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Le Vrai

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Le Vrai

Message par Bertaga le Jeu 13 Avr - 11:27

Comme le savent tous les rémois, la mairie (de droite) édite à 100000 exemplaire un joli petit mensuel qui s'appelle VRI (Ville de Reims Information).

Le parti communiste français de Reims édite quant à lui depuis quelques mois (années ?) le VRAI (Ville de Reims Autre Information) : téléchargeable ici http://www.pcfreims.org/

Au sommaire du dernier numéro : Edito sur le budget 2006 de la Ville de Reims et les politiques de vases communicants entre la Ville et Reims Métropole. En pages 2 et 3, les inégalités entre les communes de l'agglo. et l'absence de politique solidaire intercommunale suivi de quelques propositions. Page 4, quelques chiffres sur la budget 2006 de Reims et un article sur "bas salaires et gros profits à Reims", une étude révélant que Reims est la 4e ville française sur 94 pour le niveau de la rentabilité des entreprises.

Bertaga

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Re: Le Vrai

Message par Colargol le Jeu 13 Avr - 13:29

Et la première au niveau des logements sociaux youpi... Vive les politiques de droite green

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Re: Le Vrai

Message par CALIE le Jeu 13 Avr - 13:46

mdr

CALIE

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Re: Le Vrai

Message par Bertaga le Jeu 13 Avr - 14:59

Je te l'accorde Cocolargol.

Et pour tout savoir sur Reims, voici un dossier spécial des Echos :

En manque de projets phares depuis près de trente ans, Reims s'est retranchée derrière l'image pétillante du champagne. Mais la ville se réveille : arrivée du TGV en 2007, projet de tramway, pôle d'agroressources à vocation mondiale, bataille de ministres autour de la mairie... En attendant, Jean-Louis Schneiter, le premier magistrat, tient bien les rênes, tandis que la chambre de commerce et le Crédit Agricole du Nord-Est dynamisent le tissu économique, et que les maisons de champagne restent très influentes.

Reims : les réseaux de pouvoir (Les Echos du 7/12/2005) [ 07/12/05 - 10H01 ]

Reims n'avait pas connu une telle effervescence depuis longtemps. La ville est à un tournant de son histoire. Saura-t-elle négocier au mieux ce virage ?

MARTINE ROBERT

Arrivée du TGV en 2007, projet avancé de tramway, réalisation d'une salle de concert pour les musiques actuelles, construction d'un stade, labellisation d'un pôle de compétitivité autour des agro-ressources, bataille de ministres en vue des prochaines municipales, Reims n'avait pas connu une telle effervescence depuis longtemps. Ces dernières décennies, en effet, la ville s'était quelque peu assoupie sous l'effet conjugué de son opulence passée, liée au champagne, mais aussi du manque de lisibilité des politiques menées par les maires qui ont succédé à Jean Taittinger, ancien garde des Sceaux et grand bâtisseur, premier magistrat de 1959 à 1977.
« La richesse viticole fausse le paysage économique. Le chômage est important, il y a un vrai problème d'emploi des jeunes », clame François Cravoisier, le tonitruant patron de la Chambre de commerce et d'industrie de Reims et d'Epernay. « Le champagne est une appellation restreinte, protégée. Cela a généré l'idée que, pour réussir, se garantir des prix élevés, il fallait gérer la pénurie. On a appliqué cette recette à l'hôtellerie, à l'immobilier, aux zones d'activités. Ce «business model» a paralysé les initiatives », considère Philippe Wittwer, en charge du développement économique au sein de la CCI. « Il n'y a pas vraiment de culture de l'entreprise à Reims, plutôt une culture du champagne et de l'agriculture », confirme Sébastien Lacroix, rédacteur en chef du quotidien régional « L'Union ».

Inertie économique

Les premiers magistrats qui ont dirigé la cité, tels le communiste Claude Lamblin, entre 1977 et 1983, ou le RPR Jean Falala (décédé le 28 novembre), de 1983 à 1999, n'avaient pas vraiment la fibre économique et ont laissé la ville nouvelle de Marne-la-Vallée, dans l'Est parisien, « tuer » le développement de Reims. Au sein de la seule région française qui perd des habitants, la métropole champenoise a su se maintenir, mais elle peine à garder ses étudiants (23.000 contre 28.000 il y a quelques années) malgré l'excellence de son école de commerce, Reims Management School. Alors que le taux de croissance de l'emploi en Champagne-Ardenne reste très inférieur au taux national, elle a aussi subi de plein fouet le redressement judiciaire de Reims Aérospace, les fermetures de Tissmétal, de Jacob Delafon, d'Electrolux, de Henkel, du centre d'appels Néocom, les suppressions d'emplois de VMC, sans parler des soucis de Valeo ou de Chausson Outillage, ni des menaces qui pèsent sur le centre de recherche automobile du groupe Trèves. L'an dernier, plus de 2.000 emplois ont disparu. Son image de cité bourgeoise, cossue, ne correspond pas à la réalité, alors que le revenu par habitant est inférieur à la moyenne nationale. Reims accueille aussi une forte population ouvrière venue notamment des Ardennes et affiche une proportion considérable de logements sociaux : 45 % ! La ville, dense (douzième de France intra-muros), manque d'espace, entourée de communes rurales longtemps opposées à son expansion. Et, pour compliquer la donne, il y a toujours eu des rivalités avec Châlons-en-Champagne, la capitale administrative régionale.
L'absence de leader politique d'envergure depuis Jean Taittinger a permis à une caste de fonctionnaires, en place pour certains depuis Claude Lamblin, de prendre le pouvoir à la mairie, laissant peu de marge de manoeuvre à certains élus. A son arrivée aux manettes, en 1999, Jean-Louis Schneiter (divers droite), précédemment adjoint de Jean Falala, a conservé les mêmes équipes dans les services de la ville. Il exerce quasiment seul le pouvoir et a su tisser son réseau d'influence, plaçant notamment sa fille aux commandes de son cabinet à la communauté d'agglomération.
Habitué des arcanes de la politique avec un père, Pierre Schneiter, qui fut ministre (MRP) et président de l'Assemblée nationale, cet ancien courtier en champagne entretient de bonnes relations avec l'Union des maisons de champagne, présidée par Yves Bénard. En l'absence d'une stratégie de communication affirmée de la municipalité, ce sont ces maisons (comme Krug, désormais dans le giron de LVMH), au sein desquelles les grandes familles sont restées influentes, qui ont forgé l'image de la région. Mais le vrai champ d'action de ces entreprises est l'international et elles s'impliquent modérément dans la vie locale, si ce n'est à travers les liens tissés avec les acteurs culturels.
Les effets pervers de cette confusion des rôles se retrouvent dans le domaine du tourisme, où, malgré une aura mondiale, la cité champenoise n'obtient pas les résultats auxquels elle pourrait prétendre. « On a pensé que les touristes viendraient spontanément grâce au champagne, mais si on ne les retient pas, ils ne font que passer », souligne Michel Feck, le président de l'office de tourisme, dont la compétence va être élargie au Pays rémois. Du coup, l'attractivité économique de ce territoire est restée limitée, faute aussi d'une recherche offensive d'investisseurs. « Le manque de volonté politique en faveur du développement économique depuis Taittinger a grippé la machine », commente Jean-Pierre Fortuné, maire de Tinqueux et président de l'agence d'urbanisme.

De nombreux atouts à valoriser
Reims Champagne Développement a été créé par la communauté d'agglomération (218.900 habitants) et la CCI il y a trois ans seulement, quand d'autres villes ont lancé leurs propres agences de développement économique il y a déjà quinze ans ! Son fougueux directeur, Jean-Yves Heyer, a bien du mal à entraîner derrière lui les énergies nécessaires, même s'il n'a pas hésité à recourir à des stars du sport comme Eunice Barber ou Robert Pires pour réveiller les campagnes de marketing territorial. Sachant que le champagne représente deux fois moins d'emplois que l'industrie, il met en avant la diversité du tissu économique local : le pôle pharmaceutique avec de grandes entreprises comme Boehringer, la métallurgie avec la sous-traitance automobile et le fleuron de l'acier, Arcelor, l'emballage-conditionnement...
Reims ne manque pourtant pas d'atouts à valoriser, aux premiers rangs desquels la qualité de vie. Même si la ville a été très largement détruite lors de la Première Guerre mondiale et si sa reconstruction a été menée de manière hétérogène, elle conserve des sites magnifiques comme la place Royale, la cathédrale, la basilique Saint-Rémi, le Grand Théâtre à l'italienne... Ses équipements culturels sont exceptionnels pour une ville de cette taille, dirigés par une jeune génération venue d'ailleurs et très performante, dont le metteur en scène Emmanuel Demarcy-Mota à la Comédie de Reims (Centre dramatique national), la chorégraphe Stéphanie Aubin à la tête du Manège (Scène nationale de danse), ou encore Anne-Isabelle Vignaud, directrice du Centre culturel Saint-Exupéry. Ses festivals, comme les Flâneries musicales ou le Reims Jazz Festival, sont largement reconnus. Si le Stade de Reims n'a pas recouvré son lustre d'antan, en revanche, la ville est classée première agglomération gastronomique de France (nombre de macarons Michelin rapporté au nombre d'habitants) avec Les Crayères, L'Assiette Champenoise et Le Foch.
Le tramway est désormais sur les rails et devrait être l'occasion de repenser le paysage urbain et d'agrandir le centre-ville, trop circonscrit à la place d'Erlon. La rénovation, à l'étude, des anciennes halles permettra de créer de nouvelles surfaces d'exposition ou de commerces. Mais c'est l'arrivée du TGV, dans deux ans, qui suscite les plus grandes attentes. Reims ne sera plus qu'à 45 minutes de Paris et à 30 minutes de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. De quoi doper la ville... ou au contraire la transformer en cité-dortoir.

L'effet TGV
Face à cet enjeu, les grandes manoeuvres ont commencé et la mobilisation est générale, en particulier dans les milieux économiques. « Se comportera-t-on en ruminants, en regardant passer les trains, ou en actifs ? Nous allons avoir besoin de 900 à 1.000 hectares de parcs industriels dans les vingt ans qui viennent », lance François Cravoisier. Autour des deux gares TGV prévues, l'une à Reims, l'autre en périphérie, à Bezannes, le rythme de construction sera de 4.000 à 5.000 m2 de bureaux chaque année. Jean-Louis Schneiter s'attache à convaincre les élus ruraux des alentours d'accueillir des logements pour satisfaire les afflux prévisibles de nouveaux habitants.
« On va se retrouver connectés à de grandes métropoles européennes comme Bâle ou Londres, ce qui signifie passer de la Ligue 2 à la Ligue 1 », observe Jean-Yves Heyer. « Comment pourra-t-on encore dire que Reims est au milieu d'un désert ? », s'insurge Bernard Mary, à la tête de la puissante direction Nord-Est du Crédit Agricole, véritable levier de développement local et première banque de l'agrobusiness de France. De quoi redonner de l'enthousiasme à des Rémois qui ne croient pas toujours suffisamment en leur ville, comme le constate le président de région, l'Ardennais Jean-Paul Bachy, soucieux que Reims regarde désormais vers les pays voisins plutôt que vers Paris.
Le fait que la mobilisation d'acteurs de poids dans le monde agricole - comme la coopérative Champagne Céréales ou le Crédit Agricole -, emmenés par Bernard Mary, ait abouti à la reconnaissance d'un pôle d'excellence à vocation mondiale autour des agro-ressources « offre une incroyable possibilité de rebond à Reims, avec plusieurs milliers d'emplois à la clef et une filière unique en Europe », estime ce dernier.

Bataille engagée pour la mairie
Du coup, la mairie devient plus attractive encore. Deux ministres à droite prétendent au trône, que Jean-Louis Schneiter ne veut d'ailleurs pas céder. Entre Catherine Vautrin, l'enfant du pays, proche du maire en place, ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité, et Renaud Dutreil, l'élu venu de l'Aisne, le département voisin, ministre des PME, du Commerce, de l'Artisanat et des Professions libérales, les tensions sont vives malgré leur appartenance commune à la famille UMP et au gouvernement Villepin. « Ils sont en campagne depuis un an alors que les élections n'auront lieu qu'en 2008, après la présidentielle et les législatives. C'est un peu surréaliste », commente Rémi Krug, à la tête de la maison de champagne éponyme. Alors que la première est prête à faire tandem avec Jean-Louis Schneiter, le second souhaite « proposer une alternative au système rémo-rémois ».
« On me considère comme un trouble-fête, mais, à Reims, ce n'est pas la fête. Il faut construire une stratégie à long terme de reconquête économique et le maire, en fin de vie politique, a du mal à se projeter dans vingt ans », affirme le jeune ministre, qui rêve d'une « Champagne Valley », mélange de Napa et de Silicon Valley. Catherine Vautrin, qui a une longue expérience du privé et connaît bien le tissu économique et social rémois, n'entend pas laisser à son adversaire l'électorat patronal. Adeline Hazan, la candidate socialiste, qui n'a pas fait un mauvais score en 1999, pourrait tirer profit de ces divisions dans une ville sociologiquement plutôt à gauche et qui compte plus de 10 % d'immigrés.
A la tête du premier employeur privé de Reims, Arcelor Distribution, Jacques Dham se veut optimiste. Dans tous les cas, une nouvelle génération accédera au pouvoir local. « Il faut miser sur Reims car la ville a tellement contenu d'énergie toutes ces années qu'elle est comme le champagne, elle va exploser », tant sur le plan de sa renommée que de ses atouts logistiques ou des prix de l'immobilier. Lui-même donne l'exemple : il rapatrie sur place toute sa matière grise, c'est-à-dire entre 70 et 80 cadres dirigeants, auparavant basés à Paris.

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Re: Le Vrai

Message par AMSTRAMGRAM le Jeu 13 Avr - 15:15



Je ne connaissais que le fromage blanc VRAI alors merci pour l'info.

AMSTRAMGRAM
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