de ceux qui ont fait des enquêtes sur moi. Certains doivent mal dormir depuis qu’ils savent que je reviens."

Bertaga

Age: 37
Date d'inscription: 01/02/2005

Voir le profil de l'utilisateur http://verdun.over-blog.net

Revenir en haut Aller en bas

Re: Sarkozy

Message par rainai le Mer 21 Sep - 19:05

C'est un homme assez dangereux en effet.
J'ai relu ton texte de présentation. Ce qui est sidérant c'est qu'un type comme De Villiers fasse le type de discours qu'on entend en ce moment (stopper l'islamisation de la France). On assiste à une radicalisation des discours que ce soit sur le plan du racisme, de l'économie ou autre. Et personne n'est choqué.

rainai

Masculin Age: 37
Date d'inscription: 05/04/2005

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum