Lois antiracistes
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Lois antiracistes
Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
Lois antiracistes, c'est raté
par Marcela IACUB
QUOTIDIEN : mardi 08 novembre 2005
S'il y a des lois qui semblent avoir complètement manqué leur but, ce sont bien celles qui interdisent les propos racistes. Depuis leur introduction dans le droit français, en 1972, l'extrême droite n'a cessé de croître et enlaidir, jusqu'à se présenter au second tour de l'élection présidentielle, ce fatidique 21 avril 2002. Ce n'est cependant peut-être pas le plus grave. Cette législation, de par sa seule existence, semble avoir eu des effets que l'on peut bien qualifier de «pervers» sur l'ensemble de la classe politique. Lavés de tout soupçon de racisme par le fait que celui-ci s'exprimerait dans les mots et serait vaillamment traqué par les tribunaux, certains élus ont pu conduire des politiques d'exclusion asymptotiquement proches de celles que prônaient les doctrines honnies, sans ressentir le moindre état d'âme. Il en est ainsi des politiques en matière d'immigration et de droit d'asile, ou de la loi qui interdit le port du foulard à l'école. Certes, on pourra toujours contester la connotation raciste que d'aucuns trouvent dans ces lois, mais la question n'est pas là, précisément. Remarquons plutôt que l'ensemble des individus victimes de ces mesures auraient sans doute largement préféré lire des propos racistes dans les journaux à la place d'être reconduits à la frontière (où ils ne pourront rien lire ou entendre de ce qui se dit de si édifiant en France), voire exclus des écoles de la République s'ils ne renient pas leurs croyances.
Pourtant, le but de la législation antiraciste est d'éviter, grâce à la seule police du langage, que ne se reproduisent les politiques discriminatoires de sinistre mémoire. Le langage n'est vu que comme une préparation aux actes. On pense que le mal commence dans la bouche pour terminer dans le meurtre, bref que les mots sont la racine de tous les maux. Certes ce projet est fort critiquable en soi, car les lois ne peuvent pas, même si elles s'y acharnent, policer les pensées. Les dictatures les plus sanglantes et les plus inquisitoriales n'ont pu empêcher que les individus qui y ont vécu pensent et ressentent les choses comme ils le souhaitent ou le peuvent. Mais, quoi qu'il en soit de la pertinence même de leur inspiration, il s'avère que l'amour de la langue dont ces lois font preuve a produit de toutes manières un effet inverse. On s'est fixé sur les mots et non pas sur les actes, sur les discours et non pas sur les mesures racistes, une fois de plus, donc, sur les symboles et non pas sur la réalité. La loi qui a ajouté à la liste des choses à ne pas dire les expressions homophobes illustre bien ces effets pervers. Au lieu de donner aux couples homosexuels le droit de se marier et de faire des enfants, on leur a offert en oblation un interdit de parole en plus ; on pouvait dès lors leur refuser ces droits la conscience tranquille. Qui reprocherait à un gouvernement qui fait des lois pour punir les homophobes de ne pas aimer les homosexuels ?
Peut-être est-ce ainsi qu'il faut comprendre, à l'inverse, la violente réaction suscitée par l'emploi insistant du mot «racaille» par le ministre de l'Intérieur chez ceux qu'il désignait (un peu trop vaguement sans doute). «Passe encore que monsieur Sarkozy applique sa politique de la chaussure à clous et de la matraque : qu'au moins il reste poli !», semblent dire ces émeutiers. Il est vrai qu'on peut aussi se dire, en voyant ces événements, que la police du langage arrive bien mal à faire oublier l'autre police, celle qui s'adresse à une partie de la population comme condamnée à la délinquance, à la récidive, dont le seul destin serait d'être «neutralisée», pas plus qu'elle n'arrive à masquer la réalité sociale qu'elle euphémise...
Mais à ces effets pervers s'ajoutent d'autres, plus immédiats : les restrictions que cette législation a imposées à la liberté d'expression dans des cas parfois rocambolesques. Ainsi, en 1997, la Cour de cassation a donné raison à la cour d'appel qui avait condamné l'humoriste Patrick Sébastien pour avoir fait un pastiche de Jean-Marie Le Pen, pourtant plein de bonnes intentions antiracistes. Jugeant ses propos pas drôles du tout, les magistrats l'ont condamné pour avoir trop bien fait son imitation du président du Front national. Inversement, ceux qui ont tenu des propos douteux et ont été relaxés par la justice peuvent se pavaner et faire la leçon aux autres, moins chanceux, avec ce présupposé improbable : si les juges m'ont blanchi, c'est que je suis blanc. Pourtant, la qualification d'un propos comme raciste relève d'appréciations bien subjectives, du fait du caractère ouvert de la signification linguistique, et celle des juges l'est tout autant.
Et si on laissait les racistes s'exprimer comme ils le souhaitent ? Il y aurait bien des avantages. Non seulement on pourrait plus facilement les identifier, mais de surcroît ceux qui se croient à tort vierges de tout racisme pourraient aussi se reconnaître dans le discours de ces «autres» décomplexés, et se sentir obligés, de ce fait, de changer d'idées, voire de comportement, pour le plus grand bien de tout le monde. Surtout, la possibilité de comprendre qu'on a tort ou raison sans la contrainte des pistolets ou des juges, n'est-ce pas l'avantage le plus précieux qu'ont les sociétés démocratiques sur les dictatures ?

Bertaga- Age: 37
Date d'inscription: 01/02/2005

Re: Lois antiracistes
Bonjour Bertaga,
Voilà ce que j'en pense, les discussions fusent de toutes parts actuellement, surtout chez nous près de Nice, où la révolte des collègiens est vive, très vive, Sarko devrait y intervenir dans plusieurs établissement scolaire, un quartier qu'on appelle l'Ariane est mis sous couvre feu, il va se concrétisait dans la semaine, c'est terrible ici, les jeunes sont complètement hors d'eux, je sens la révolution, jpas donc pour ce que tu dis dixit plus haut, en voilà quelques reflexions,
bien à toi
mamoune
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.
QUESTION:
LA FRANCE DEVIENDRAIT-ELLE ORGUEILLEUSE?
Voilà ce que j'en pense, les discussions fusent de toutes parts actuellement, surtout chez nous près de Nice, où la révolte des collègiens est vive, très vive, Sarko devrait y intervenir dans plusieurs établissement scolaire, un quartier qu'on appelle l'Ariane est mis sous couvre feu, il va se concrétisait dans la semaine, c'est terrible ici, les jeunes sont complètement hors d'eux, je sens la révolution, jpas donc pour ce que tu dis dixit plus haut, en voilà quelques reflexions,
bien à toi
mamoune
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.
QUESTION:
LA FRANCE DEVIENDRAIT-ELLE ORGUEILLEUSE?

mamoune- Date d'inscription: 28/04/2005
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